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LES NOUVELLES, ANNEE 2018

 

 

21 janvier 2018

Bonjour à tous,

Nous avons déjà pris un peu de retard en ce qui concerne les nouvelles d'octobre à décembre 2017, faute de temps, mais, c'est promis, nous mettrons tout ça à jour très bientôt ! Pour le moment, l'année 2017 s'est achevée et il est temps de dresser le bilan de nos actions au cours des 12 derniers mois !

Bilan 2017

Quelques chiffres en 2016 :

- 23 chevaux, poneys ou ânes sauvés ; récupérés dans un très mauvais état, affamés, blessés...

- 8 chevaux ou poneys accueillis au refuge car leurs propriétaires ne pouvaient plus les assumer

- 2 naissances à la suite de la saisie de juments gestantes

- 3 équidés en retour d'adoption. Nous sommes toujours déçus dans ces cas-là...

- 18 chevaux (poneys ou ânes), 6 chiens et 4 chats adoptés ; ils coulent tous des jours heureux dans leur nouvelle famille !

- 18 chevaux décédés... Toujours une grande tristesse de dire au revoir à nos compagnons mais ils ont tous atteints un âge canonique, ou bien souffrait d'une pathologie très grave. On ne les oublie pas !

Les voeux de Paula !

Mes chers adhérents, mes chers amis,

Au plus les années passent et au moins je vous écris ! J'en suis bien consciente et ça me donne de vraies angoisses.

Cette année encore j'ai une bonne excuse car ce mois de décembre a été pour nous un véritable cauchemar ! Les ennuis de santé de mon mari, Jean-Claude, se sont succédés pour finir par une très lourde chirurgie au début décembre, avec des complications sévères qui nous ont plongés dans un effroyable tourbillon d'incertitudes et de découragement.

Comme vous le savez, Jean-Claude est avec moi un des piliers du refuge et c'est une partie de sa vie qu'il lui a consacré. Il est le faiseur d'abris, de box, d'écuries, celui qui est toujours là pour réparer, refaire, aménager, répondant toujours présent aux sollicitations des uns et des autres à propos des tâches les plus inattendues, trouvant une solution à chaque problème et nous nous reposions tous sur son savoir, sa débrouillardise et son sens de l'à propos !

Il est à ce jour en convalescence pour une période indéterminée qui risque d'être longue ! Il est resté 12 jours aux soins intensifs et je me suis demandée s'il en sortirait un jour tant son état était critique, subissant des transfusions sanguines à cause des hémorragies internes. Et puis, au douzième jour, il a pu rejoindre une chambre normale en chirurgie et ça a été pour nous une véritable délivrance, l'espoir est revenu et ne nous a plus quittés. Je vous passe les tristes détails, nous restons optimistes pour la suite, sachant toutefois que le grand âge est là et que notre santé en dépend.

Aujourd'hui, il est à la maison et je suis infirmière et garde-malade à ¾ temps ce qui ne me laisse que quelques heures pour le refuge et le bureau.

Je connais votre générosité et votre grandeur d'âme et je suis certaine que vous m'en tiendrez pas rigueur !

Cette année passée nous a encore permis de sauver un grand nombre d'animaux et c'est ce qui nous tient debout, et pour certains nous avons presque fait des miracles. D'autres nous ont quittés, souvent à cause de leur grand âge ou de séquelles trop graves pour qu'ils puissent poursuivre une vie décente. Quelques adoptions sympathiques ont permis à une dizaine d'entre eux de trouver une famille aimante où ils sont dorlotés dans de bonnes conditions d'entretien et aussi bien pour quelques chiens qui ont pu trouver leur bonheur après plusieurs années de refuge et ça, c'est pour nous une grande joie.

C'est notre très beau Beatles qui est chargé cette année de vous présenter nos bons vœux, parce qu'il va très bien et qu'il est le reflet de notre travail !

Arrivé squelettique le 12 septembre 2017, il est à ce jour magnifique et en excellente forme !

 

Beaucoup de saisies aussi en 2017 qui nous ont fait monter le nombre de pensionnaires à 245, ce qui est énorme, et si en ce moment nous avons un peu baissé ce chiffre, nous savons que du jour au lendemain nous pouvons à nouveau nous retrouver avec un troupeau de plus, si le besoin s'en faisait sentir ! L'hiver est pour l'instant très doux chez nous mais le plus dur reste à venir, janvier et février

sont en principe des mois difficiles, nous croisons donc les doigts.

Ce qui n'a pas été simple au long de 2017, c'est aussi de pouvoir joindre les deux bouts, environ 1300 € nous sont nécessaires au quotidien et il faut s'accrocher tout au long de l'année pour arriver à nourrir, soigner, entretenir le cheptel avec de gros frais vétérinaires qui viennent s'ajouter aux dépenses journalières. Nos structures vieilles de 20 ans commencent à décliner et j'envisage de refaire les toitures cette années afin qu'elles ne deviennent pas de vraies passoires ! J'ai l'intention de faire un appel particuliers à nous aider dans cette entreprise pourtant indispensable.

Notre équipe est un peu mutilée actuellement étant donné que notre Président de la République nous a supprimé les emplois aidés et qu'à mesure des fins de contrat, il ne va pas rester grand monde et ça, c'est une véritable inquiétude ! La protection animale est aux abois, certains refuges n'y arrivent plus du tout à cause de cette directive dangereuse et j'espère que le gouvernement va se ressaisir et nous permettre de continuer à former aussi des jeunes comme nous le faisons depuis 25 ans. Un nombre considérable de personnes vivaient grâce à ces emplois et pour elles aussi, c'est une rude épreuve.

Espérons que cette année qui débute verra poindre quelques décisions salvatrices pour les animaux, que les tribunaux prendront enfin la mesure des cruauté perpétrées dans notre pays et que les tortionnaires pourront être punis à la hauteur de leurs actes, mais je crains que ce soit une utopie !

Quand à vous, mes amis, j'aimerai pour vous le meilleur, que vos souhaits les plus chers puissent voir le jour, que votre santé ne vous pose pas de problème et que la conjoncture vous permette encore de nous aider car vous le savez, sans vous, nous ne sommes pas grand chose !

Merci aussi pour vos belles cartes de vœux toujours très touchantes.

Toute l'équipe se joint à moi pour vous dire Bonne Année 2018 à vous tous avec de la joie, du bonheur et plein de bonnes surprises !

Merci d'exister, d'être là pour nous, chaque jour est un nouveau casse-tête, c'est grâce à vous que nous pouvons trouver des solutions.

Paula LOÏS

Rappel : Cotisation membre adhérent à partir de 35 Euro

membre bienfaiteur à partir de 100 Euro

Parrainage à partir de 20 euro mensuel

 

 

Les événements de janvier et février

Mes chers amis,

Le premier semestre sans nouvelle, je crois que c'est une grande première et il faudrait aussi que se soit « une grande dernière » pour que le contact soit maintenu entre nous et vous, tout simplement !
Cette année 2018 a vraiment mal commencé et, le pire c'est qu'elle n'a pas très bien continué, les imprévus de tous ordres ont impacté mon moral et aussi les finances d'une telle façon que je ne savais plus où donner de la tête, une tête déjà bien éprouvée par les problèmes de santé récents de mon mari. A ce propos, je suis heureuse de vous dire qu'il va beaucoup mieux et a repris du service malgré une fatigue constante due aussi à son âge, certes, on ne se remet pas si bien de ce genre d'évènement quand on a 75 ans !


Pour ne pas vous lasser, je ne vous énumérerai pas tous nos problèmes de ce début d'année, je peux juste vous dire qu'ils sont légion !
En février, le gel, qui n'a duré que deux jours, nous a fait exploser nos pompes de ravitaillement en eau pour les chevaux et il a fallu les remplacer illico (plus de 2000€), on pourrait dire que ça coule de source avec un peu d'humour, puis quelques semaines après, je recevais un courrier de Véolia m'avertissant que nos dépenses en eau avaient flambé anormalement. Nous voilà donc partis sur des recherches incroyablement compliquées car nous avons des kilomètres de circuit d'eau ! Mon mari a fait un travail formidable, une sorte de « géo-trouve-tout » qui a pris des semaines tant les sols étaient mouillés et ne laissaient rien apparaître, puis Eurêka, il a enfin trouvé mais la plaisanterie nous a coûté plus de 3 000 € débités aussi sec de nos comptes ! Sans compter les travaux inhérents à cette fuite sur une profondeur de 80 cm !
Et pour continuer la série noire, le tracteur nous a simplement lachés nous plongeant dans des difficultés que vous ne pouvez imaginer, sachant que les ballots de foin pésent entre 250 et 300 kilos, les bouger à la main étaient pour le moins compliqué, ainsi que l'évacuation du fumier, anormalement conséquent en cette période où la pluie, qui continue d'ailleurs, ne nous laissait que peu de répit. La réparation a du coup impacté à nouveau nos finances avec un trou supplémentaire de près de 4 000 €.
Il faut aussi savoir que le foin a également flambé en grande partie à cause du temps mais nous pouvons mettre aussi en cause la cupidité de certains récoltant de la Crau qui se sont fait un plaisir de jouer sur la demande en augmentant leur prix sans aucun scrupule, le foin de Crau étant très demandé à cause de sa qualité exceptionnelle, de ce fait, depuis 3 mois il nous faut débourser autour de 4 000 € par semaine, que du bonheur !
Nos rentrées d'argent n'ont rien à voir avec celles des grosses Fondations et j'avoue être un peu usée par les tours de passe-passe pour pouvoir faire tourner ce refuge qui me tient tant à cœur !
Je vais m'arrêter là pour ne pas rendre cette mise à jour trop fastidieuse et ne pas en faire un condensé de jérémiades !
J'ai aussi passé de nombreuses journées sur les routes, allant chercher des chevaux, des poneys, accompagnant aussi quelques adoptions. Nous avons aussi multiplié les visites vétérinaires, les castrations, les sauvetages (y compris de chiens!) et la dure réalité du quotidien sachant que nous n'avons plus de contrats aidés et que le personnel est de ce fait réduit.
Nous oscillons entre 230 et 240 équidés en permanence et, croyez-moi, ça coûte un maximum !
Nous ferons aussi quelques annonces telles que l'assemblée générale imminente, un petit reportage télé sur FR3 et le rappel de notre porte ouverte.
Merci à tous de m'avoir lue et de prendre la mesure de nos difficultés, merci pour votre soutien.

Duster & Emblême, adoptés ensemble !

En décembre, nous faisions la connaissance au refuge de deux jeunes filles, grandes amies cavalières et amoureuses des animaux, qui souhaitaient réaliser leur plus grand rêve : acquérir leur premier cheval ! Après avoir discuté avec elles, nous constatons que les conditions d'accueil seront idéales pour des chevaux, un terrain à côté du domicile de l'une d'elle, avec un abri et des parents très responsables pour les aider. Nous leur présentons d'abord DUSTER qui a déjà été un coup de coeur pour Laura lorsqu'elle l'a vu sur notre site ; la rencontre "physique" n'a été qu'une confirmation et son choix a été très rapide, Duster sera SON bébé !

Notre Duster, demi-lourd de 4 ans, vit au refuge depuis mai 2014. Il n'était qu'un poulain et était destiné à l'abattoir. C'est un amour de cheval, doux et câlin.

 

Puis nous présentons EMBLEME à Victoria et là encore, le coup de foudre est quasiment immédiat ! Inutile de faire le tour du refuge pour leur montrer d'autres chevaux, leurs choix sont déjà fait et nous sommes ravis !

Emblême, hispano-camargue de 3 ans, est au refuge depuis avril 2016. Quasiment sauvage à son arrivée, très maigre et couvert de poux, il nous aura fallu beaucoup de temps et de patience pour lui donner confiance. A ce jour, c'est un amour de cheval, un peu timide mais extrêmement attachant et gentil.

 

Embleme et Duster ne sont pas encore débourrés et, si les filles manquent un peu d'expérience dans ce domaine, nous savons qu'elles seront entourés de professionnels pour les aider dans ce délicat travail.

Puis il aura fallu s'armer de patience, les filles comptaient les jours avant l'arrivée de leurs chevaux ! Elles devaient faire quelques travaux sur le terrain, installer des clotures et consolider l'abri. Le 23 janvier, c'est le grand jour ! Laura et Victoria viennent au refuge pour assister à l'embarquement des garçons dans le van, puis Paula les emmène à quelques dizaines de km du refuge, à côté de Nimes. Tout se passe à merveille, nos deux loulous se sentent très vite chez eux, leurs nouvelles propriétaires sont tellement heureuses et c'est le coeur très léger et plein de confiance que nous leur confions Emblême et Duster !

 

Longue vie à tous les 4, nous vous souhaitons le meilleur ! Depuis l'adoption, les filles ont ouvert une page facebook dédiée à leurs chevaux ; ainsi nous avons des nouvelles et des photos quasi-quotidiennement, c'est vraiment génial !

Au revoir, papi Zorro...

En mars 2007, nous faisions la découverte effarante d'un lieu, proche de Nîmes, que l'on pourrait qualifier de "mouroir". Une vieille dame vivait là dans une insalubrité évidente entourée de 40 chiens et quelques chats dont l'état de certains étaient catastrophique. L'endroit ressemblait à une véritable déchetterie où se mélangeaient détritus en tout genre, poubelles, ferrailles mais aussi et surtout des cadavres de chats et de chiens. En effet, tous étaient laissés quasiment à l'abandon, ne recevant pour nourriture que quelques os ou morceaux de viande pourris. Aucun soin ne leur était évidemment prodigué et beaucoup mourraient dans des conditions épouvantables.

Tous ses animaux ont été attrapés (tant bien que mal, la plupart étant redevenus sauvages !), et si certains ont du malheureusement être euthanasiés dans la foulée, trop malades, les autres ont rejoint le refuge où ils ont été soignés et nourris. Par la suite, la quasi-totalité des chats et chiens ont pu être adopté et ont enfin eu une belle vie dans une famille aimante. Nous n'avons gardé au refuge que 2 chiens ; Zorro, brave toutou type labrador et Flash, tellement craintif qu'il n'a jamais accepté d'être carressé et se montrait mordeur par peur.

Nous voilà désormais en 2018, et jusqu'à il y a peu, Zorro et Flash vivait toujours avec nous, ils ont plus de 15 ans ! En chenil malheureusement mais ils étaient promenés plusieurs fois par semaine et recevaient toute l'affection que nous pouvions leur donner. Flash, même 10 ans après, est toujours aussi sauvage et inapprochable mais il adore les balades en liberté, courrir dans les champs et il ne s'éloigne jamais de nos amies bénévoles ! Il devient progressivement aveugle mais à ce jour, on peut dire que c'est un papy sacrément en forme ! Quant à Zorro, lui-aussi vieillissait doucement, sans compter qu'il y a quelques années, le vétérinaire lui avait diagnostiqué un cancer de la vessie qui nécessitait des soins à vie. Depuis l'arrivée de l'hiver, Zorro montrait de plus en plus de signes de fatigue, ne voulant plus sortir promener et boudant ses gamelles. Une grosse masse était récemment apparue au niveau de son cou, et la biopsie a révélé une tumeur cancéreuse.

 

Le 5 février, nous prenions la décision de l'endormir, il refusait de s'alimenter et il était inutile de le laisser souffrir. Ciao petit Zorro, tu n'as jamais connu la vie de famille mais on ose se dire que tu as été le plus heureux possible au refuge, mangeant à ta faim et recevant beaucoup d'amour ; tu t'es endormi à un âge plus que respectable ! Merci à nos amies Chantal, Bernadette et Pascale qui se sont beaucoup occupées de lui durant toutes ces années.

Enlèvement de 4 chevaux

Dès le début février 2018, nous avons été alertés par la DDPP, et les gendarmes d'une situation précaire en Cévennes, chez une personne déjà bien connue de nos services puisque nous avions saisi fin août 2014 quatre juments cachectiques en grande misère physiologiques.
Ces juments ont été soignées et remises dans un état parfait de rondeur malgré leur grand âge.

CHALOUN, ZORA, CHAMANDA et DJALINE en août 2014. Ces juments ont entre 20 et 35 ans.
Les mêmes juments, quelques mois plus tard !! On ne les reconnait même pas !

 

Une nouvelle enquête est effectuée en 2015, nous découvrons une jument cachectique, Smokey, avec un postérieur cassé au niveau du tibia. Elle est en misère physiologique et rejoindra le refuge dans le courant du mois d'août.

Smokey à son arrivée au refuge le 30 septembre 2015.

Elle a 13 ans, squelettique et souffre d'une fracture du tibia qui s'est reconsolidée de façon anarchique

 

Nous faisons effectuer une prise de sang pour informations et il s'avère que la jument est gestante. Nous apprenons que l'année précédente Smokey avait fait une fausse couche car bien sûr elle n'est pas en état pour mener à bien un poulinage, nous décidons avec la véto de la faire avorter, seule solution pour épargner la vie de cette pauvre jument.

Smokey au refuge, elle a repris de belles rondeurs et nous la maintenons au mieux mais les mois sont comptés, son état se dégrade au niveau de la déambulation qui devient de plus en plus difficile.


Une autre jument, Péléona se trouve avec elle ainsi qu'un étalon, tous deux sont maigres mais pas encore catastrophiques, ils restent donc chez leur propriétaire.

Nouvelle alerte en octobre 2017 cette fois, l'étalon est un squelette vivant, la misère physiologique ne fait aucun doute, il est mourant. Péléona a grossi, à vrai dire la raison est simple, elle est sur le point de mettre-bas ! J'averti la DDPP, le temps de l'enquête l'étalon tombe et meurt, il n'avait que 22 ans, c'est Ilan de Massoual, un bel étalon arabe dans ses heures de gloire ! Je suis complètement dépitée la jeune-fille qui m'avait avertie est aussi sous le choc, difficile de voir mourir des chevaux que l'on connait et que l'on suit depuis des années !

ILAN, étalon pur-sang arabe de 22 ans, mort de faim à petit feu.

En arrière plan, on peut voir PELEONA, jument ibérique de 12 ans, gestante et sur le point de mettre bas.

 

Après ces explications vous comprenez que l'alerte de février 2018 a été pour moi un véritable S.O.S ! Cette fois les chevaux ne sont pas encore très maigres mais ils dépérissent un peu plus chaque jour et il faut agir au plus tôt car Péléona a mis-bas et sur le lieu, la neige est abondante et le foin rare. Il y a aussi 2 mâles, Idriss, un hongre âgé et Darian petit entier de 4 ans qui dépérit moins vite grâce à sa musculature d'étalon.
Les gendarmes sont inquièts et la jeune fille qui est retournée sur les lieux essaie de persuader la propriétaire de les céder pour éviter de nouvelles poursuites judiciaires. Cette dernière consent, elle est consciente de la dégradation au quotidien des 4 chevaux qui lui reste et du peu de ressources dont elle dispose.
A la mi- février nous allons chercher les 4 chevaux, Franck et moi avec le van tandis que Camille & Mady empruntent le camion 2 places de notre amie Valérie (un grand merci à elle pour sa gentillesse, on peut toujours compter sur elle !).

Plus nous avancions sur les routes de montagne et plus la neige tenait au sol ! Un paysage de carte postale mais un véritable calvaire pour un jour de saisie !!!

 

Dans un premier temps, nous embarquons le vieil Idriss, non sans difficulté, ces chevaux n'ayant absolument pas l'habitude d'embarquer dans un van ! Il neige, il fait un froid de canard et nous passons plus de 3 heures à essayer de faire monter Darian le petit entier mais c'était sans compter son caractère d'étalon sans aucune éducation et têtu pire qu'une mule ! La neige tombe alors à gros flocon, et l'inquiétude nous gagne quant au retour. En effet, si notre véhicule pour tracter le van est un 4x4, ce n'est pas le cas du camion qui n'est absolument pas équipé pour rouler dans ses conditions, il y a une heure de route pour le retour et la nuit arrive tôt. De ce fait, par sécurité, Camille et Mady embarquent a jument Péléona avec son poulain âgé de quelques mois dans le camion de Valérie et descendent aussitôt au refuge.

Fort heureusement, Péléona et son poulain monte sans hésiter dans le camion et les filles peuvent tranquillement prendre la route du retour.

 

Franck et moi-même continuons d'essayer d'embarquer Darian mais nous devons nous résoudre : c'est impossible ! Nous descendons donc Idriss au refuge laissant le terrible sur place en lui promettant de revenir bientôt, en prévoyant plus de temps et en utilisant la méthode éthologique plus douce car le jeune cheval est plutôt violent dans son comportement et les postérieurs partent plus vite qu'on ne peut le prévoir.

Malheureusement, quelques jours plus tard, le deuxième essai ne fut pas un coup de maître et la deuxième journée passée les pieds dans la neige, transis de froid n'a pas été plus concluante ou guére plus car Franck avait réussi à lui faire mettre les 2 antérieurs dans le van pour quelques secondes.
J'en avais marre de faire les longs trajets de cette route de montagne en lacets avec le van et les épisodes neigeux intermittents et je me promettais que la troisième fois serait la bonne, marre du froid et de la neige, Darian tu nous enquiquine pour de bon, ce n'est plus de mon âge ! Je décide d'appeler mon ami Walter, professionnel et ayant une grande expérience avec les chevaux difficiles, qui accepte de venir, nous serons donc 3, la prochaine fois !

En effet, à la fin de la troisième journée de galère avec cet animal qui nous visait sans vergogne, j'ai pris la décision de lui injecter un petit tranquilisant qui fut une véritable révélation. Finalement, à moitié endormi, les 2 antérieurs dans le van, nous avons réussi à le hisser à l'intérieur, nous promettant de le déposer direct à la clinique pour une castration indispensable ! Mais l'histoire n'est pas finie car la route était longue et l'animal avait gardé une certaine vivacité et, à un certain moment le van s'est mis à tanguer et notre protégé avait simplement démonté la parois du milieu et se retrouvait avec tous les éléments sur le dos. J'ai remercié le ciel d'avoir deux gars costauds avec moi et nous avons dû tout démonter à peine arrivés à Génolhac et ranger le tout sur le pick-up !
La dernière prestation fut encore un difficile moment, il faisait nuit noire à notre arrivée à la clinique et Walter avait eu la gentillesse de m'accompagner jusqu'au bout, sans lui je n'aurai pu le faire rentrer dans le box ! Encore 40 minutes de stress et de patience et Darian était enfin dans la boîte !
Voilà le long et fastidieux récit du transport de ce jeune entier livré à lui même et bien déterminé à faire que ce qu'il voulait mais c'était sans compter sur notre jusqueboutisme, nous avons fini par gagner, juste pour lui permettre de pouvoir vivre une vie meilleure à l'avenir, « je n'oublierai jamais », petit cheval, lui-dis-je dans le creux de l'oreille, mais le pire m'attendais, la suite va vous faire frémir !

Le sur-lendemain, c'est à dire le 20 février, nous repartons Franck et moi pour aller chercher le terrible Darian à la clinique où tout s'était passé à peu près bien passé, Darian étant un adorable cheval quand il est sous anesthésie !

Il y avait du monde à la clinique et sous la pression d'environ 6 personnes notre grand poulain devenu hongre (castré!) n'a eu d'autre choix que de sauter dans le van et là, tout en me précipitant au volant de la voiture je me suis dit que c'était moyennement prudent de ne pas le tranquiliser, mais bon !
Nous voilà partis, ça bouge un peu derrière puis Darian se calme et nous empruntons la voie rapide ! Mais après quelques km à peine, Darian s'est mis à se débattre comme un fou furieux dans le van. J'ai dû rouler encore quelques minutes pour trouver un refuge routier et dès que nous avons entrouvert la porte de devant, il s'est jeté de toutes ses forces contre la porte et s'est retrouvé sur la route ! Frank a eu la présence d'esprit d'attraper la longe et moi celle de me mettre au milieu de la voie pour détourner les véhicules sur l'autre voie. C'était l'enfer sur terre, j'ai vu les camions me rasée, j'ai imaginé le cheval écrabouillé, mais le ciel nous a protégés et j'ai de suite dit à Frank de mettre le cheval derrière entre le rail de sécurité et le van. Fort heureusement, il nous reste un seau de floconné à moitié plein qui a tenu Darian tranquille à l'abri, heureux d'être sorti "de la boîte" et désormais bien plus calme ! Le deuxième miracle de cette journée affreuse est que nous avons toujours dans la voiture un flacon de calmant et des seringues. Ainsi j'ai pu faire j'ai pu faire l'injection salvatrice à Darian et c'est vraiment la seule chose qui nous a permis de le refaire monter, une demie-heure plus tard, pas vraiment rassurés mais il fallait bien revenir au refuge !


Entre temps j'avais appeler les secours et les hommes en orange sont arrivés à grand renfort de camion warning, ce qui a permis de sécuriser entièrement la voie nous concernant, ils ont été vraiment très gentils et en plus ils m'ont de suite reconnue, ça fait plaisir !
Frank étant occupé à tenir le cheval fermement, j'ai eu l'immense plaisir de tout démonter les structures intérieures du van, qui étaient complètement en vrac et je peux vous assurer que ça pesait vraiment, quel calvaire ! Il avait même démonter la vitre devant par laquelle on peut surveiller enfin, un carnage !
Nous avons pu finalement embarquer notre diable relativement facilement car il côtoyait dans sa tête, les éléphants roses, sans ça, je pense que nous aurions pris de gros risques vu la vie qui nous a menée aux précédents embarquements où nous avions prévu une large surface d'ébats étant donné les cabrés et reculés intempestifs impossibles à réaliser au bord d'une 4 voies !
Pour rentrer nous avons repris la nationale par prudence et sommes arrivés à bon port bien qu'il ait quand même réussi à se mettre en sens inverse de la marche ! Il s'en sort avec de grosses égratignures et une boiterie légère qui a disparu en quelques jours.
Lui qui n'avait jamais quitté sa montagne, il a vu et appris mille chose en peu de temps. Il est assez pénible mais j'espère que la castration lui fera le plus grand bien, merci à Frank pour son aide, j'avoue qu'il a été bien efficace.

Les premiers jours au refuge ont été très délicats. Darian ne tolérait pas d'être enfermé en box (nécessité suite à sa castration), n'avait de cesse de fracasser la porte et tambourinait contre les parois comme un fou ! Puis il s'est peu à peu apaiser, comprenant que nous ne lui voulions pas de mal et que finalement, cette nouvelle maison n'était pas si mal !!!

Après plusieurs mois passés au refuge, Darian est méconnaissable ! Même s'il reste très attiré par les juments et hennit à tue-tête dès qu'il en aperçoit une, la castration a eu un effet radicale sur son tempérament, et Franck a continué de travailler avec lui chaque jour, à pied, car le gaillard a tout à apprendre ! Mais Darian se montre bon élève, il n'est plus du tout agressif, apprécie que l'on s'occupe de lui et devient peu à peu le plus mignon des chevaux !

 

On revient de très loin avec lui, je crois que l'on peut dire que nous avons une bonne étoile qui veille sur nous car dans tout ça, personne n'a été blessé et tout s'est bien fini, alors que ça aurait pu devenir un véritable drame.

Quand aux autres chevaux, tout va bien pour eux aussi ! Idriss coule des jours heureux avec Chaloun, qu'il connaissait déjà puisque nous l'avions récupéré chez cette même propriétaire, en 2014. Tous les deux s'entendent très bien et ils sont ronds et en pleine forme malgré leur grand âge ! (Chaloun a environ 35 ans, Idriss 24). Ils finiront leurs jours au refuge.

 

Péléona et son poulain, que nous avons baptisé HONEY ("miel" en anglais) tellement il est "pot-de-colle" avec nous, se portent à merveille. Péléona est une gentille jument malgré son caractère bien trempé, nous sommes toujours devant des animaux livrés à eux-même sans la moindre éducation et ce n'est pas toujours facile ! Honey est une crapule adorable, très proche de l'homme, joueur et câlin. Son père étant un pur-sang Arabe, Honey en a les attitudes et, lorsqu'il se déplace et fait le fou, c'est un véritable plaisir pour les yeux ! Il va bientôt avoir l'âge d'être sevré et pourra être castré à l'automne prochain car le jeune garçon est déjà passablement chaud, c'est un précoce !

Péléona est devenue magnifique, dès le sevrage de son poulain il faudra s'atteler à son éducation car la dame n'aime pas du tout les contraintes et ne donne pas encore ses pieds correctement.

 

Longue vie à vous quatre, vous êtes désormais en sécurité au refuge. Une page est tournée, nous espérons ne plus avoir à retourner sur cette montagne où la vie des chevaux n'était pas le rêve ! L'ex-propriétaire semble avoir compris qu'elle n'a plus ni la santé, ni les moyens de posséder des chevaux, je crois pouvoir dire qu'elle en a pris conscience.

On récupère GOODBOY !

Le 9 février 2018, nous allons, Annick et moi, chercher un tout petit poney dans levillage de Saint Laurent la Vernède à une trentaine de km du refuge. J'avais été appelée quelques jours avant par le maire de cette commune qui était très embarrassé par une affaire sordide de tentative de meurtre laissant sur le carreau un mini-poney dont les propriétaires avaient été incarcérés à la prison des Beaumettes à Marseille. En effet, le petit GOODBOY se retrouvait seul dans un petit espace situé dans la cour d'une villa, sans abri et titulaire de la gentillesse d'un voisin qui prenait la peine de lui donner chaque jour une ration de foin ! Ce joli petit bonhomme avait été acheté très cher sur un coup de tête par la propriétaire soucieuse de faire valoir un signe extérieur de richesse supplémentaire !

Lorsque j'ai appris la raison de l'incarcération de cette personne, j'ai d'abord été très choquée et j'ai tout de suite pensés que, étant au courant de tant d'horreurs, je ne pourrais jamais faire "famille d'accueil" et rendre ce petit animal à une telle personne au bout de quelques années.

Je me suis donc mise en rapport avec le comité de probation de la prison gérant la personne en question en exigeant que le poney nous soit confié d'une façon définitive d'autant plus que ce dernier était entier et qu'il n'était pas question d'en faire un reproducteur !

Les papiers ont donc été établis en règle suite à cette condition sinequanone, d'où la décision de le rapatrier au refuge dans les plus brefs délais.

 

Cette affaire a fait la une dans l'émission "7 à 8" de TF1 du dimanche 4 mars 2018 où d'ailleurs on peut voir évoluer notre dernière recrue dans son petit coin de cour ! Je pense q'uil est encore possible de la visionner en replay sur votre ordinateur ou votre télé !

Depuis, GOODBOY a été bien installé dan un petit parc avec un bel abri et quelques jours après il a été castré, comme le sont tous nos mâles équins !

Il coule des jours heureux avec un petit copain poney dont nous allons vous parler juste après ! GoodBoy est un très joli garçon avec une robe crémolée (palomino) âgé de 2 ans, il est drôle, joueur, un brin facétieux et très attachant !

 

Longue vie à toi mon petit GoodBoy, ici tu ne manqueras de rien !

TIROCK, petit nouveau !

Le 15 février, je suis appelée par la police municipale de Vauvert car les policiers ont attrapé un mini poney en divagation et l'ont mis en sécurité chez des particuliers. Il se trouve que les hébergeurs en question ont appelé, disant que le poney, entier, était excessivement chaud et qu'avec leurs juments, la cohabitation n'était pas des plus heureuses ! Alors il a été décidé de le mettre en attendant dans un centre équestre le temps de trouver une solution ou éventuellement son propriétaire, ce qui serait encore mieux !

Mais voilà, des propriétaires qui se présentent, il y en a, mais aucun n'est capable de présenter les papiers de cet animal ! On apprend aussi que le poney est vus depuis des années dans des prés aux alentours, toujours attaché à une chaîne en plein soleil ou sous les pires intempéries à proximité de campements et que sa vie est des plus minables, des plus tristes !

Il servirait, à priori, d'étalon, vu sa très petite taille et sa robe appaloosa, il devait y avoir des amateurs ! Mais on ne saura jamais s'il a été volé et par qui, car sa puce électronique est hollandaise et le naisseur, qui a été contacté, ne l'avait pas vendu en France. Il faut dire que depuis une quinzaine d'années, il y a un traffic épouvantable avec la Hollande et beaucoup de ces mini poneys se retrouvent dans des endroits peu recommandables.

Alors, dès le lendemain, je pars avec Annick chercher le bouillant poney au centre équestre où nous avons découvert un petit animal très énervé par la proximité des juments. Un véritable mouvement perpétuel d'une fougue incroyable que j'avais vraimet du mal à tenir malgré sa taille lilliputienne !

Et nous voilà partis pour le refuge emmenant notre petit fou furieux complètement excité, debout dans le van, les antérieurs labourant les parois et hennissant à s'en étrangler ! Il a fallu rouler un peu plus vite pour qu'il se remette sur ses 4 pieds craignant de perdre l'équilibre ! Nous nous sommes dit que le rendez-vous pour la castration serait pris plus vite que prévu. Nous sommes arrivés sans encombre, et dès la descente notre petit trésor était à nouveau dans tous ses états, humant autour qu'il le pouvait la douce odeur des juments !

 

Quelques jours après, notre vétérinaire est venue pour la castration et le changement a été radicale ! Quelques semaines après, TIROCK était devenu bien plus calme pour un meilleur confort pour lui-même et le plaisir de nous tous !

 

Bienvenu joli TIROCK, fini les chaînes et les mauvais traitements, te voilà bien installé avec ton nouveau copain GoodBoy dans votre confortable résidence.

Jour de neige au refuge !

Chaque année, l'hiver est pour nous et nos pensionnaires une source d'inquiétude. Certes, nous avons la chance de vivre dans le Sud de la France et la météo y est plus clémente que dans d'autres régions ! Néanmoins, nous ne sommes jamais complètement épargnés par le froid, la pluie et, moins souvent heureusement, la neige ! Nous voilà arrivés fin février, pensant à tord que le pire de l'hiver est derrière nous et nous guettons avec hâte les premiers signes du printemps ! Mais cette semaine-là, la météo annonce une forte baisse des températures, des gelées importantes et surtout, de grosses chutes de neige ! Nous devons nous y préparer tant bien que mal, nous rajoutons des couvertures à nos plus vieux pensionnaires, installons des bacs dans chaque parc pour pouvoir amener de l'eau avec les bidons ; car nous savons qu'à chaque fois, tout le réseau d'eau gèle et les abreuvoirs automatiques ne fonctionnent évidemment plus !

Ainsi, les 26 et 27 février, il a fait jusqu'à -10°C au petit matin, et à peine 1 ou 2 °C au meilleur de la journée ! Deux journées épuisantes pour l'équipe qui est réduite à son minimum en ce moment !, nous ne sommes que 3 pour nourrir et abreuver le cheptel de 240 équidés (à savoir qu'un cheval boit en moyenne 20 à 40 L d'eau par jour !), autant dire que nous ne chômons pas et nos pensionnaires assoiffés doivent prendre leur mal en patience pour voir leur bac d'eau se remplir ! Mais chacun y met du sien, nous remercions aussi les rares bénévoles dévoués venus nous prêter main forte en ces périodes compliqués !

Et puis au matin du 28 février, dès 9 h du matin, nous pouvons constater les premiers flocons de neige ; il fait toujours très froid et au fil des heures, les flocons grossissent et la neige tient au sol ! En début d'après-midi, tout le refuge est blanc, déjà une quinzaine de cm de neige recouvre le sol ! C'est une situation très rare dans le Gard, la neige tombe exceptionnellement ici et en général, elle fond au bout de quelques heures !

 

Heureusement, tout cela ne dure pas longtemps et dès le lendemain après-midi, le manteau blanc commence à fondre et tout devient... de l'eau et de la boue !!! Encore des conditions compliquées, pour ne pas dire encore pire !, pour nos pensionnaires, mais aussi pour nous qui devons continuer à soigner tout ce petit monde qui a faim et soif ! Nos véhicules pour travailler ne sont pas adaptés à ces conditions, notre tracteur tombe en panne et même nos 4x4 ont du mal à circuler sur les chemins boueux.

 

Quelques jours plus tard, ouf, tout est rentré dans l'ordre, les températures sont finalement bien remontées, plus aucune gelée à craindre et c'est désormais la pluie que nous devons supporter, pour une durée indéterminée ! Je crois que l'on peut dire que les chevaux sont d'accord avec nous quand on dit "Vivement le soleil, et que les terrains sèchent !"

Patience, le printemps sera bientôt là !

Des nouvelles de notre Beatles !

Pour conclure ces nouvelles de début d'année par une touche un peu plus chaleureuse !, vous êtes nombreux à nous demander des nouvelles notre Beatles alors en voilà et en plus, elles sont excellentes !

Pour ceux qui n'auraient pas lu nos nouvelles de 2017, Beatles a été saisi et a rejoint le refuge le 12 septembre 2017 dans un état catastrophique. Cachectique, ce pauvre bonhomme d'à peine 6 ans s'accrochait à la vie. Une fois au refuge, Beatles a reçu les meilleurs soins mais durant les premiers jours, nous étions très inquièts car il refusait de s'alimenter. Finalement, une prise de sang révèlera que Beatles est positif à la piroplasmose et, laissé sans soins, la maladie le rongeait à petit feu. Nous sommes à ce moment-là conscients que Beatles n'est pas encore sauvé ; le traitement contre la piroplasmose est très lourd, compte tenu de l'état de faiblesse du cheval, les injections pourraient lui faire encore plus de mal. Mais c'est un risque qu'il nous faut prendre car, selon notre avis et bien sûr celui de notre vétérinaire, Beatles ne survivra pas non plus sans traitement ! Les injections lui ont donc prodiguées avec le plus grand soin, et une série d'antibiotiques puissants est aussi mis en place. Surveillé comme le lait sur le feu, Beatles ne montre aucun signe de réaction négative, et, au bout de quelques jours à peine, nous constatons que notre garçon reprend du poil de la bête ! Déjà, il a l'oeil plus vif et il commence à dévorer ses rations de foin et de céréales, sans oublier les carottes qu'il adore !

Heureusement, tout ça n'est désormais qu'un très mauvais souvenir et à ce jour, Beatles se porte comme un charme ! Incroyable mais vrai, il nous faut presque le mettre au régime car le garçon est devenu très glouton ! Je vous laisse en juger par vous-même avec à ces photos !

Ci-dessus, Beatles le 12 septembre 2017 juste avant de monter dans le van et rejoindre le refuge.

Ci-dessous, Beatles en janvier 2018. Notre garçon est méconnaissable !

 

Beatles est un amour de cheval, très attachant et câlin. Il se montre très reconnaissant de tout ce que nous avons fait pour lui et profite désormais d'une vie douce et sereine. Nous l'aimons très fort et espérons que tout ira bien pour lui ! Beatles a déjà la chance d'avoir 2 marraines mais il serait ravi que d'avantages de personnes s'intéressent à lui alors, si vous craquer pour sa bouille à bisous, n'hésitez pas à nous contacter pour devenir son parrain ou sa marraine ! (20€ /mois)

Voilà de quoi lire pour cette première mise à jour, la prochaine ne tardera pas afin de rattraper le retard, l'histoire émouvante de deux juments en galère, des petits poneys qui arrivent les uns après les autres, toute une famille de chiens qui sont maintenant hors de danger, l'accueil d'un vieux cheval malade d'une grande maigreur, etc, etc.

Il me reste à vous inviter à assister à notre Assemblée Générale qui est prévue pour le 30 juin à 14 h 30, sur le site du refuge, je vous rappelle qu'il faut être à jour de ses cotisations pour pouvoir y assister.

La confirmation de votre présence est souhaitée, question d'organisation, possibilité d'utiliser l'adresse mail du refuge contact@refuge-cheval.com

Vous pourrez regarder une émission sur FR3, Midi en France, le jeudi 21 juin à partir de 11h 20 avec la vétérinaire et animatrice Hélène Gateau. (ci-contre avec notre Murphy chéri !)

Un petit reportage nous y est consacré avec la collaboration de notre vétérinaire le Docteur Cécile Magnan

Sinon vous pourrez retrouver l'émission en Replay sur FR3 ou sur la chaîne YouTube de l'émission.

 

 

Un grand merci à vous tous pour votre fidélité et votre soutien à la cause Animale, et à très bientôt !

Paula LOIS (& Camille ALVAN)

 

NINO attend SA famille !

Bonjour à tous !

Nous revoici pour une petite mise à jour, uniquement pour vous parler de NINO, jeune chien type pittbull que nous avons accueilli cet hiver et qui attend SA famille avec impatience !

Voici son histoire :

Nous sommes en février, il fait froid et ce matin du 10, un jeune homme ouvre son coffre sur 2 chiens trouvés (ou pas!!!), ils sont très jeunes, 2 mois et demie environ, le noir est costaud malgré quelques côtes saillantes, le blanc et noir est très très maigre, couvert de plaies assimilées à des coups de dent.

C'est indéniable, ces chiens ressemblent à des pit bull comme tous les autres que nous avons récupérés quelques jours auparavant, le noir est particulièrement typé et la personne me dit qu'un copain à lui est intéressé.

Je l'aurai deviné ! J'ai donc expliqué, une fois de plus, que vu la tête bien carrée et la corpulence, il serait difficilement décatégorisé étant en plus très dominant sur son pauvre frère complètement inhibé et que le copain en question devrait se conformer à une législation établie concernant les pit bull, mais le jeune-homme était sûr de lui et tenait à me refiler uniquement la pauvre petite misère !

Nous avons donc accueilli Nino, tout maigre et rempli de morsures de son frère dominant, avec une patte plus grosse que les autres lui occasionnant une boiterie lorsqu'il marche trop longtemps mais à part ça, c'est une bouille à bisous, il est extrêmement câlin !

NINO chez le vétérinaire !

 

Il a été ensuite identifié au nom du refuge et vacciné, bien sûr, son état d'anémie ne fait aucun doute et sa patte montre à la radio un doigt cassé et ressoudé anarchiquement. Sa vie n'a pas du être très drôle, je l'imagine bien, mais Nino ne semble pas avoir de rancune, c'est certain !

Au bout d'un mois, il semblait que la chance lui souriait car notre amie et bénévole, Annie a proposé de l'adopter et j'en étais plus qu'heureuse, enfin, une vie de famille se profilait à l'horizon, c'était formidable pour lui et aussi pour moi.

Mais c'était sans compter son goût marqué pour la course aux chats et Annie n'a pu le garder, elle partait trop inquiète au travail le matin, imaginant le pire !

NINO chez notre amie Annie. Il était comme un coq en pâte et aurait été très heureux ; malheureusement il était bien trop intéressé par les chats (pas pour jouer!), le risque était trop grand...

Par contre, Nino est sociable avec les autres chiens, mâles comme femelles !

 

C'est comme ça que Nino est revenu à la maison et ce fût une grande déception

Maintenant il est en chenil et c'est bien triste, il est promené tous les jours par Annick en même temps que Tyson, ils s'entendent à merveille mais bien sûr, je ne désespère pas de lui trouver une super famille car c'est vraiment un amour !

Sachant qu'il est tout jeune, je pense que quelqu'un qui a du temps pour lui pourrait espérer changer ses habitudes de course aux chats, car chez nous il ne leur a jamais fait de mal, à part les courser, il était bien sûr sous haute surveillance.

Alors pensez-y très fort, Nino a droit au bonheur et il vous donnera beaucoup.

 

Pour la petite histoire je vous signale que le fameux copain qui avait adopté le frère de Nino s'en est vite lassé puisque quelques semaines après j'étais à nouveau sollicitée pour le prendre !

En ayant pris d'autres entre-temps j'ai refusé, la mort dans l'âme et je ne saurai jamais ce qu'il est devenu... Marre de ces jeunes inconscients qui prennent des chiens catégorisés pour faire bien mais qui ne sont jamais capables d'aller jusqu'au bout, ça devient dramatique, sachant que la SPA refuse de les prendre. Honte à ceux qui les font naître dans l'illégalité totale, ceux-là ne sont pas inquiétés mais les pauvres chiens payent un lourd tribu !

 

J'ose espérer que Nino ne passera pas sa vie en chenil, il est jeune, il est mignon, il est affectueux alors venez le voir et offrez lui une vie de rêve dans votre famille ! Nino a besoin d'une famille active et d'un jardin clôturer ; son léger handicap ne l'empêche absolument de courir, jouer et faire le fou ! Il peut se montrer un peu turbulent alors nous préférons éviter les très jeunes enfants ou les personnes âgées. Mais c'est un amour qui apprend vite et connait les bases de l'éducation ; il marche en laisse au pied, revient au rappel, s'assoit à la demande. Un ange !

Nino a maintenant 6/7 mois, il est castré, identifié par puce électronique et à jour de ses vaccins et vermifuges. Il sera placé sous contrat de l'association C.H.E.V.A.L.

D'avance, un grand merci pour lui !!!

A bientôt,

Paula LOÏS

 

Les événements de mars et avril

Enlèvement de deux juments squelettiques

L’histoire de NINA & BAÏLADORA commence en avril 2017.

Le 14 exactement, nous étions sollicités par la DDPP (Services Vétérinaires) pour récupérer une jeune jument appaloosa, très maigre.

Un peu dans l’urgence, nous acceptons et préparons le van pour partir en direction de Collias, à 50 km du refuge. Une fois sur place, nous découvrons 3 juments ; la première, une jolie baie nommée Sauvage, est en bon état et très gentille. La seconde, Baïladora, jument grise type espagnole, est presque squelettique sous son énorme poil d 'hiver, son poitrail est très étroit, on nous dit qu'elle a 6ans mais les carences perdurent et je pense qu'elle a dû manquer toute sa vie.

Quant à la troisième, Nina, elle est carrément squelettique. C’est pour elle que nous sommes là, elle est toute jeune (à peine 3 ans), en pleine croissance et visiblement très carencée, son dos vouté le prouve.

La blanche, c'est Baïladora, très amaigrie sous son poil d'hiver.

La petite appaloosa, Nina, n'a que 3 ans, elle est squelletique et visiblement très carencée.

Quant à Sauvage, la baie, elle est plutôt en bon état mais pour combien de temps ?

 

Nous faisons aussi la connaissance du propriétaire, un homme d’une trentaine d’année. Il ne semble pas être un tortionnaire de chevaux mais plutôt un homme en marge de la société, du genre « babacool » qui reconnait n’avoir ni les compétences, ni les finances pour assumer 3 chevaux, sur un terrain qui ne lui appartient pas, sans électricité ni eau courante. Nous remarquons d’ailleurs que le bac d’eau des juments est complètement à sec, il n’y a pas le moindre stock de foin ni de céréales et, si le parc parait plutôt vert par endroit, d’ici quelques jours les juments auront tout rasé !

 

Le propriétaire nous explique alors qu’il a récupéré Nina il y a 8 mois en arrière, en voulant la sauver puisqu’elle appartenait à un drôle de bonhomme (que nous connaissons bien suite à un cas de maltraitance de chiens) qui lui réservait un bien triste sort. Mais, en voulant faire une bonne action, il s’est « tiré une balle dans le pied » car il n’est absolument pas en mesure d’assumer 3 chevaux !

Nous comprenons donc l’urgence de retirer la jeune Nina, tout en prévenant le propriétaire qu’il sera surveillé de près quant aux soins et à l’alimentation de ses deux autres juments. Mais lorsqu’il nous a fallu attraper Nina, les choses se sont corsées car la belle est très craintive, à peine approchable et en aucun cas, nous ne pouvons lui mettre un licol (ni nous ni son propriétaire !!) Nous essayons de l’appâter avec un seau de grain mais rien n’y fait, elle reste à bonne distance et panique dès que l’on s’approche un peu trop. Nous préférons rapidement mettre fin à ce manège, les clôtures sont loin d’être solides et, par peur, Nina pourrait tout casser et se sauver dans la campagne environnante et là, ce serait une véritable catastrophe étant donné que la route est très proche !

Nous rentrons donc bredouille au refuge, laissant pour instruction au propriétaire de s’occuper de Nina, passer du temps avec elle dans le parc et, dès qu’elle sera licolée, nous appeler et nous reviendrons la chercher. Nous l'informons qu'il faudra qu'il fasse plus de voyage d'eau, la chaleur arrivant. il faudra aussi prévoir plus de foin car l'herbe est complètement illusoire, elle se compose en grande partie de refus.

Les mois ont passé sans que nous ne recevions de nouvelles et puis, en mars 2018, à nouveau la DDPP nous contacte pour Nina. Les voisins se sont plaint car la jument est encore plus maigre, tout comme la grise Baïladora qui a encore maigri durant l’hiver. Quant à la 3ème, elle a tout simplement disparu du pré.

Mais il y a un progrès puisque Nina porte un licol et c’est donc avec beaucoup d’optimisme que nous repartons à Collias le 25 mars pour récupérer les deux juments. Nous revoyons le même propriétaire, toujours un peu dans le déni quant à l’état des juments, et persuadé qu’il fait toujours tout ce qu’il faut pour elles ! (le bac d’eau est encore une fois vide, toujours pas la moindre de trace de fourrage…).

En quelques mois, les deux pauvres juments ont terriblement maigri...

 

Et quand il a fallu attraper Nina, nous nous sommes revus un an en arrière face à une jument toujours aussi craintive ! Certes, elle porte un licol mais ne tolère pas que l’on s’approche d’elle et se montre toujours aussi réactive lorsqu’elle a peur. Le propriétaire nous affirme qu’il parvient à l’attraper plusieurs fois par semaine mais il faut du temps, et du calme. Plusieurs personnes inconnues dans son parc et la vue du van n’est sans doute pas l’idéal pour apaiser Nina ! Une fois de plus, nous rentrons à vide au refuge, en annonçant que nous ne reviendrons que lorsque le propriétaire tiendra la jument au bout d’une longe ! Nous commençons à en avoir assez de ces allers-retours inutiles, c’est une perte de temps et d’argent et pour nous, les deux sont comptés !

Puis enfin, le 29 mars, le propriétaire nous contacte car il a attrapé Nina et il nous attend ! Le van est attelé, et nous revoilà  sur la route, persuadée que cette fois, c’est la bonne ! Nous avons néanmoins prévu un flacon de sédatif car nous commençons à bien connaitre cette Nina et l’embarquement dans le van risque d’être un obstacle supplémentaire ! Sur place, nous constatons que la jument est effectivement tenue en longe, elle est plutôt calme mais s’impatiente un peu et s’inquiète en voyant le van arrivé. Mais elle n’est pas méchante, prend sur elle malgré sa peur et ne bronche pas lorsqu’on l’approche ; nous lui faisons rapidement une petite piqûre relaxante ! Quant à Baïladora, c’est un amour de jument mais elle n'est jamais montée dans un van et ne nous donne pas l'impression de vouloir monter très vite ! Or,il ne faut pas traîner car Nina attend et le produit n'aura pas un effet très long ! Je décide donc de sédater légèrement Baïla et la voilà dans le van en deux minute sans violence ni énervement.  Sa copine Nina la suit calmement, le miracle des piqûres, et voici nos deux belles enfin prêtes à prendre la route vers le refuge. Nous ne nous attardons pas d’avantage sur place, il ne faudrait pas que Nina se « réveille » dans le van et panique. 

Nous apprenons quand même que la troisième jument, Sauvage, a été vendue récemment. Nous avons pu contacter l’acheteuse, la jument va très bientôt (photo à l’appui), elle est entre de bonnes mains et nous ne nous inquiétons pas pour elle.

Le trajet du retour se passe sans encombre, les filles sont très sages et voyagent calmement tout en dévorant le foin de Crau mis à leur disposition ! Une fois arrivées au refuge, nous les installons en box, juste en face de chez moi avec vue sur ma cuisine (!), elles sont curieuses face à ce nouvel environnement et très gentilles. Les jours suivants, nous passons beaucoup de temps avec elles, surtout Nina. Au début, nous avons beaucoup de difficulté à l’attraper dans son box mais rapidement, elle comprend que nous ne lui voulons aucun mal et s’apaise à notre contact. L’une comme l’autre ont un appétit féroce, elles dévorent leur ration et en quelques semaines, nous les voyons déjà s’arrondir et nous avons pu leur enlever cet espèce de poil mité, parsemé de croûtes, on est presque arrivé à la peau, tout ça pour une belle repousse avec du vrai poil !

Bien sûr, notre vétérinaire est venue les examiner et nous avons fait des prises de sang afin de s’assurer qu’elles ne soient pas positives à la piroplasmose. Ni l’une ni l’autre n’est malade, ouf ! Nous les avons également vermifugées et le maréchal-ferrant s’est occupé de leurs sabots.

Voilà maintenant plus de 3 mois que Nina et Baïladora sont avec nous et on peut le dire, elles sont métamorphosées ! Finis le box pour elles, elles profitent désormais d’un beau parc et elles semblent bien s’y plaire. Nina est méconnaissable ; ronde à souhait et désormais très proche de l’homme, elle ne nous craint plus du tout et vient nous voir dès que l’on rentre dans son parc ! Nous pouvons la caresser de partout sans qu’elle sursaute, elle apprécie les pansages et raffole des carottes ! Quant à Baïladora, elle a aussi bien grossi même si elle reste toujours un peu trop fine à nos yeux, certains chevaux ont plus de mal que d’autres à reprendre des kilos mais nous ne sommes pas inquiets, encore quelques semaines et elle sera magnifique, mais les carences de sa jeunesse laisseront des traces, je crains que son poitrail reste très étroit malgré l'embompoint ! C’est une adorable jument, elle est jeune (7 ans), en bonne santé et en pleine forme !

10 mai 2018, après 2 mois et demi au refuge. Les filles ont déjà bien changé !

 

Longue vie à vous les filles, ici vous ne manquerez plus de rien !

Encore une fois je répète que sauver des chevaux est un engagement très lourd et qu'il faut que toutes les conditions soient réunies, sinon leur souffrances continuent ou empirent, encore un exemple de sauvetage raté qui aurait pu très mal finir !

Fin juin 2018, nouveau changement de parc pour les installer sur un terrain très ombragé. En effet, comme tous les chevaux appaloosa, Nina est sensible au soleil. Les juments profitent donc d'un parc d'un hectare, inoccupé depuis plusieurs mois et, de ce fait, il est bien vert !

 

Nous accueillons ASTRO

C'est à la mi-avril 2018 que j'ai reçu sur mon téléphone, des photos très alarmantes d'un cheval de 28 ans, extrêmement maigre malgré le poil d'hiver. Ce cheval a tout donné au long de sa vie, faisant passer à une multitude de personnes leur monitorat. Dieu sait si tous ces concours sont usants et je considère que la moindre des choses, c'est d'avoir un minimum de reconnaissance pour ceux qui donnent tout.

A priori, ce n'est pas le cas, le cheval est dans un état d'abandon au milieu d'un pré du côté de Corconne, avec un vieux camargue qui n'est pas vraiment rond non plus et les personnes qui me le signalent me répètent qu'il va mourir si je ne fais rien ! Je prend donc contact avec le propriétaire assez rapidement et ce dernier me fait part des gros soucis qui le préoccupent et son impossibilité de s'occuper du pauvre Astro à cause de son état de santé.

Certes, je refuse des chevaux tous les jours mais ce pauvre vieux usé m'attendrit particulièrement et je dis au propriétaire que je l'accueillerai, à condition qu'il se débrouille pour me l'amener au refuge. L'engagement fut pris et Astro débarqua à nos écuries le 18 avril, où nous le prenons en charge en établissant un régime particulierement nourrissant, espérant qu'il mettra vite un peu de gras sur ses côtes et sur son dos, il est vraiment très maigre !

ASTRO à son arrivée au refuge.

 

Et le temps passe, les jours, les semaines et Astro ne prend pas un gramme ! Il a peu d'appétit et laisse une partie de ses rations. Désespoir ! Je décide donc de faire faire un prélèvement sanguin subodorant une bonne pyroplasmose comme nous en avons déceler ces derniers temps sur certains chevaux saisis. C'est l'inquiétude, je n'aime pas ça et je crains terriblement le traitement incontournable, qui sur des chevaux faibles, provoque quelquefois des réactions dangereuses.

Cette semaine d'attente des résultats fut longue et pendant ce temps Astro ne prenait pas un gramme ! Puis le couperet est tombé et, comme je le pensais, Astro avait une bonne pyro qui l'aurait probablement emporter si nous n'étions intervenus. C'est très curieux, quant j'ai vu la photo du cheval, j'ai pensé : « Si tu ne le prends pas, il mourra dans son pré sous peu ! » et c'est comme ça que ça se serait malheureusement passé ! Avec notre véto, nous avons donc fait le traitement en deux fois à deux jours d'intervalle et ça c'est plutôt bien passé, ouf ! Certes il a grimacé, salivé, fait à plusieurs reprises le « flémen » mais pas de démonstration de souffrances insupportables, on peut dire que c'est un succès.

Depuis, Astro est aux petits soins, il grossit doucement mais sûrement, il prend son temps, il faut dire que la chaleur n'est pas un accélérateur d'embonpoint ! Il n'est plus tout jeune, j'espère que nous le garderons aussi longtemps que possible avec vous, en principe ici les chevaux vivent plus longtemps que la moyenne ! Astro est un gentil cheval, assez dominant envers ses congénères mais agréable avec nous. Nous lui souhaitons une retraite aussi paisible que possible, il le mérite vraiment !

Juin 2018. Bien qu'il lui manque encore plusieurs kilos, Astro a déjà bien changé et il fait plaisir à voir. Il a le moral, un appétit d'enfer et il apprécie visiblement sa nouvelle vie au refuge !

 

Tristesse...

Ces deux derniers mois ont été chargés de tristesse car il nous a fallu prendre de lourdes décisions pour certains de nos pensionnaires en fin de vie ou souffrant de pathologie incurable.

Ainsi, le mercredi 28 mars, nous avions prévue la venue de notre vétérinaire pour endormir Ganadero, notre vieil espagnol âgé d'une trentaine d'années et souffrant d'une arthrose très développée sur son jarret. Depuis des années déjà, nous le tenons à bout de bras, enchainant les traitements anti-inflammatoire pour le soulager et lui permettre de se déplacer sans trop de mal. Il restait néanmoins toujours rond, gardant un féroce appétit et, visiblement, une envie de vivre malgré tout ! Il partageait son quotidien avec Marie, une mamie elle-aussi bien arthrosée mais en pleine forme. Tous les deux s'entendaient à merveille, un vieux couple très sympa !

Mais depuis le début de l'année, nous subissions beaucoup de pluie (et même de neige) et Ganadero souffrait d'avantage. L'humidité étaient pour lui un calvaire, les piqûres ne le soulageaient plus et notre gentil garçon a commencé à maigrir, boudé ses rations et il ne sortait même plus de son abri. Il n'était pas question de le laisser vivre ainsi, c'est pourquoi nous avons pris la décision de l'aider à s'en aller et abréger ses souffrances.

 

Au revoir, mon beau garçon, tu étais un amour de cheval et nous te regretterons. Ganadero vivait au refuge depuis 2007 après avoir été "abandonné" par sa propriétaire, lui et 6 autres chevaux ! (ainsi que 9 chiens !)

Ce même-jour du 28 mars, nous avions aussi la lourde tâche de dire au revoir à notre FLEURETTE. Beaucoup d'entres vous la connaisse bien, notre adorable ânesse. Nous l'avions récupérée début août 2013 en Lozère alors que son propriétaire (qui ne s'en occupait pas le moins du monde) menaçait de lui mettre une balle dans la tête. Si elle était ronde et belle, la pauvre Fleurette, âgée de 9 ans, présentait sur le poitrail, le cou, la tête et même les oreilles d'épouvantables sarkoïdes, autrement-dit des tumeurs cutanées, dont certaines étaient externes, jamais soignées et envahies de pus et de mouches.

Une fois au refuge, Fleurette a reçu des soins quotidiens afin d'assainir ses plaies, éloigner les insectes et surtout, apaiser ses souffrances. A deux reprises durant ces dernières années, Cécile notre vétérinaire l'a opérée pour enlever les plus gros sarkoïdes mais malheureusement, ils repoussaient ailleurs, se multipliaient toujours plus et envahissaient le corps de notre pauvre Fleurette. Néanmoins, durant 5 ans, nous avons réussi à gérer cette pathologie incurable et offrir à notre adorable ânesse quelques années de bonheur bien méritées.

 

Malgré tout ce qui lui arrivait, Fleurette était toujours en forme, gourmande à souhait (ses rondeurs le prouve!), très gentille avec nous même pour les soins parfois pénibles et douloureux. Mais les tumeurs se développaient de plus en plus, vite et partout. Il n'y avait plus rien à faire pour l'aider et nous avons fait le choix de la faire euthanasier avant le printemps et l'arrivée des insectes et des mouches, ce qui était un véritable calvaire pour elle.

Sur les dernières photos, on peut voir que le sarkoïde qui a repoussé sur son oreille (nous l'avions déjà enlevé une fois mais il a récidivé) est tellement lourd qu'il lui tord l'oreille, ce qui est très douloureux.

 

Au revoir, belle Fleurette, nous t'aimions tous beaucoup, ta gentillesse et ton courage nous surprenaient toujours. Désormais tu ne souffres plus, et nous on ne t'oublieras pas.

Notre petit Ouragan nous a quitté, quel drame.. . Nous l'avions sauvé lui et sa maman Etoile en mai 2011 ; ils vivaient alors chez un homme vraiment peu scrupuleux de leur bien-être. Certes, d'un point de vue alimentation, ils ne manquaient de rien et étaient ronds comme des billes mais, à respectivement 5 et 8 ans, ni l'un ni l'autre n'avait vu le maréchal ferrant et leurs sabots étaient dans un état catastrophique. Extrêmement longs et tordus, les radios faites en arrivant au refuge révéleront que les os du pieds (1ere et 2eme phalanges) sont très abîmés et/ou déplacés ;  les poneys ne pouvaient quasiment plus marcher et chaque instant de leur vie n'était que souffrance.

Ouragan (à gauche) et Etoile (à droite) à leur arrivée au refuge en mai 2011


Il nous a fallu de longs mois de soins avec notre maréchal ferrant pour parvenir à rendre aux sabots leurs formes originales, de lourds traitements anti inflammatoires sont mis en place pour nos deux martyrs qui font de leur mieux pour se montrer coopérants aux soins malgré la douleur !
Puis, ils ont progressivement reappris à marcher avec leurs nouveaux petits pieds et c'était, pour eux comme pour nous, un véritable bonheur de les voir marcher et courir comme n'importe quel poney !

Les années ont passé, Étoile n'a eu quasiment aucune séquelle et elle est en pleine forme. Ouragan, dont les dégâts osseux étaient plus graves et irréversibles, était un peu plus fragile mais se déplaçait néanmoins aux trois allures avec simplement une très légère boiterie. Tous les deux profitaient d'une douce vie au refuge, nous ne les avions jamais séparés et nous espérions les voir passer de très longues années avec nous, ils sont tout jeunes !


Malheureusement la vie en a décidé autrement et au matin du 5 avril, tout bascule pour Ouragan. Lors de la distribution de nourriture, nous le découvrons en bien fâcheuse posture. Couché, transpirant, très agité, il semble en grande souffrance. Les signes cliniques qu'il présente sont alarmants ; muqueuses bleutées (signe d'asphyxie), rythme cardiaque extrêmement élevé, respiration très rapide... nous appelons immédiatement notre vétérinaire qui nous promet d'être là au plus vite, nous décidons de lui faire des piqûres d'antidouleur et de calmants. Mais nous n'en avons même pas eu le temps, au bout d'à peine quelques minutes, son petit coeur a lâché et notre petit ouragan est décédé sous nos yeux désespérés...

C'est terrible, nous sommes tous choqués, pourquoi lui, pourquoi comme ça, et si vite ? Tous les signes montrent qu'il a succombé à une torsion ou une rupture de l'intestin (conséquence la plus grave et très souvent fatale d'une colique ; bouchon dans le système digestif). Les poneys sont connus pour leur résistance et leur rusticité, les cas de coliques d'une telle violence sont très rares... D'autant qu'au refuge, nos pensionnaires reçoivent la meilleure nourriture, du foin de crau d'excellente qualité et des mélanges de céréales haut de gamme. Il est vrai que, malgré notre impressionnant cheptel de 230 équidés, rares sont les cas de coliques et la plupart du temps nous parvenons à les sauver. Nous ne comprendrons jamais vraiment ce qui est arrivé à Ouragan mais c'est comme ça. ..

Pauvre petit chou, nous sommes atterrés, nous étions si heureux de t'avoir sauvé et de te voir profiter d'une vie sans douleur et bien dans tes sabots. C'est ainsi, parfois la vie est bien cruelle et injuste. Ciao mon bonhomme, nous t'aimions tant et tu nous manqueras beaucoup.



Ta maman Étoile a été un peu perturbée par tout ça mais nous l'avons immédiatement changée de parc et installée avec un groupe de poneys afin de lui changer les idées. Elle s'est très bien intégrée et tout va bien pour elle.

Ce sont sur ces tristes nouvelles que nous pouvons clore les nouvelles de mars et avril 2018. Heureusement, de beaux sauvetages nous remettent du beaume au coeur et nous donne le courage de continuer notre belle oeuvre.

Il ne nous reste qu'à vous dire à très bientôt, un grand merci à vous tous qui nous soutenez et nous suivez depuis bien longtemps !

Paula LOÏS (& Camille ALVAN)

Les événements de mai 2018

Du retard, du retard ! La gestion du site est un véritable casse-tête, nous sommes pourtant bien motivés pour être à jour mais le temps passe tellement vite que nous sommes rapidement dépassés !

Voici néanmoins les nouvelles du mois de mai, bonne lecture à tous !

ENZO & GUZZI adoptés ensemble !

Les doubles adoptions, on adore ça ! Savoir que deux de nos pensionnaires vont passer leur vie ensemble (du moins on l'espère !) dans la même famille, c'est formidable ! Et ce fut le cas pour nos deux ânes chéris, Enzo et guzzi !

Beaucoup d'entres vous connaissent bien l'histoire d'Enzo, pauvre petit martyr. Nous l'avons saisi à son propriétaire le 1er décembre 2016, il n'avait alors que 3 ans, squelettique, blessé et laissé quasiment à l'abandon avec d'autres ânes adultes, luttant tous pour leur survie. En plus d'une alimentation riche et vitaminee, il nous a fallut des mois et des mois de soins et de pansements quotidiens pour parvenir à guérir ses nombreuses plaies, dont une très sérieuse sur son jarret. En effet, sur le terrain sordide où il vivait, les clôtures étaient faites de fil de fer et autres barbelés ou morceau de bois. Ne recevant pas la moindre nourriture, le pauvre anon essayait par tous les moyens de passer les clôtures pour aller brouter à l'extérieur, se blessant ainsi sur les fils de fer déglingués.

A gauche, l'état du jarret d'Enzo lorsque nous l'avons récupéré.

A droite, le résultat après de longs mois de soins !



Dès son premier jour au refuge, notre amie et bénévole Annie a littéralement craqué pour sa bouille et sa gentillesse et sa décision fut très rapide ; elle souhaite adopter Enzo dès qu'il serait guéri et en pleine forme. Dès lors, Annie venait le voir plusieurs fois par semaine, nous aidant pour les soins et ne se privait pas pour gâter son petit protégé de câlins et de carottes ! Une belle histoire était en train de naître !



Puis le octobre 2017, nous accueillons au refuge un adorable petit ane, Guzzi, que son propriétaire ne pouvait plus assumer. Il faut avouer que nous avions une idée derrière la tête car Guzzi, du même âge et de la même taille qu'enzo, était le compagnon idéal ! En effet, nous n'acceptons pas de placer nos animaux seuls, les équidés étant des animaux grégaire ayant besoin de contacts avec des congénères ;  Annie n'avait alors aucun équidé sur son terrain et il lui fallait un copain pour Enzo !
Nous avons alors installé Guzzi dans le parc d'enzo et leur entente fut immédiate ; ils se sont mis à jouer comme de fous, partageait leur abri et leur nourriture. De vrais amis !


Puis ce fut le grand jour, plusieurs mois se sont écoulés, les plaies d'Enzo n'étaient plus qu'un souvenir, notre petit chou avait bien grossi, il est magnifique et plein de vie ! Guzzi aussi a bien changé (il était lui aussi bien maigrichon en arrivant), nos deux loustics ont également été castrés et une nouvelle vie allait commencer pour eux! Annie avait terminé de cloturer son terrain et fabriquer l'abri , tout était fin prêt !

Le 8 mai, Enzo et Guzzi embarquent sans le moindre souci dans le van et les voilà partis chez leur nouvelle maman, à quelques km à peine du refuge ! Tout s'est passé à merveille, le transport comme l'adaptation ; ils se sont d'ailleurs tout de suite sentis comme chez eux et se sont régalés de l'herbe verte du printemps !

 

Depuis, nous avons évidemment plein de nouvelles et se photos, Annie vient toujours faire du bénévolat au refuge et nous allons dès que possible faire un coucou à nos petits ânes ! Ils sont heureux, aimés et choyés et nous leur souhaitons une longue et merveilleuse vie avec Annie ! 

 

OASIS & OTTAWA, encore une double adoption !

Une fois n'est pas coutume et le mois de mai est placé sous le signe des doubles adoptions ! Après nos petits ânes, ce sont Oasis et Ottawa qui ont la chance d'être adoptées ensemble ! En effet, il y a quelques semaines, nous faisions la connaissance d'Anna, une jeune fille formidable. Elle nous explique que sa jument est âgée et à la retraite et qu'elle cherche une nouvelle monture avec qui nouer une relation fusionnelle et partager de belles ballades. Très compétente avec les chevaux, douce et patiente, le choix d'un cheval non debourré ne lui fait pas peur !

Après une visite du refuge et la rencontre de certains de nos pensionnaires, son choix se pose rapidement sur Oasis, une jument pur sang arabe d'environ 15 ans, jamais montée et plutôt sauvageonne et très distante de l'homme ! Mais le challenge plait à Anna ; au fil des semaines, elle vient souvent au refuge et passe beaucoup de temps avec Oasis. Entre elles, le coup de foudre est presque immédiat ! Anna parvient à l'approcher, la caresser puis nous parvenons à lui mettre un licol, chose que nous n'avons pas fait depuis des années !! Oasis est loin d'être méchante mais elle est réactive, sanguine et du fait de notre énorme cheptel et de la quantité de travail, nous n'avons pas le temps de passer des heures avec chaque cheval, ce qui fait que certains reprennent rapidement leur instinct "sauvage".



Nous avons toute confiance en Anna pour lui confier cette jument difficile, c'est une chance inespérée pour elle de trouver une famille car la plupart des adoptants potentiels recherchent un cheval facile, gentil et montables immédiatement !
L'adoption est donc rapidement conclue, pour notre plus grand bonheur à tous !

Mais l'histoire ne s'arrête pas là car Anna nous présente un ami, lui aussi à la recherche d'un cheval pour des ballades. Il n'est pas grand cavalier mais il connaît les chevaux et les aiment plus que tout ! Le choix semble évident de lui proposer Ottawa, elle aussi pour sang arabe de 15 ans. Elle vit avec Oasis depuis de longues années, s'entendent à merveille ; Ottawa n'est par contre pas du tout sauvage, au contraire très proche de l'homme, douce et câline. Il nous est même arrivé de la monter à cru et en liberté dans son parc, elle ne bronche pas ! Bien sûr il y aura du travail pour la débourrer réellement et partir en ballade en toute sécurité mais sa confiance en l'homme est déjà bien acquise et elle ne devrait poser aucun problème sous la selle.



Le 18 mai, nos deux juments embarquent donc ensemble dans le van, elles vivront dans une pension sérieuse non loin du refuge. Nous sommes heureux et très sereins pour elles, elles seront choyées et aimées comme il se doit !

Depuis, nous recevons régulièrement quelques nouvelles. Oasis est métamorphosée, plus du tout distante, elle est la première à venir au trot du fond de son parc dès qu'Anna vient la voir ; et son débourrage avance doucement mais sûrement. Tout est parfait, longue vie à vous les filles !



Oasis et Ottawa vivait au refuge depuis mai 2007 ; elles faisaient parties de la saisie de l'élevage de Mr. PERRIER en Corrèze (environ 50 purs sang arabes vivaient dans des conditions épouvantables, sans nourriture, sans soins, blessés et malades, et se reproduisant sans limite !)

DOLIA nous quitte...

Au matin du 19 mai, lors de la distribution de nourriture, nous découvrons notre jument Dolia en mauvaise posture. Couchée, agitée, elle est visiblement en souffrance mais c'est un surtout un saignement relativement important au niveau de la vulve qui nous inquiète. Nous appelons notre vétérinaire qui, par chance, est dans le secteur et peut venir quasi immédiatement au refuge ! Cécile examine alors Dolia ; elle s'assure qu'elle n'a pas un corps étranger dans la vulve (ça peut arriver lorsque les chevaux se grattent aux arbres et qu'un morceau de bois casse). Mais il n'en est rien et en réalité, la palpation révèle une tumeur utérine de taille sérieuse, probablement cancéreuse, qui a du "éclater" et provoque ainsi saignement et douleur pour Dolia.

Le diagnostic n'est pas bon et Cécile nous prévient que la jument a peu de chance de s'en sortir, mais nous souhaitons quand même lui laisser une chance. Nous ignorons depuis combien de temps Dolia souffre de ce cancer, peut être des années sans que ça lui ai poser de problèmes alors si l'hémorragie s'arrête, elle pourrait continuer à vivre ainsi. Nous l'espérions en tout cas très fort ! Cécile lui fait une série de piqûres d'anti douleur et antibiotique, et Dolia reste sous haute surveillance.

Dans les heures qui suivent, Dolia semble aller mieux. Le saignement s'est arrêté, elle est debout, calme et commence à s'intéresser à sa nourriture bien qu'elle n'ai pas un grand appétit. Le jour suivant, Dolia est vivante mais visiblement pas en pleine forme. Elle grignote à peine alors que c'est une jument gourmande et gloutonne! Le passage des crottins semble très douloureux (en passant dans le rectum, les crottins appuient sur la paroi de l'utérus et donc sur la tumeur ) et malgré les piqûres et les soins, Dolia souffre. 

Nous prenons alors la difficile décision de rappeler notre vétérinaire pour l'endormir le lendemain matin, nous sommes à cours de solutions et nous ne souhaitons en aucun cas la laisser souffrir d'avantage.

Malheureusement, la nature a été plus rapide que nous et au matin du 21 mai, Dolia est décédée sans doute d'une crise cardiaque. C'est pour nous une immense tristesse, elle était une adorable jument, pas très vieille (environ 22/25 ans) et nous l'aimions beaucoup.



Dolia vivait au refuge depuis mars 2016 ; nous l'avions récupérée squelettique chez un vieil homme qui s'était laissé complètement dépassé par son troupeau de chevaux ! En effet, propriétaire il y a plusieurs années de 3 ou 4 chevaux , dont un étalon, la nature avait fait son oeuvre et les animaux se sont reproduits jusqu'à créer un groupe de 18 individus, vivant en autonomie sur un immense terrain où ils se nourrissaient tant bien que mal avec ce qu'ils trouvaient !! Chaque année, les juments mettaient au monde des poulains qui avaient peu de chance de survie (les 3 étalons n'étaient pas forcément d'une grande gentillesse envers  leur progéniture !!!). Ceux qui avaient la "chance" de passer les premiers mois grandissaient avec de graves carences du fait que leurs mères, très maigres, n'avaient pas assez de lait pour les nourrir.

Impossible pour nous d'accueillir 18 chevaux supplémentaires au refuge, nous avions donc saisi Dolia ainsi que 4 poulains de 1 et 2 ans qui sont désormais en excellente santé au refuge ou dans leur nouvelle famille car deux d'entre eux ont été adoptés récemment. Le propriétaire avait reçu l'ordre de faire castrer tous les mâles afin de cesser toute reproduction et bien sûr, nourrir et soigner son cheptel !

Notre Dolia, qui a du faire poulain sur poulain durant toute sa vie, a donc pu profiter d'une retraite bien méritée au refuge pendant 2 ans. Elle avait rapidement repris de belles rondeurs et elle était magnifique, et nous aurions vraiment voulu la garder plus longtemps avec nous... c'est ainsi, les chevaux tout comme les humains et tout être vivant, peuvent avoir des cancers ou des pathologies incurables et la médecine vétérinaire a malheureusement aussi ses limites.



Ciao belle Dolia, tu restes dans un coin de notre coeur, ta gentillesse et ta douceur nous avait tous concquis depuis le premier jour.

Sauvetage de PUNKY

Durant l'hiver 2017, nous sommes intervenus auprè des Services Vétérinaires pour dénoncer des maltraitances constatées chez un éleveur du coin où les moutons mouraient sans nourriture ni eau, idem pour les lapins dont les cadavres restaient à pourrir dans les cages et deux équidés, un cheval demi-lourd et un poney pas vraiment maigre mais dont les sabots en babouches lui déformaient les pieds. Triste tableau !

Nous nou étions proposés d'accueillir les équidés mais l'homme était très dépressif et menaçant de se suicider, un accord a été pris par la DDPP, dans le but d'une éventuelle amélioration et nous n'avons donc pas pu soustraire les deux équidés en perdition. Plus tard, nous appreions que le cheval était mort, alors qu'il n'était pas vieux du tout ! Mais pas un mot sur le poney...

Plus tard encore, le 20 mai 2018, nous sommes alertée par une cavalière (une amie!) complètement effondrée par l'état d'un poney rencontré lors d'une randonnée. Il nous a été facile de situer l'animal d'après les dires de la personne et nous avons pu faire le rapprochement avec cette affaire traitée précédemment, nous étions malgré tout rassurés que le poney soit encore vivant !

Notre amie a pu discuter avec le propriétaire qui a du prendre peur en entendant parler de protection animale et s'est résolu à bien vouloir céder son poney. Il n'est pas maigre, bien au contraire, vivant avec les moutons dans un pré d'herbe grasse du printemps, bien trop grasse pour lui car il est atteint de fourbure grave. Ses pieds sont complètement déformés au niveau des articulations des boulets, les sabots poussant anarchiquement se retournaient dans tous les sens. De plus, sa crinière et sa queue n'étaient qu'un amas de noeuds et locks, formant des paquets inextricables !

Dès le lendemain, nous partions pour récupérer ce pauvre poney et lorsque nous sommes arrivés, le petit Punky avait été scalpé, enfin presque ! Sa crinière était tailladée à coup de canif, idem pour sa queue dont les crins présentaient des escaliers ! Hé oui, le propriétaire avait procédé à un toilettage à sa façon qui en disait long sur ses compétences en matière d'équidés ! Mais là n'était pas le plus grave, ses petits pieds meurtris ne lui permettaient de se déplacer qu'à tous petits pas, les boulets se tordant sous le poids de l'animal, quelle tristesse. Il va encore falloir que notre maréchal fasse des miracles pour arriver à arranger tout ça car bien sûr, on ne peut espérer qu'une amélioration et non une guérison complète, le cas étant complètement désespéré...

 

Lorsque nous avons demandé pourquoi ce poney avait les pieds dans un tel état, l'homme a répondu que c'était une maladie de naissance et que le vétérinaire et le maréchal avaient dis qu'on ne pouvait rien y faire !!! Pas toujours facile de se retenir et fermer sa bouche face à de tels propos ! A la question " et votre cheval, où est-il ?", il a répondu qu'il était mort.

Voilà, notre petit poney a 13 ans, le cheval en avait 18, ces animaux n'ont connu que cette vie misérable, sans aucun soin, de la nourriture uniquement au printemps lorsque l'herbe est généreuse, sans aucune compassion ni empathie, triste histoire, n'est ce pas ?

 

Depuis, la vie de Punky a bien changé au refuge. Il partage son parc avec notre vieille Pépita avec qui il s'entend très bien ! Notre maréchal-ferrant a réalisé deux séances de parrage espacées de quelques semaines, l'amélioration est très nette, la fourbure est gérée et notre petit bonhomme est plutôt en bonne forme !

Punky avec le maréchal-ferrant. Nous avons du lui faire une petite injection de calmant car sans cela, la douleur est telle que Punky ne se laisse absolument pas faire...

 

Punky est un amour de poney, une bouille à bisous mais aussi une sacré crapule avec un caractère bien trempé lorsqu'il s'agit de le soigner ! Il faut dire qu'il a tellement mal à ses pieds et qu'il ne peut pas comprendre que nous ne lui voulons que du bien.

 

Courage petit chou, bientôt, on l'espère, ton calvaire ne sera qu'un triste souvenir.

On récupère OMAR

Au refuge, certains de nos pensionnaires, jeunes et en bonne santé, sont proposés à l'adoption et peuvent trouver une merveilleuse famille dans la région. Mais les termes du contrat d'adoption sont clairs, à savoir que si pour une raison ou une autre, l'adoptant ne peut garder son cheval, il est dans l'obligation de le ramener au refuge (revente interdite !). De ce fait, chaque année, nous devons faire face à un ou plusieurs "retour d'adoption" ; c'est toujours pour nous une certaine déception car à chaque adoption, nous espérons que ce soit pour la vie !

Le retour d'Omar est néanmoins un peu particulier. En effet, nous avions fait la connaissance de Jean-Paul en octobre 2010, il cherchait alors un cheval pour sa fille. Ce monsieur nous explique qu'il n'y connait pas grand chose mais sa jeune fille est cavalière depuis plusieurs années et surtout, il est prêt à faire appel à un professionnel (Alexis, cavalier et dresseur que nous connaissons bien) pour se faire aider avec un cheval. Après une visite du refuge et la présentation de nos pensionnaires, leur choix se porte sur PRINCE OMAR, un magnifique Pur-Sang Arabe alors âgé de 7 ans et pas encore débourré. L'adoption est signée, et Omar embarque alors pour une nouvelle vie ! Durant quelques mois, il reste en pension chez Alexis à Euzet, non loin du refuge, pour y être débourré. Tout se passe bien, nous allons même lui rendre visite pour apprécier les progrès de notre Omar et Alexis nous confie que c'est un cheval merveilleux mais délicat.

 

Par la suite, Jean-Paul a pu accueillir Omar chez lui, dans une superbe propriété, avec un autre cheval et tout ce qu'il faut pour le bonheur de ses protégés ! Malheureusement, tout ne s'est pas passé comme prévu car il s'est avéré que la jeune fille n'avait pas un niveau équestre suffisant pour monter Omar et une seule ballade a suffit pour qu'elle chute (sans gravité heureusement) et se fasse peur. Par la suite, elle ne souhaitait plus monter ce cheval mais pour Jean-Paul, hors de question de le ramener au refuge. Il possède un grand terrain et Omar a pu profiter d'une vie plus que tranquille, mangeant à sa fin, recevant tous les soins et l'amour nécessaire et sans aucun travail malgré un excellent débourrage et un avenir prometteur pour ce petit cheval.

Cette vie douce a duré 8 ans ; nous avions des nouvelles très régulières puisqu'il se trouve que Jean-Paul est devenu pour nous un ami car il est gérant d'une pension canine très sérieuse et à plusieurs reprises, nous lui avions confié nos animaux.

Mais en début d'année 2018, Jean-Paul nous annonce qu'il souhaite nous rendre Omar car il prévoit prochainement de prendre sa retraite et de ce fait, de s'offrir un peu de temps pour lui et sa famille (il dévoue toute sa vie et son temps à sa pension canine, ouverte 365 jours par an, sans jamais prendre le moindre jour de repos et encore moins de vacances !). D'autant plus que la jument qui tenait compagnie à Omar, va elle aussi partir de la propriété et il est hors de question qu'Omar reste seul.

 

Le 23 mai, nous voilà donc partis avec le van pour aller chercher Omar, à quelques km du refuge. Nous sommes malgré tout très contents de le revoir, il est magnifique et en pleine forme ! Le trajet de retour se passe très bien et Omar reprend rapidement ses marques au refuge. C'est un gentil cheval, proche de l'homme et bien dans sa tête.

 

Nous envisageons de le reproposer à l'adoption d'ici quelques temps mais souhaitons d'abord le remettre au travail pour se rendre compte s'il a encore des souvenirs de son débourrage, ou s'il faut tout reprendre !

Bon retour mon bel Omar !

A bientôt et merci à tous pour votre fidélité !