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Le 6 mai 2010
Trois semaines ont passé depuis notre dernier rendez-vous, mais
nous ne vous avons pas oubliés pour autant. Comme vous pouvez le
voir, notre structure à foin a avancé, certes, à
pas de fourmis, mais le progrès est visible ! La structure métallique
est montée et, dès mercredi prochain (jour de congé
de Jean-Claude) le toit sera en place si les conditions météorologiques
s'y prêtent ! Nous avons commencé par deux éléments,
mais c'est comme les Lego, nous pourrons par la suite en rajouter un autre
selon nos moyens. Nous prévoyons aussi un bardage de bois pour
protéger de la pluie mais je pense que financièrement, on
le fera petit à petit, panneau après panneau. Enfin, la
progression est déjà encourageante et une fois de plus,
je tiens à vous remercier.
La semaine dernière, nous aurions pu vous dire que les parcs commençaient
à sécher grâce au beau soleil printanier, mais aujourd'hui
c'est un autre langage ! Nous voilà repartis avec des vents violents,
des pluies battantes et des températures plus que "friskettes"
! C'est surtout aux chevaux que je pense, sachant qu'ils ont perdu leur
poil d'hiver et qu'ils n'ont plus de protection sous cette pluie très
froide. Pour les humains, c'est guère mieux, car s'ils ont des
impers et des bottes, le travail d'extérieur reste bien pénible
sous les intempéries. Pour ma part, je ne me plains pas car j'ai
passé ces dernières semaines enfermée dans mon bureau
pour finir d'envoyer les reçus, je suis pratiquement au bout, plus
qu'une petite journée de travail.
Je crois qu'il est temps de commencer à vous mettre au courant
des affaires de l'année 2010 qui n'ont pas été très
nombreuses, à cause des mauvaises conditions hivernales qui m'a
interdite de rentrer des chevaux supplémentaires, ça n'aurait
pas été bien raisonnable. Car il faut savoir, qui dit enquête
dit souvent saisie, alors j'avoue avoir fait un peu le canard ! Toutefois
le samedi 9 janvier, je repartais pour une histoire de chien, accompagnée
par Pascale, déléguée SPA, sur les alentours d'Alès.
On nous avait signalé une chèvre attachée, blessée
et quatres chiens, vivant dans des conditions inacceptables. En effet,
la biquette était au bout d'une chaîne complètement
entortillée qui lui laissait à peine un mètre de
battement et que nous avons vite libérée.
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Elle avait une blessure infectée sur le flanc
ainsi qu'une à l'oreille. Elle n'était pas maigre mais
les conditions de détention laissaient à désirer
ainsi que les soins visiblement inexistants. Nous y avons d'ailleurs
remédier au plus vite. Le pire c'est qu'elle n'était
pas cloturée et risquait les attaques de chiens errants à
tout moment. C'est probablement à ça qu'elle devait
ses blessures. |
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Plus loin, nous découvrons deux chenils, un premier avec un malinois
et un vieux chien leishmanien qui vous tirait les larmes des yeux tant
il était en misère physiologique. Dans le deuxième
un berger allemand et un autre malinois étaient attachés,
malgré la clotûre, au milieu de flaques de boue liquide.
Les niches n'avaient pas de sol et les chiens avaient creusé des
trous profonds à l'intérieur, qui se remplissaient d'eau
et de boue, ce qui ne leur permettait pas de se coucher.
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Un aperçu du vieux chien leishmanien
qui n'a plus de truffe, le moignon est en sang et les oreilles sont
complètement rongées par la maladie. Couché dans
la neige, il mangeait un vieil os qu'il gardait avec une certaine
aggressivité. Il n'avait jamais été soigné
et son état empirait de jour en jour sans inquiéter
pour autant son propriétaire qui disait ne pas avoir les moyens
financiers pour le faire euthanasier. Nous lui avons donc proposer,
la SPA et moi-même, de nous en occuper car on ne pouvait, en
aucun cas, le laisser mourir à petit feu. Ce fut chose faite
dans les semaines qui ont suivi, je pense que ce fut pour lui une
délivrance au vu des conditions d'hébergement. |
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Ce malinois vivait avec le chien leishmanien, ils avaient
une niche pour deux, enfin si on peut appeler ça une niche
car le sol à l'intérieur était plus bas que la
terre et la niche en question était remplie d'eau. En parlant
d'eau, les bacs qui servaient d'abreuvoirs n'en étaient pas
pourvus, de mauvaises croquettes très ordinaires, traînaient
ça et là, sans être mangées. Toutefois,
les chiens n'étaient pas maigres car la nourriture bien que
de bas de gamme était donnée en quantité. |
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Dans le deuxième chenil, le berger allemand et
un autre malinois se partageaient l'enclos avec un abri délabré
chacun, au milieu d'un véritable lac de boue liquide. Le berger
allemand attaquait le grillage à coup de dents dans lequel
il avait déjà fait un énorme trou. Le propriétaire
n'avait rien trouvé de mieux à faire que de rafistoler
avec des morceaux de fil barbelé représentant un danger
pour l'animal chaque fois qu'il y passait le nez. |
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Pour finir, la SPA a récupéré le berger allemand
qu'elle a pu faire adopter, le chien leishmanien a été piqué
et le propriétaire a insisté pour garder les deux malinois.
Nous l'avons sommé de refaire les structures. Les niches ont été
doublées, un plancher surélevé y a été
rajouté ainsi qu'une litière de paille, les clôtures
ont été refaites et doublées de bois à hauteur
des chiens qui ont retrouvé une semi liberté puisqu'ils
n'ont à ce jour plus de chaîne. Quant à la biquette,
elle a trouvé refuge en Lozère dans une association spécialisée
dans les caprins où elle est très heureuse. Voilà
une affaire presque réglée bien que nous restions très
vigilants pour la suite.
Cette mise à jour ne sera qu'un "coucou" furtif car
le temps me manque mais je vous promets un très prochain rendez-vous
dans les jours qui suivent. A bientôt !
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Le 15 avril 2010
Après une courte absence, nous re-voilà fidèles
au poste. Je crois que cette fois nous allons pouvoir enfin boucler l'année
2009 avec quelques trois mois et demi de retard. J'aime beaucoup ce proverbe
:
" Mieux vaut tard que jamais ", ça m'arrange bien !
Plusieurs d'entre vous ont suivi les péripéties des dégâts
causés par la neige et ont répondu financièrement
présent à l'appel que nous vous avions lancé. Grâce
à vous les premiers balbutiements du nouvel abris à foin
ce sont concrétisés hier par la confection de six énormes
plots de béton qui recevront bientôt les piliers devant soutenir
la structure de métal. Fini le tunnel plastique trop fragile, nous
décidons de faire du plus solide. Nous avons acheté une
charpente métallique et les tôles de couverture pour le toit.
Par la suite nous fermerons avec des bardages de bois, petit à
petit, un coté après l'autre. Si tout va bien, dans moins
d'un mois nous aurons déjà un toit au dessus de notre foin.
Celui-ci est actuellement bâché et quand il pleut il faut
courir pour amarrer la bâche correctement car ici le vent et la
pluie vont de paire. Mine de rien, bien que les photos ne soient pas très
parlantes, il a fallu toute la journée d'hier pour confectionner
ces plots de béton et j'en profite au passage pour remercier nos
amis bénévoles qui se sont déplacés pour l'occasion
et Jean-Claude ( mon mari) qui a lui aussi passé son jour de congé
sur le chantier. Je le remercie aussi pour la grosse rallonge personnelle
investie dans ce dernier achat. En tous cas ça fait plaisir de
savoir qu'on n'est pas vraiment tout seul dans les moments difficiles
et encore merci à vous tous. Merci aussi à Anaïs et
ses deux amies qui ont organisé une collecte sur Alès et
les environs, récoltant plus de trois cents euros, à ma
grande surprise ! Voilà une initiative remarquable que je salue
bien bas. Je ne manquerais pas de vous tenir au courant de l'évolution
des travaux photos à l'appui.

Ces dernières semaines le soleil est revenu alternant avec des
pluies quelquefois diluviennes, mais ces jours, le beau temps a l'air
de vouloir s'installer. La boue profonde de certains parcs est toujours
présente mais dans l'ensemble on va dire que l'amélioration
est palpable. Certes il va aussi falloir refaire la plupart des chemins
qui sont vraiment défoncés. Cette hiver 2009-2010 aura laissé
des stigmates impressionnantes que nous gèrerons au coup par coup. La
plupart des chevaux ont bien supporté ces intempéries à
part quelques vétérans qui ne pouvaient plus tenir debout.
Nous y reviendrons plus tard. Nous allons évoquer les dernières
affaires de 2009. Tout d'abord l'enquête à Calvisson, chez
ce que j'appellerais un récidiviste. Déjà les deux
années précédentes trois rottweilers en divagation,
lui appartenant avaient été euthanasiés à
la fourrière tandis qu'on trouvait le cadavre d'un quatrième
à demi brûlé sur son terrain. Quand je dis terrain
je devrais dire gourbi car en arrivant, on a l'impression de rentrer dans
une décharge ! Les photos qui vont suivre vous donnerons une idée
de l'endroit. Le plus regrettable c'est que des animaux puissent être
" stockés" dans un lieu aussi peu adapté pour
ne pas dire dangereux. Une pouliche attachée à une chaîne
et une petite jument y survivent, nourries de pain moisi et de paille,
susceptibles de se blesser à chaque instant sur des férailles
et objets contondants. Il y a aussi trois moutons enfermés dans
les baraquements.
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Un chien est attaché au milieu des poubelles, un autre est
en liberté ( ou plutôt était) c'est à
mon avis les gardiens du temple ! Il sont d'ailleurs si impressionnants
que je n'ai pas osé aller plus loin. Depuis un des deux chiens
pris en divagation a aussi été euthanasié ça
ne fait que le cinquième !
La photo du chien n'est pas de bonne qualité car il s'est
mit à faire une averse.
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Depuis cette enquête du 22 décembre, j'ai pris contact avec
la police municipale, la mairie, la Direction des Services Vétérinaires
mais c'est un peu le statu-quo. Une enquête est en cours mais ça
traîne en longueur et en attendant les animaux sont toujours dans
la galère. Aucun d'entre eux n'est identifié mais ça
n'est pas suffisant pour les enlever, d'autant plus que les juments ne
sont pas maigres puisqu'elles n'étaient là que depuis peu
et que le pain (même moisi) distribué en grande quantité
entretient les rondeurs. Toutefois les chevaux n'étant pas des
"farinivores", ce genre de régime peut être dangereux
pour leur santé. Aujourd'hui encore j'ai eu un contact téléphonique
avec la D.D.S.V. pour que cette affaire ne tombe pas dans l'oubli et j'ai
eu l'assurance de la bonne continuité de l'enquête. Impressionnant
n'est-ce pas ce haras des temps modernes ?
J'aimerais revenir une fois de plus sur les histoires d'élevage
de chiens et de chats qui malheureusement ne sont pas souvent des quatre
étoiles. Pendant des mois une enquêtrice de la S.P.A. et
moi même avons mené une enquête chez deux éleveuses
de la région d'Alès, à pas de fourmis, épluchant
les annonces sur le net et les journaux gratuits, surveillant les allées
venues jusqu'à la constitution d'un dossier pouvant paraître
sérieux. De son côté, la gendarmerie menait aussi
ses investigations et possédait des éléments intéressants.
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Lorsque j'ai été prête, j'ai convoqué
Monsieur Blanc, (à l'époque encore directeur de la D.D.S.V.)
à la mi-novembre 2009 pour lui présenter notre travail
avec photos à l'appui, enregistré sur mon ordinateur.
Il n'en a pas fallu plus pour qu'il prenne contact avec les gendarmes
et le lundi 23, quatre-vingt chiens détenus dans des conditions
inacceptables étaient saisis aux Salles du Gardon chez une
éleveuse peu scrupuleuse soupçonnée de trafic
de chiens, d'escroqueries, de falsifications de documents sans oublier
les mauvais traitements. Le lendemain, re-belote cinquante-six chiens
étaient à nouveau saisis sur Alès où les
conditions d' hébergement étaient encore pire, d'ailleurs
un des chiens est mort pendant le transport. Nous sommes assez satisfaites
d'être à l'origine de ces saisies, il faut dire que Pascale
et moi, quand nous avons des soupçons, nous nous acharnons
et ne lâchons rien ! Cette fois-ci le résultat a été
concluant. Nous attendons le jugement avec impatience pour que la
S.P.A. puisse placer les chiens dans les meilleurs délais.
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Tout ça me fait penser qu'en septembre, je m'étais aussi
rendue chez une éleveuse de la région avec un technicien
de la D.D.S.V. après dénonciation par d'éventuels
acheteurs. Si l'endroit n'était pas aussi choquant, il y avait
quand même bien à redire. Les chiots d'à peine un
mois étaient enfermés dans un local dont l'odeur d'ammoniac
était insupportable. Plusieurs chiens avaient la teigne et nous
pensons ne pas avoir vu le pire car la propriétaire nous a fait
attendre un quart d'heure au portail, le temps de faire un peu de "ménage"
et peut-être de cacher quelques sujets pas très présentables.
Il y avait aussi des chats. Certaines chattes étaient
en cage avec leur petit sur une surface de moins d'un mètre
carré. Un chat persan était couvert de teigne et on
arrachait ses poils seulement en le caressant, faisant apparaître
des plaies au sang sur son dos. Cette éleveuse n'a eu qu'un
avertissement avec obligation d'amélioration.
La suite au prochain numéro !
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Aux dernières nouvelles, sachez que notre amie Catherine
Lasvenes a eu la générosité ( entre autres
) de faire confectionner des tee-shirts au profit de l'association,
que je trouve fort sympathiques. Vous pouvez les acquérir
pour la modique somme de 10 euros. Le dessin du cheval me plaît
beaucoup, il a de grosses joues, un air canaille et le texte est
bien explicite . Merci de tout coeur à notre fidèle
amie qui a été la première à revêtir
ce vêtement mythique !
Bravo Catherine et encore merci.
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Et pour finir utile, pour ne pas dire indispensable je tiens à
vous mobiliser pour être à nos cotés lors de
la prochaine Marche Anticorrida le 11 septembre de cette année.
Si vous habitez la région vous n'avez aucune excuse pour
ne pas venir ! Si vous habitez plus loin nous vous serons encore
plus reconnaissants de votre présence ce jour là.
Si nous voulons faire reculer la barbarie nous devons nous unir
pour être plus forts. C'est la raison pour laquelle je compte
sur vous, très très fort, sachant que certaines associations
font des centaines et même des milliers de kilomètres
pour nous soutenir. D'ailleurs si vous avez l'intention de venir
( c'est un devoir ! ) n'hésitez pas à m'envoyer un
mail de confirmation, ça me mettra du baume au coeur ! Les
liens à consulter :
http://www.allianceanticorrida.fr/Docs_atelecharger/banderole-message-privilegie.pdf
:
http://www.allianceanticorrida.fr/manif.html
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Je suis satisfaite de clore enfin, l'année 2009 que nous avons,
bien sûr survolée, occultant certaines affaires faute de
temps et pressée de pouvoir commencer l'année 2010 avec
quatre mois de retard ! Je dois avouer que je fais de moins en moins d'enquête
car c'est vrai, je n'ai pas été en mesure d'accueillir d'autres
animaux durant cet hiver complètement pourri ! Et puis le refuge
est déjà bien chargé et qui dit enquête, dit
souvent saisie car c'est malheureusement la seule façon de sauver
les animaux. Les semonces, les injonctions, les obligations de mise en
conformité, tout ça ne marche pas souvent et c'est toujours
les animaux qui trinquent ! Si on avait plus de moyens, on pourrait en
accueillir d'avantage mais il me faut rester prudente pour ne pas mettre
en péril ceux qui sont déjà là.
Merci pour votre fidélité et votre générosité,
à très bientôt
PS: N'oubliez pas de cliquer sur actuanimaux.com,
ça rapporte.
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Le 19 mars 2010
Malgré les événements pénibles de la semaine
dernière, à mon grand étonnement nous sommes là
pour vous tenir au courant de la suite. Le soleil est revenu, la neige
a totalement disparu, laissant place à la boue de plus en plus
profonde dans les parcs. Jean-Claude ( mon mari ) a profité "d'une
journée de congé" pour démonter les ruines du
tunnel à foin, aidé de notre ami Charly, fidèle bénévole
du mercredi. Le spectacle est assez désolant, tas de plastiques,
de palettes, de ferrailles tordues et inutilisables. Le foin restant a
été recouvert par un morceau de bâche et j'avoue que
je m'inquiète pour le prochain voyage qui doit nous être
livré mardi ! A ce propos merci à vous tous qui avez mis
la main à la poche pour que nous puissions reconstruire une nouvelle
structure. Pour l'instant, nous ne sommes pas prêts, le compte en
banque est encore bien trop maigre et, en attendant, j'ai acheté
une immense bâche en priant le ciel que la pluie ne soit pas accompagnée
d'un vent violant, comme c'est souvent le cas ici. C'est vrai que c'est
une région particulière les contreforts des Cévennes
! Par exemple, après la neige, nous avons du supporter des températures
à moins douze la nuit, alors qu'il faisait quinze la journée,
températures printanières qui ont participé à
la fonte rapide. Je n'avais quand même jamais vécu des -10
et -12 à la mi-mars, ce réchauffement de la planète
nous joue vraiment des tours ! Enfin je vais essayer d'être optimiste
et dire que nous sommes sur la bonne voie. Quelques photos du spectacle
de désolation à l'entrée du refuge où trônait
il n'y a pas si longtemps notre abris à foin.
Vous risquez d'avoir du mal à vous y retrouver car à nouveau
nous allons revenir en arrière pour finir les nouvelles de 2009.
En effet nous nous étions arrêtés en octobre où
la D.D.S.V. a saisi plusieurs dizaines de chiens suite à nos enquêtes,
mais nous y reviendrons. Il serait temps de vous offrir quelques jolies
photos qui nous permettent d'entrevoir une trouée de lumière
dans cet environnement quotidien plutôt noir .En effet le lundi
19 octobre je partais avec mon ami Jack et son camion pour amener dans
leur nouvelle famille Justin et Jasmin nos deux traits bretons achetés
au Haras pour les sauver du couteau. Ils sont arrivés dans de grands
espaces plutôt verdoyants et ont fait connaissance avec Guillaume
et son papa, des gens charmants qui déjà possèdent
beaucoup d'animaux. Ils ont des chèvres, des moutons, une basse-cour,
mais aucun membre de cette famille animale ne finit sur l'étal
du boucher. Les moutons sont des vieux à la retraite, la basse-cour
donne des oeufs et quelques chèvres du lait. Voilà une mentalité
qui me convient bien et je sais que nos deux compères sont très
heureux là bas. Comme chez nous, ils ne servent à rien,
c'est seulement pour l'affection et ça leur va pas mal !
Déjà notre amie Véronique est allée les visiter
à Noël, tout va bien.
Nous allons ouvrir un nouveau chapitre de chiens, malgré notre
spécialité équine, bien qu'ayant juré dés
l'ouverture du refuge que je ne me tiendrais qu'à la plus noble
conquête de l'homme ! Une fois de plus c'est raté ! Il ne
se passe pas une semaine sans que je ne sois sollicitée pour des
maltraitances de la gent canine ou même féline. Il faut dire
que peu d'élevages sont dignes d'intérêt. La plupart
sont en surcharge, les structures sont souvent trop petites et sales,
les abris délabrés et les négligences vont de pair.
Certains animaux sont parqués, ou trop au soleil, ou en plein vent
l'hiver et sautent des repas quand les propriétaires n'ont pas
le temps. Bien sûr, je ne ferai pas une généralité
de cet état de fait car j'ai dans mes connaissances des éleveurs
scrupuleux et aimants.
| Et puis, il y a les chiens qu'on nous jette par dessus
le portail comme ce pitbull, pas tatoué, pas pucé, pas
castré, sûrement pas déclaré donc complètement
interdit par la loi. Quelle surprise le matin du 27 novembre de découvrir
ce pauvre chien complètement perdu. Son maître l'avait
balancé et avait du lui dire de rester là et de l'attendre.
Fort de ça l'animal n'a pas bougé, même quand
on a ouvert le portail. Il gardait sa place et aucun d'entre nous
ne pouvait l'approcher. Il montrait les dents et grognait si fort
que, même moi, je n'ai pas eu le courage de l'aborder franco.
Je lui ai donc donné un peu de calmivet avec de la viande et,
quand il a été un peu calmé, nous l'avons attrapé
avec la barre de capture et l'avons amené au chenil. Nous avons
constaté une petite blessure à sa patte suite à
sa chute du haut du portail. |
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Depuis, il est au refuge, c'est devenu un véritable
amour, quelques dizaines de kilos de tendresse et nous l'adorons.
Malheureusement, il est condamné à vivre jusqu'a la
fin de ses jours au chenil, mais nous faisons tout pour qu'il soit
le plus heureux possible. Nous l'avons appelé Brad, car il
était déjà pitt ! ( Brad Pitt !!!!!!!) |
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J'en reviens aux élevages et en particulier à celui dont
je m'occupe depuis le début 2008. A l'époque déjà,
tout allait mal, les chiens étaient maigres, vivaient dans la saleté
et buvaient surtout quand il pleuvait.
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Les pauvres mères porteuses étaient squelettiques
à chaque gestation et certaines en mourraient. Elles étaient
détenues dans des conditions inacceptables. Cette pauvre dogue
argentin, à gauche, n'a pas survécu. Quant à
la cané corso elle est morte avant que les chiots ne soient
vraiment sevrés. En voulant sauter de la caravane où
elle avait remplacé l'autre, elle s'est pendue. J'ai du mal
à comprendre comment on peut aller jusque là et en plus,
prendre les gens de haut ! Nous y sommes retournés fin novembre
2008, cette fois avec la D.D.S.V. |
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La deuxième visite n'a pas été
beaucoup plus édifiante malgré la pression exercée
sur les éleveurs. Saleté répugnante dans les
parcs, abris délabrés, environnement de déchetterie.
Les chiens n'étaient pas maigres, ils avaient été
nourris par la S.P.A. pendant quelques mois. |
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Etant têtue comme une mule j'y suis retournée
au printemps 2009 pour constater les améliorations apportées
après la suspension du certificat de capacité et la
mise en demeure de la D.D.S.V. quelques efforts avaient été
faits mais ça n'a pas duré longtemps et ma visite de
décembre où j'étais accompagnée par la
présidente de la S.P.A., a été catastrophique.
Les chiens étaient nourris environ tous les trois jours, les
abreuvoirs étaient vides, les chenils remplis d'excréments
et d'urine. Les dogues, chiens à poils très court, tremblaient
de froid et la plupart ne pouvaient s'abriter au vu du délabrement
des structures posées à même le sol. |
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Toujours le même constat, quand les containers
de crottes sont pleins, on rajoute des bassines, une, deux, trois
et puis c'est une infection quand on arrive. Ajouté à
la saleté des chenils, tous ça est difficilement supportable.
Quand on ne travaille pas, comme ces propriétaires là
on peut quand même prendre le temps de faire un minimum de nettoyage.
Seulement l'hiver a été très froid et les travaux
à l'extérieur peu engageants. |
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Parmi les molosses il y avait un chien de petite taille
à poils long avec des locks partout ( photo à droite)
tellement sale qu'on avait du mal à distinguer la tête
de la queue. Petit chien d'appartement il n'avait nullement sa place
dehors par des températures très négatives. |
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Ce jour là une mère dogue argentin était
tremblante. Les os sur la peau, elle avait creusé un trou pour
avoir moins froid et s'y enroulait dedans. Elle m'a tellement fait
pitié que je n'ai pu la laisser et j'ai immédiatement
téléphoné à Monsieur Jean-Louis Blanc
de la D.D.S.V. expliquant l'urgence de la situation. Ce dernier m'a
aimablement donné l'autorisation d'emporter la pauvre chienne
pour l'emmener chez le vétérinaire dès le lendemain
matin et la mettre en lieu sûr. Sans nous elle n'aurait peut-être
pas survécu. |
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Le vétérinaire a pu constater que la chienne
était en diarrhée profuse, complètement déshydratée.
La dénutrition ne faisait aucun doute et il était temps
de lui apporter des soins appropriés et un peu plus de confort.
D'après ses papiers elle s'appelle Ballade mais nous l'appelons
Bayane. Elle est complètement sourde mais dès qu'elle
nous voit arriver elle devient folle de joie. Elle est extrêmement
affectueuse et je ne suis pas vraiment sûre de vouloir la rendre
! Sa vie a complètement changé, elle mange une nourriture
de qualité et commence à devenir très ronde. |
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En janvier lors de notre première chute de neige
hivernale, il a fallu à nouveau intervenir car la neige avait
envahi les chenils et les chiens n'avaient bien sûr plus un
seul endroit pour se mettre. Personne ne les avaient visité
et je me suis empressée d'alerter avec des photos par email,
les Services Vétérinaires. Une fois de plus ils ont
dû contacter les propriétaires pour qu'ils viennent déneiger
dans les meilleurs délais. Toute cette histoire est bien navrante,
à chaque fois, c'est reculer pour mieux sauter mais on avance
pas. Actuellement, le nombre de chien a diminué mais ça
ne me rassure pas car on ne sait pas où sont passés
les autres. Avec les beaux jours qui arrivent les pauvres loulous
seront mieux, mais jusqu'à quand ? Je regrette de n'avoir pas
pu me déplacer lors de la dernière neige de mars, je
crains le pire ! |
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Il est déjà bien tard et je m'aperçois que nous
n'avons pas réussi à finir l'année 2009 et pourtant
je n'ai fait que survoler les événements beaucoup trop nombreux.
Pendant que j'écris je reçois une photo d'un cheval avec
des pieds en babouche épouvantables sur mon téléphone
portable, ça veut dire une autre affaire à s'occuper.
Mais qu'est ce qu'ils ont dans la tête tous ces gens qui ne sont
pas capables d'assurer au moins l'essentiel et qui se chargent d'animaux
?
Je demande pardon aux parrains et marraines qui n'ont pas encore reçu
les nouvelles de leurs filleuls ni leur reçus fiscal. Je suis en
plein dedans mais c'est impossible de faire des jolies photos dans la
bouillasse ! J'espère arriver à envoyer tous les reçus
d'ici le début avril, ne désespérez pas, je fais
l'impossible. Encore une fois merci à tous ceux qui ont répondu
à mon appel, nous avons encore des gros besoins pour pouvoir abriter
notre foin mais c'est sur la bonne voie. A la semaine prochaine en espérant
pouvoir rattraper notre retard.
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Le 12 mars 2010
Je vous avoue que depuis le dimanche 7 mars, je suis particulièrement
découragée. L'épisode neigeux qui s'est abattu sur
le département a mis le refuge dans un véritable chaos,
le recouvrant de près de 40 centimètres d'un manteau blanc
et lourd. Si j'ai l'habitude de vous parler de nos difficultés
financières courantes et récurantes, vous avez pu remarquer
que je lance très rarement un appel aux dons, genre S.O.S. ! Cette
fois je suis vraiment obligée de déroger car depuis lundi
notre structure abritant le foin a rendu l'âme. Il est vrai que
ce genre de serre-tunnel reste un habitacle fragile mais il résistait
depuis de nombreuses années, même si nous avons du changer
la bâche plastique plusieurs fois. Mais à cette heure, rien
n'a résisté, même pas la grosse carcasse de métal
pourtant faite d'arceaux d'un diamètre impressionnant. De ce fait
nous n'avons plus rien pour ranger le foin à l'abri et j'avoue
que je crains le pire, car la prochaine livraison d'un semi-remorque ne
saurait tarder.
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Voilà le désastre en photo, tout est aplati
comme une crêpe, les quelques ballots qui restent sont devenus
inaccessibles, l'énorme poids de la neige a détérioré
les deux couches de plastique et l'armature complètement écrasée
n'est plus récupérable. Il a fallu déneiger et
mettre des poteaux de soutien pour avoir accès aux énormes
ballots de 400 kilos qu'on ne peut transporter qu'avec le tracteur. |
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Le lendemain, c'était pire ! Dès qu'on
a commencé à retirer les ballots nécessaires au nourrissage,
le reste de la serre s'est complètement écroulé
me laissant perplexe devant un tel désastre, sachant que nous
n'avons aucunement les moyens de remplacer cette structure. On nous
répète tous les jours que c'est la crise, mais crise
ou pas, il va falloir que nous puissions couvrir notre foin dans des
délais assez brefs et j'avoue que je compte un peu sur vous
! |
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Certes le paysage est magnifique, tout est blanc de blanc tant que la
neige est encore propre !
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La neige est tellement dense que nous nous enfonçons
relativement peu car une épaisse couche tassée reste
encore sous nos pieds mais il y a quand même des endroits où
l'on pourrait disparaître, Christian en a fait l'expérience
! Quant à Charlotte, légère comme une plume,
elle ne s'enfonce pas du tout. |
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Finalement, notre plus gros soucis c'est bien sûr les animaux.
Le premier effet ludique passé, faisant les fous dans la neige,
le quotidien reste très pénible pour ceux qui restent dehors.
Les écuries avec une vingtaine de box sont pleines, les parcs avec
abris aussi et il reste ceux qui n'ont pour toit que le ciel. Ayant tendance
à faire un peu d'anthropomorphisme on s'imagine qu'ils risquent
leur vie dans de telles conditions. A vrai dire, ils ne sont pas plus
mal que dans la boue et s'accommodent des pires situations dans la mesure
où ils sont très bien nourris, en tous cas je dois m'en
persuader tous les jours.
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Si nous savons que les chevaux bien nourris sont des
animaux résistants, les autres ne s'en sortent pas trop mal,
et comme vous voyez boudent un peu les abris préférant
gambader dans la neige. A ce jour, la neige qui fond est en train
de finir de détremper tous les sols et nos pauvres loulous
se retrouvent, une fois de plus dans une boue de plus en plus profonde
et ça, j'avoue ne plus le supporter. Nous sommes obligés
de faire des tournantes sortant l'un pour rentrer l'autre afin de
sécher les pauvres pieds. Vivement le printemps ! |
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Dans notre région, le plus dur à supporter c'est l'amplitude
énorme entre le jour et la nuit. Les températures nocturnes
descendent, ces jours, jusqu'à moins douze et montent au soleil
jusqu'à quinze degrés, alors on a du mal à gérer
les problèmes de couvertures, enlève, enlève pas,
comment savoir où on en est ? Dans l'ensemble ils ont tous bien
supportés et supportent encore ces derniers ( du moins je l'espère)
sursauts de l'hiver pour le moins inattendus qui en tous cas, ont fini
de me casser le moral.
Mais s' il n'y avait que ça se serait supportable sans compter
avec les alertes quotidiennes pour ceux qui sont beaucoup moins bien lotis
que les nôtres et qui, en plus des conditions climatiques difficiles,
ne sont ni nourris ni soignés. Mes téléphones n'ont
de cesse de sonner, beaucoup d'animaux et de chevaux et d'ânes en
particulier sont en détresse. Même des troupeaux entiers
de moutons sont abandonnés dans la neige sans aucune nourriture.
L'être humain n'a pas de limite, mais moi j'en ai et ne peux sauver
la terre entière, alors je fais au mieux. Dernièrement j'ai
suivi avec horreur un év&ecute;nement particulièrement insupportable.
Sur la commune du Bosc, dans l'hérault, le samedi 20 février,
une jument a été retrouvée couchée au sol,
une oreille coupée les muscles de l'encolure manquant, la trachée
sectionnée, tout comme la jugulaire et la carotide, et j'en passe.
D'après le vétérinaire qui a été appelé
sur place il s'agit d'un travail propre, fait au couteau par quelqu'un
qui a manifestement l'habitude de dépecer. D'après les gendarmes
et aussi le vétérinaire il pourrait s'agir d'un accident
de chasse. La jument aurait pu être touchée par balle et
de ce fait, le responsable aurait retiré les plombs au couteau,
ce qui pourrait expliquer les diverses découpes. Un appel à
témoins a été lancé dans Midi Libre.
Les différentes sociétés de chasse locales ainsi
que le maire de la commune, ayant été contactés,
ont affirmé qu'aucun chasseur n'était venu à proximité
du terrain des juments. Or, après l'appel à témoins,
plusieurs personnes ont affirmé avoir vu des chasseurs non loin
des juments ce jour là. A mon avis, dans la mesure où on
a rien à se reprocher, pourquoi raconter des histoires ? L'instruction
judiciaire est en cours, la S.P.A. locale, la Fondation Bardot et moi-même
avons déposé plainte et nous sommes portés partie
civile. Espérons que le coupable sera un jour démasqué
si bien sûr les gendarmes mettent un peu de bonne volonté
à approfondir cette sordide enquête. Nous sommes obligés
de reconnaître que les chasseurs sont trop souvent les acteurs d'actes
inqualifiables, déjà sur cette commune un âne, une
vache et un cheval avaient fait les frais de balles perdues ou de confusion
avec un chevreuil ou un sanglier, ce qui me semble hallucinant. Autant
vous dire que les propriétaires sont effondrés par une telle
sauvagerie et qu'ils n'ont pas l'intention d'en rester là. Ils
ont encore des vieux chevaux retraités sur ce même terrain
et nous craignons le pire. Pardon pour les photos qui vont suivre, elles
ont été insupportables pour moi et le seront aussi pour
vous, mais il faut que chacun sache de quoi certains êtres humains
sont capables. Affaire à suivre.
Comme vous voyez nous n'avons pas tenu nos engagements concernant la
mise à jour de la fin 2009, mais vous ne perdez rien pour attendre,
nous y reviendrons car quelques affaires importantes ne méritent
pas d'être passées sous silence. Toutefois, nous sommes allés
au plus urgent en cette période désolante, pour demander
votre aide et aussi pour soutenir Monsieur et Madame Rigaud très
touchés par la perte de leur jument dans des conditions aussi dramatiques.
Je vous remercie d'avoir été à l'écoute et
de bien vouloir participer financièrement à la reconstruction
d'un abri pour le foin absolument indispensable, car, s'il fait soleil
ces derniers jours nous ne pourrons éviter les pluies habituelles
de printemps. Nous avons pris des renseignements pour la mise en place
d'une nouvelle structure plus solide et plus résistante aux intempéries.
Il faut compter un minimum de 20 000 euros au vu des livraisons particulièrement
importantes dont nous avons besoin. Chaque 20 jours, un semi-remorque
de 18 tonnes de foin est livré au refuge pour nourrir notre très
important cheptel. J'ai toujours cru au miracle car depuis 18 ans le ciel
ne m'a jamais totalement abandonné et nous sommes toujours debout
malgré les critiques et les prévisions morbides de certains
qui aimeraient nous voir couler à pic. J'ai confiance en vous et
je suis certaine que, dans la mesure de vos moyens vous ferez un geste
pour nous éviter le pire. Quelques sous plus quelques sous, ça
finit par faire des gros sous et déjà j'ai presque envie
de commander une charpente métallique pour commencer les travaux.
Ne voulant pas être trop optimiste il vaudrait peut-être mieux
attendre un peu !
Il est ce soir très tard, car, bien qu'ayant commencé notre
mise à jour en début d'après-midi, nous avons été
sérieusement retardé par une panne d'internet qui n'est
pas la première en ces jours d'intempéries. Encore merci
pour votre assiduité à nous soutenir, ces derniers mois
ont été particulièrement difficiles et vos courriers
d'encouragement me vont droit au coeur.
Nous espérons être au rendez-vous de la semaine prochaine
en temps et en heure car nous avons encore beaucoup à vous raconter.
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Le 5 mars 2010
Ce matin, il me semblait vous entendre dire, d'ici, ça y est ,
la mise à jour du jeudi est terminée sur un ton légèrement
résigné ! C'est vrai, hier fut une journée chargée
mais aujourd'hui nous sommes là ! Il est certain que si nous voulons
avancer, il ne faut absolument pas déroger à la règle
et honorer notre rendez-vous avec vous au moins une fois par semaine.
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Toujours pour faire court, nous allons passer directement
au 7 octobre 2009 où on me signalait 3 chevaux dénutris
à St Victor les Oules en insistant sur l'urgence de la situation.
Dès le lendemain, je me rendais sur place avec mon amie Annick
et, après avoir passablement parcouru de chemins, nous sommes
tombées sur le fameux parc avec les fameux chevaux. En effet,
les animaux étaient si maigres qu'il était possible
de faire un cours d'anatomie sur leur squelette. Pas un brin de gras
sur les os, les 3 chevaux étaient dans le même état,
signe, d'un manque de nourriture évident. L'une d'entre eux
était fort boiteuse et tous trois paraissaient d'un âge
déjà avancé. |
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En rentrant au refuge, je me suis empressée d'appeler
la mairie de St Victor, précisant l'emplacement exact des chevaux
par un plan de Google Earth. Je lui fais passer, dans la foulée,
un e-mail avec les photos. Très vite, l'employée de
mairie me signale que ce terrain se trouve sur la commune voisine
à St Hippolyte de Montaigu. Très choquée, elle
me propose aimablement de prendre contact avec la mairie voisine m'assurant
qu'elle avait fait suivre les photos. |
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J'ai oublié de préciser que certains chevaux
étaient atteint de gale au niveau du garrot et le long de la
colonne vertébrale, signe de mauvais état d'entretien
et de carences. Les poils s'arrachaient par touffes. |
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Peu de temps après, je reçois un appel de la mairie de
Montaigu, dont la secrétaire avait réussi à trouver
les coordonnées des propriétaires. J'ai donc pris contact
avec ces personnes, leur exposant la situation et ce jour là, j'ai
failli devenir sourde ! En effet, ce monsieur s'est mis à hurler
comme un malade dans le téléphone, me disant qu'il allait
déposer plainte pour diffamation, affirmant que ses chevaux étaient
en parfaite santé et que je ferais mieux de m'occuper de mes oignons
! Il a assuré les avoir depuis leur plus jeune âge, les aimer,
et les nourrir abondamment. Je devrais savoir que des vieux chevaux sont
toujours maigres à cause de la fonte musculaire et que je ferais
bien de me renseigner !!! Sur ce, il a raccroché.
Que dire, que faire ? Je n'avais même pas eu le temps de polémiquer
ni d'expliquer qu'un vieux cheval perdait ses molaires et qu'un régime
approprié fait d'aliments spécifiques lui était indispensable
pour ne pas dire vital. Il ne me restait plus qu'à faire part de
l'affaire à la Direction des Services Vétérinaires,
ce qui fut fait dans l'instant. Monsieur Jean-Louis Blanc, encore directeur
à l'époque a donc envoyer un courrier au propriétaire
lui expliquant la marche à suivre. Je n'ai eu ni le temps ni l'occasion
d'y retourner mais ça ne saurait tarder, je vous en tiendrai au
courant.
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Le matin du vendredi 9 octobre, j'apprenais avec tristesse la mort
de mon bel Alpha, décédé en Bretagne où
il avait depuis le 5 juin 2006. Alpha n'était pas un cheval
mais un beau loup blanc de l'Arctique et je me dois de donner quelques
précisions pour ceux qui n'ont jamais eu vent de la triste
histoire de cette meute que j'avais accueillie au refuge début
2001. Je passe sur les détails du début de l'histoire,
un article de presse " l'incroyable destin des loups de Servas
" écrit par la Gazette de Nîmes me semble parfaitement
explicite. |
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Vous retrouverez dans cet article, l'histoire des loups
en amont, leur vie mouvementée déjà bien avant
d'arriver au refuge. |
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Le 21 avril au matin à 6 heures 15 je trouve
l'enclos des loups ouvert, le grillage est découpé sur
une hauteur de 1m20 sur 90 cm de large. J'ai cru me trouver mal, mon
sang bouillonnait dans mes tempes, mes loups avaient disparu ! L'épouvantable
traque restera à jamais gravée dans ma mémoire.
Trois des loups ont été mortèlement blessés
par les gendarmes et peu après on m'appelle pour me dire que
mon Alpha venait d'être trouvé avec une balle dans la
tête mais qu'il était encore vivant. Son oeil était
sorti de l'orbite mais on avait une chance de le sauver et nous l'avons
opéré aussitôt avec Cécile, ma vétérinaire.
Il était un beau loup dominant en pleine santé et il
a pu survivre grâce aussi à des soins post-opératoire
intensifs au quotidien. |
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Le soir de ce drame, mon chagrin et ma fatigue sont
immenses mais la haine me tient debout et, alors que Toundra, la dernière
louve est rentrée ( toute seule d'ailleurs ! ) je n'ai que
deux buts, soigner mon Alpha et le sauver , et trouver le coupable,
l'ordure qui a ouvert le parc. La suite n'a pas été
facile non plus, Alpha, dominant ayant été diminué,
Québec a bien sûr voulu prendre sa place et des combats
sanglants s'en sont suivis m'obligeant à passer une dizaine
de nuits dans leur parc, séparant les belligérants chaque
fois qu'il le fallait, j'ai vraiment cru craquer ! Puis nous avons
du faire une séparation aux normes, c'est à dire à
grands frais pour qu' Alpha puisse vivre sa convalescence avec la
petite Taïga. Je peux assurer que la mort des trois loups et
la blessure d'Alpha n'étaient en aucun cas nécessaires
et que l'agressivité tant redoutée des loups n'existe
que dans le conte de Charles Perrault "Le Petit Chaperon Rouge".
Si cet auteur avait pu prévoir les conséquences de son
histoire, il serait resté couché ce jour là !
Quant aux suites judiciaires, elles n'ont bien sûr pas abouties
faute de preuve, malgré mes suspicions que je pensais bien
étayées. |
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Autant dire que depuis ce drame j'ai chaque
jour vécu dans la terreur. Le hurlement de ma meute réglé
comme une horloge à six heures du matin était bien loin
de me réveiller, je l'attendais déjà impatiemment
depuis cinq heures, l'angoisse au ventre. L'idée d'une récidive
me traumatisait et je vivais dans un stress permanent. L'idée
de leur trouver un hébergement n'a cessé de mûrir
dans ma tête malgré le grand attachement que j'avais
pour eux. De plus, la température estivale de notre région
était leur ennemi numéro un et les mouches des chevaux,
le numéro deux. C'est grâce à la détermination
de Thierry et Willy que toutes les autorisations ont été
enfin données et que le déménagement a pu se
faire en présence de ma vétérinaire Cécile
et de Monsieur Jean-Louis Blanc. Je déplore une chose, c'est
d'avoir été obligée de tirer moi-même au
fusil hypodermique, j'aurais tant voulu qu'ils gardent l'image du
chef de meute aimant que j'étais devenue. Ils sont partis dans
un endroit plus clément pour une retraite tranquille. Malgré
un énorme pincement de coeur, tout particulier pour mon Alpha
que j'ai tant soigné, j'étais heureuse pour eux. |
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Je n'avais pas l'intention, au départ, de m'étendre autant
sur cette histoire déjà ancienne, mais je ne pouvais pas
vous annoncer le départ d' Alpha pour l'au delà, sans quelques
explications préalables. J'avoue que ce retour en arrière
m'a vidée, cette tragédie fait partie des pires moments
de mon engagement dans la protection animale et j'avoue avoir eu les larmes
aux yeux quelques fois en écrivant ces paragraphes. Adieu mon Alpha,
tu étais vraiment mon préféré, même
si je ne devrais pas le dire !
Pour ceux qui ont découvert cette triste histoire je dis et je
répète que l'être humain, si il est capable du meilleur,
est trop souvent capable du pire. Même si je n'ai pas le droit de
juger les gendarmes, je peux affirmer que trois loups sont mort pour rien,
et qu'ils seraient rentrés tout seuls à la maison comme
l'a fait Toundra, après avoir testé la violence des humains.
Quant à celui qui a ouvert le grillage et que je crois connaître,
s'il a échappé à la justice des hommes, j'espère
qu'il n'échappera pas à la justice divine !
Sur ces bonnes paroles, nous allons vous quitter en vous donnant rendez-vous
la semaine prochaine en espérant ne pas être trop débordés
par les nouvelles affaires, le téléphone n'arrête
pas de sonner !
A bientôt
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Le 25 février 2010
Aujourd'hui, ça fera déjà un mois que nous sommes
fidèles au rendez-vous, il faut croire que les miracles existent
encore ! Pour les petits nouveaux qui prennent le train en route, il me
faut préciser que ces nouvelles ne sont pas des plus fraîches
puisque nous rattrapons ou, en tous cas essayons de rattraper le retard
de 2009.
Pour faire court, nous passons directement au mois d'août, le 22
exactement où j'ai amené Uno et Ulan chez leur adoptante,
Mélitta.
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Vous avez eu l'occasion d'apercevoir Ulan à son
arrivée sur la première photo du 18 février 2010
où il est avec sa mère Java. Il était à
l'époque cachectique et le voilà à gauche le
jour de son arrivée chez Mélitta. Impressionnant n'est-ce
pas ? Il est devenu magnifique en quelques mois seulement. |
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Quant à Uno, idem ! Il n'est plus le petit âne
pouilleux, squelettique que vous avez pu voir sur les nouvelles du
5 février. Il est maintenant bien rond et plein de vie. |
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Les voilà bien installés dans leur nouvelle
famille où ils font le bonheur de leur toute aussi nouvelle
maman. Au début, ils ont un peu donné du fil retordre
à Mélitta, surtout Ulan qui avait décidé
que dans ce nouveau terrain c'est lui qui serait le patron ! Depuis,
ça c'est bien arrangé, Mélitta a mis un peu d'ordre
! Ils ont un nouveau compagnon le petit chien Pierrot. |
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Mais avec les animaux, je suis bien placée pour vous dire que
les soucis ne manquent pas et un jour de neige, le petit Uno a glissé
très doucement, sans aucune violence et qu' il s'est, malgré
tout, cassé la hanche. Voilà, ce qui arrive plus facilement
quand les animaux souffrent de graves carences dès leur plus jeune
âge, Ils restent malheureusement très fragiles malgré
les bons soins dont ils ont fait l'objet. Certes, ça n'est pas
irréversible, Uno est encore un bébé et la calcification
pourra se faire plus aisément. Notre Mélitta est bien sûr
très attristée, mais elle garde confiance et je sais qu'Uno
est particulièrement bien soigné. l'immobilisation au box
risque d'être un peu longue, mais nous croisons les doigts et souhaitons
à notre petit ânon préféré un prompt
rétablissement.
Le mercredi 2 septembre, toujours 2009, nous profitions, Annick et moi
d'une enquête dans le Vaucluse pour aller voir Quinoa, ponnette
type appaloosa saisie en septembre 2007 et adoptée le 4 juin 2008.
Plus d'une année était passée et nous n'avions ni
nouvelle, ni photo de Quinoa.
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Pour vous remettre en mémoire son histoire, voilà
quelques photos de Quinoa datant de 2007 lors de l'enquête chez
le tortionnaire. Elle était particulièrement squelettique
au point de craindre pour sa vie ! |
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Après avoir été sérieusement
remise en état au refuge, la belle avait été
adopté en juin 2008 et je l'avais amenée dans une très
jolie propriété herbeuse et ombragée où
elle devait couler des jours heureux en compagnie d'un petit âne.
Les adoptants semblaient charmants et je suis repartie ravie de ce
merveilleux placement. Le contrat signé, j'avais l'assurance
d'avoir régulièrement des nouvelles. |
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15 mois après, nous visitions donc notre protégée,
très inquiètes à l'idée qu'il y ait un
problème. En arrivant, nous n'avons vu ni l'âne ni la
ponette et personne ne répondait à la sonnerie. Nous
avons donc insisté lourdement et l'adoptante est venue nous
ouvrir, très surprise qu'on ait pu se faire quelques soucis.
Les 2 animaux s'étaient mis à l'abri et j'ai été
rassurée de les voir sortir tous les deux. A vrai dire Quinoa
était devenue carrément obèse, presque aussi
large que haute et c'est avec plaisir que nous avons constaté
qu'elle nous reconnaissait. Elle ne nous a pas lâchées
demandant sans arrêt des câlins. |
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Je l'ai bien sûr, passée rapidement en revue de la tête
au pied et je me suis aperçue que ses sabots n'avaient pas du tout
été entretenus. Pour le petit âne idem, on pouvait
même observer un début de sabot en babouche. J'ai donc expliqué
à l'adoptante qu'il était urgent de faire venir le maréchal
et que ses animaux risquaient une fourbure. Affaire à suivre, nous
y retournerons en début d'été prochain.
Si je m'étends un peu sur cette visite c'est pour préciser
qu'il est aussi dangereux de priver un cheval de nourriture que de le
laisser manger à volonté de l'herbe fraîche. Nous
avons eu ici plusieurs fourbus dont certains ont du être euthanasiés
malgré les soins intensifs et une surveillance de tous les instants.
L'entretien des pieds est aussi indispensable, car tout le poids repose
sur eux. Voilà pourquoi j'insiste sur les nouvelles et les photos
des chevaux mis à l'adoption. N'ayant pas toujours le temps de
les visiter, je me fais une petite idée avec les photos. A vrai
dire depuis septembre je n'ai toujours pas eu de nouvelle et je vais devoir
prendre mon téléphone et peut-être, parler un peu
plus fort ! L'engagement pris dans les contrats n'est pas difficile à
tenir, il suffit d'un peu de bonne volonté et de conscience.
Le lendemain, jeudi 3 septembre, encore 2009, j'étais alertée
par un mail très alarmiste de tout un troupeau de chevaux absolument
squelettiques dans le département de la Creuse. Les chevaux appartiennent
à une femme prétendant faire de la protection animale ou
plutôt gardant des vieux chevaux en pension. Les personnes enquêtant
sur place, au vu de certaines mâchoires affirment que les chevaux
ne sont pas si vieux que ça, certains sont même des poulains.
Pourtant la majorité des animaux est cachectique, la détentrice
ne s'en occupe que très peu, le foin est rare et les abreuvoirs
sont vides. Tout le troupeau est en état de misère physiologique
et il va falloir agir au plus tôt.
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Difficile de rester de glace devant de telles images.
On ne peut attendre, chaque jour compte, la dégradation des
animaux est palpable au quotidien. |
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Non seulement le cheptel reste longtemps sans nourriture et même
souvent sans eau au plus chaud de l'été, mais en plus, on
constate fréquemment qu'il divague avec les risques que cela peut
entraîner. Devant l'état catastrophique des animaux je prends
contact avec la Direction Départementale des Services Vétérinaires
de la Creuse qui a déjà été sollicitée
par une association locale, j'apprends que la propriétaire a refusé
de présenter les papiers des chevaux qui devraient tous être
identifiés et pucés. Un technicien aurait été
gravement menacé par cette dernière, il a même usé
de son droit de retrait devant la violence des propos. Vu le manque de
soins de nourriture et d'eau le maire de la commune s'est vu dans l'obligation
de prendre un arrêté de réquisition afin de palier
à ces carences pouvant entraîner la mort de certains de ces
animaux. D'autre part on a pu constater sur le site un mouvement tournant
inquiétant. Une semaine il y en a 13, plus tard 16, la semaine
d'après 14, les plus chétifs disparaissent, d'autres les
remplacent, il y a même des étalons mêlés aux
juments (!) , d'où la conclusion que cette personne possède
un grand nombre de chevaux qui sont tous en difficultés et dont
la vie est un véritable enfer.
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Le 11 septembre une jument grise maigre jusqu'à
la fonte musculaire, meurt après une très longue agonie
dans l'indifférence de la propriétaire. Les marques
laissées sur le sol et l'escart de frottement situé
au grasset prouvent qu'elle s'est débattue longuement sans
qu'un vétérinaire ait été appelé.
Déjà en février de cette année un poulain
avait perdu la vie dans des conditions qui restent à déterminer. |
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Si l'on observe les dents ce cheval, on se rend bien
compte qu'il peut avoir une quinzaine d'années au plus et même
peut être moins. Tous ne sont pas des grabataires ! Quant à
ceux qui pourraient dépasser les 25 ans il faut savoir qu'ils
perdent leurs molaires et que la survie pour leur retraite dépend
d'une alimentation appropriée faites de produits très
onéreux, nous sommes loin de ce cas de figure. Quant aux pieds
la photo se passe de commentaires ! |
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Le 22 septembre l'état d'une des jument se dégradait
sérieusement et le vétérinaire appelé
par les associations n'hésite pas à parler de pronostique
vital engagé, d'où l'urgence d'une intervention qui
risque déjà d'être trop tardive. De plus les pieds
de cette jument qui n'ont pas été entretenus depuis
fort longtemps ont besoin du maréchal ferrant, les sèmes
(fentes du sabot de bas en haut) sont si importantes qu'elles atteignent
la couronne et nécessitent probablement un cerclage. |
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Malgré le refus d'obtempérer de la propriétaire,
la divagation considérée comme délit, la privation
de nourriture et d'eau, la D.D.S.V. de la Creuse ne semble pas être
décidée à faire saisir les animaux. Le 26 octobre
je dépose plainte directement au Procureur de la République
de Guéret demandant la saisie du troupeau et l'interdiction de
posséder des animaux, sans oublier de me porter partie civile dans
cette affaire. Ce sera la première plainte sur le bureau du Procureur,
d'autres suivront celles de One Voice, la F.B.B., et l'association locale.
Malgré ce, il faudra attendre la mort de 2 chevaux de plus le jour
de Noël puis celle d'un poulain de 2 ans le 30 décembre. Enfin,
le 4 janvier 2010, 15 chevaux sont saisis et sont placés dans des
familles après avoir compté 7 morts. Je suis soulagée
de savoir les animaux en sécurité, je m'étais bien
sûr proposée dans le cas où les places manqueraient
mais bien sûr, vu la charge actuelle du refuge et les moyens financiers
limités, je suis heureuse qu'ils aient pu être casés
sur place. Déjà des juments sont en train de pouliner ce
qui prouve bien la volonté de la tortionnaire de vouloir faire
de la reproduction et pas de la protection animale. Je ne manquerai pas
de vous tenir au courant de la suite du procès.
Il est bien tard et la mise à jour est déjà bien
éprouvante de part ce dernier récit sordide. Il est temps
de nous quitter et nous ferons notre possible pour revenir jeudi prochain
pour finir l'année 2009. Nous faisons face actuellement à
des conditions climatiques insupportables au gel succède les trombes
d'eau puis la grêle, enfin c'est la totale et nous pataugeons du
matin au soir.
Merci de nous suivre avec tant d'assiduité, à bientôt.
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Le 18 février 2010
C'est incroyable, pour la troisième fois nous tenons nos engagements
! A cette allure, nous aurons vite fait de vous relater 2009 car, en plus,
j'avoue ne pas avoir tenue mon agenda très à jour en cette
année difficile, de ce fait, certaines affaires risquent de nous
échapper.
Nous passons tout de suite en avril, le jeudi 9 exactement où les
services vétérinaires nous ont amené, en provenance
de Générargues trois équidés. Une jument camarguaise
de 14 ans suitée d'un poulinou, aussi maigre l'un que l'autre et
une pouliche de 5 ans, type ibérique, cachectique et si carencée
qu'elle en a oublié de grandir. Tous les trois sont assez sauvageons
et c'était, à mon avis, la première fois qu'ils rentraient
dans un box. Quelques soins d'urgence ont été prodigués
tel que le bain anti-poux et le parage des pieds qui s'est avéré
sportif ! Ces chevaux appartenaient à un inconscient qui entasse
les animaux chez lui alors qu'il n'a ni les moyens, ni les compétences
d'en avoir autant. Plusieurs chiens squelettiques lui ont aussi été
enlevés.
Il a fallu leur trouver un nom et, vu que ça bougeait beaucoup
on a appelé la pouliche Rumba, la maman camargue, Java et le bébé
Ulan pour qu'il soit à la lettre. Je vous laisse apprécier
l'état très limite de ces pauvres animaux. En quelques mois,
les vermifuges, la bonne nourriture ont eu raison de leur mauvais état
et je puis vous assurer qu'à ce jour les deux juments sont des
vraies boules. Quant à Ulan il a été adopté
en même temps que notre petit Uno par notre amie Mélita dont
je vous ai déjà parlé il y a quelques jours. La seule
façon de remettre Java en état était de sevrer le
poulain qui en avait l'âge.
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Notre Rumba a bien changé, elle est devenue très
sociable et ne pose à ce jour plus aucun problème de
santé, par contre sa croissance est arrêtée, elle
restera un petit modèle. Entre le poil d'hiver, les jeux d'ombres
et la boue, elle a une robe bien particulière ! |
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Quant à Java, comme vous le voyez, elle est grasse
à souhait mais son caractère n'a pas beaucoup évolué
! Elle est toujours sauvageonne, et pour l'attraper il faut s'y prendre
à l'avance ! En tous cas elles font plaisir à voir.
Vous avez une idée du bourbier dans lequel nous nous trouvons.
Après une semaine de gel à moins dix, moins douze, nous
avons eu droit à des trombes d'eau pendant 48 heures. C'est
l'enfer ! |
Dernièrement j'ai eu encore plusieurs téléphones
m'avertissant du mauvais état des animaux qui avaient été
laissés au propriétaire. Les chiens sont d'une grande maigreur
et les chevaux ne sont pas mieux. Il est certain qu'il aurait été
préférable de lui enlever tous les animaux. Il va donc falloir
que je remonte au créneau mais en ce moment les enquêtes
ne sont pas faciles. La Direction Départementale des Services Vétérinaires
a été sérieusement remaniée, elle a changé
d'appellation, de personnel et de ce fait, nous avons perdu Monsieur Blanc
qui en était le directeur. J'avais pris l'habitude de travailler
avec lui et j'avoue que je suis un peu désorientée. La mise
en place d'une nouvelle équipe est toujours compliquée et
surtout très longue. Les affaires à traiter sont si nombreuses
qu'il y a de quoi y perdre son latin. J'espère que ça n'est
qu'une question de temps et que nous pourrons bientôt travailler
ensemble avec autant d'efficacité que par le passé.
Les histoires de chevaux sont vite rattrapées par celles des chiens,
nous en donnerons la preuve dans les jours qui suivent, l'année
2009 en a été le reflet, déjà un premier exemple.
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Le 24 avril j'ai vu débarquer au refuge une personne avec
une petite chienne très maigre, très affaiblie et pleine
de puces. Complètement dénutrie, elle semblait hagarde
et dans un autre monde. Nous en avons pris soin immédiatement
et l'avons amené chez le vétérinaire. Mais ce
n'est pas tout. |
En effet cette chienne venait d'être enlevée d'une très
mauvaise maison où elle serait morte si on l'y avait laissée.
Son compagnon d'infortune a eu, lui, moins de chance. Nous avons retrouvé
son cadavre en voie de décomposition dans le petit parc réservé
aux chiens dont on ne s'occupaient plus depuis longtemps. Ceci dans le
jardin d'une villa où les enfants jouaient régulièrement.
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Triste tableau d'un animal mort depuis plusieurs semaines dans l'indifférence
totale de la propriétaire. Il faut préciser que la petite
chienne, sauvée de justesse vivait à côté
du cadavre, sans eau propre ni nourriture au milieu de déchets. |
Pour la petite histoire, la propriétaire peu scrupuleuse était
tout simplement toiletteuse pour chien. Elle avait déjà
été épinglée en 2008 par la S.P.A alors qu'elle
avait laissé mourir à petit feu 2 dogues argentins. Après
cette dernière affaire plainte a été déposée
et nous avons obtenu la correctionnelle, le procès est passé
le vendredi 28 août et la toiletteuse a pris 500 Euro d'amende,
un mois de prison avec sursis et, le plus appréciable, l'interdiction
de posséder des animaux et de travailler en leur compagnie pendant
5 ans. Certes la punition peut sembler douce en comparaison de la souffrance
des animaux mais nous sommes satisfaits de savoir qu'une fois de plus,
le tribunal est allé dans le sens de l'interdiction, ce que nous
demandons à chaque fois mais qui ne nous est pas souvent accordé.
Le récit qui va suivre relate un fait très étrange,
jamais vraiment élucidé et pour lequel je me pose toujours
des questions. En Lozère à la limite du Gard, un cheval
qui était en pension dans une "promenade pour touristes"
est retrouvé errant sur la voie publique. Un énorme trou
lui traverse l'encolure de part en part, on peut suivre l'animal à
la trace tant l'hémoragie est importante. Par chance la personne
est infirmière, elle arrive a arrêté l'hémoragie
par compression, le temps de trouver les propriétaires du cheval
et un vétérinaire.Celui-ci fait un diagnostic très
clair : l'encolure a été transpercée par une balle
explosive mais aucun organe vital n'est touché et le cheval va
pouvoir s'en sortir après une intervention délicate et un
suivi de soin très méticuleux. Nous sommes en mai, la chaleur
est déjà là et les mouches sont au rendez-vous.
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Intervention du côté droit de l'encolure, puis du côté
gauche. |
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Il se trouve que le cheval appartient à la "copine"
du petit fils d'amis à moi qui ne manquent pas de m'avertir. La
propriétaire a des petits moyens, peu de connaissances vétérinaires
et je comprends qu'il serait préférable que je me déplace.
Déjà le vétérinaire n'avait pas été
payé et à mon avis, il était hors de question qu'il
se déplace une deuxième fois gratuitement.
Me voilà donc partie pour la Lozère avec produits injectables,
pommade et spray vétérinaires. Je ne peux que constater
les faits, le diagnostic du véto est incontestable, Macou ( c'est
le nom du cheval) a bien été tiré à balle
explosive ! Bien sûr nous n'avons pas de preuve et les gendarmes
n'ont pas eu très envie d'en chercher et encore moins d'en trouver.
Le cheval aurait pu, d'après eux s'échapper et courir au
milieu des arbres, s'empalant sur une branche. Pour ma part j'ai bien
observé le cheval et les zébrures ne sont pas dans le sens
de la marche mais de haut en bas, ressemblant plutôt à des
coups portés à l'aide d'une cravache ou d'un fouet pour
faire sortir le cheval de son parc. De plus ce genre de blessures n'a
pu être occasionné que par une arme de chasse et on se demande
bien quel genre de personnage peut posséder une telle arme. Je
vous laisse à votre réflexion !
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L'inflammation était telle que d'énormes
oedèmes se sont formés ça et là, le plus
gros au niveau du poitrail |
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Comme vous pouvez le constater Macou a
subi une flagellation et non des traces de branchages. C'est très
clair sur la photo. |
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Qui en voulait à Macou ? Etait-ce à sa propriétaire
ou à la tenancière de la balade ? Les questions resteront
probablement sans réponse, après tout, Macou n'est qu'un
cheval ! A priori, Macou s'en est sorti , il a beaucoup maigri et je n'ai
jamais eu d'autre nouvelle, malgré mes recherches. Je sais qu'il
est revenu dans le Gard, du côté de Ners; si vous croisez
son chemin n'hésitez pas à m'en faire part.
Quelle drôle de société, quels drôles de gens,
n'importe qui est prêt à faire n'importe quoi et c'est souvent
les animaux qui en font les frais. Je ne m'y habituerai jamais.
La suite au prochain numéro en espérant qu'il ne soit pas
trop lointain. Si les choses vont comme nous l'espérons nous reviendrons
jeudi pour passer un moment avec vous. N'oubliez pas de cliquer chaque
jours sur www.actuanimaux.com
où vous retrouverez Gringo, notre grand brûlé.
Chaque clic peut rapporter quelques sous pour le refuge. Je compte sur
vous.
Merci pour votre fidélité, à très bientôt.
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Le 11 février 2010
Comme promis nous revoilà en ce jeudi hivernal particulièrement
glacial. Le vent du nord souffle à 100 à l'heure en rafales
après être passé sur la neige des trois quarts de
la France. Impossible de se réchauffer ! C'est quand même
la première année que je ne peux utiliser mon imprimante
le matin ; sur l'écran s'affiche la mention " température
trop basse", les plantes ont gelé dans le bureau et pour moi,
c'est en cours ! Bien sûr aujourd'hui il faut abreuver les animaux
au seau avec les bidons, de quoi réchauffer nos petits gars qui
les transportent. En parlant de ça, ce matin un de nos salariés
était encore absent comme il l'était hier, sans avertir,
injoignable au téléphone, laissant les camarades se débrouiller
! Il faut dire qu'il est coutumier du fait puisque la dernière
fois il est resté quinze jours sans donner de nouvelles puis a
réapparu comme une fleur. Certes il faut de la patience avec les
animaux mais les relations humaines sont encore bien plus compliquées
et la conscience professionnelle n'est plus à l'ordre du jour.
Pour essayer de se mettre à jour de l'année 2009 nous allons
parler des faits marquant car, ayant un peu perdue la tête mon agenda
est presque vierge et ma seule façon de retrouver quelques histoires
est de consulter les dates sur mes dossiers photos.
Le 28 janvier après avoir été avertie par téléphone,
je me rendais à Marguerite en compagnie d'une technicienne des
services vétérinaires pour voir un âne et un cheval
attachés nuit et jour sur une petite parcelle en bordure de route
sur la commune de Marguerite. L'âne était attaché
avec un noeud coulant autour de l'encolure et, chaque fois qu'il tirait
le noeud se resserrait. Ses pieds, encore ferrés avaient une longueur
anormale et l'animal commençait à avoir des difficultés
à se déplacer. Quant au cheval il était aussi attaché
mais avec un licol. Aucun point d'eau n'était visible mais les
2 équidés semblaient en bon état. Il nous fallait
intervenir auprès des propriétaires pour qu'ils abreuvent
leurs animaux et fassent en sorte de les libérer dans un parc clôturé.
Renseignement pris auprès de la police municipale, c'est avec horreur
que je m'apercevais de la similitude avec l'affaire de notre pauvre Margot
pour laquelle j'étais intervenue en octobre 2001.
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Margot avait été saisie alors
qu'elle mourait à petit feu attachée à un arbre
avec un noeud coulant au bout d'une corde de 3 mètres.Elle
était d'une maigreur impressionnante, Ses sabots antérieurs
avaient poussé en escargot et elle marchait sur les boulets.
Nourrie aux épluchures et aux croûtes de pain, sans eau
à proximité, elle partageait son temps avec une chèvre,
qui elle, marchait sur les genoux. Ce jour là nous emmenions
les deux au refuge pour essayer de leur redonner goût à
la vie malgré leur terrible handicap. Elle était devenue
presque jolie au refuge mais, les 14 ans de maltraitance qu'elle avait
subie nous ont obligé à abréger sa vie en 2007
car Margot marchait de plus en plus mal malgré les interventions
nombreuses du maréchal ferrant. |
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En effet je me trouvais à nouveau confrontée à ces
horribles gens devenus ce jour récidivistes. Si on ne faisait rien
pour le petit âne il risquait de finir avec les mêmes pieds
que Margot. La rondeur des animaux était due au fait qu'ils étaient
chez les tortionnaires seulement depuis deux mois. Je comprenais mieux
! Dans la "cour" , il y avait aussi une jeune chienne adorable,
attachée à une corde d'environ 2 mètres et sans eau
à proximité. Sur ce coup là, la saisie n'a pas été
possible immédiatement et les services vétérinaires
ont demandé aux vilains propriétaires de bien vouloir mettre
le parc en conformité pour pouvoir lâcher les animaux.J'avoue
être partie très déçue, avec un mauvais pressentiment.
Malheureusement je ne m'étais guère trompée. Dans
la nuit du 29 au 30 le cheval se faisait renverser par une camionnette
et a été euthanasié sur le champ. Le lendemain les
gitans se sont dépêchés de vendre l'âne et jamais
je ne saurai ce qu'il est devenu. Ma peine s'est transformée en
haine, mais malheureusement je n'ai pas tous les pouvoirs et ne peut qu'espérer
de ne pas être obligée d'intervenir chez ces abrutis je sens
que je pourrai devenir méchante !
Il m'aurait été difficile d'oublier l'affaire concernant
2 chevaux Hispano-camargue que nous avons saisis du coté Nîmes
le 25 février. En effet le 24 j'avais été interpelé
pour me rendre à une enquête du coté de Nîmes
où 2 chevaux étaient en train de mourir de faim et de soif.
Devant une telle urgence je décide d'y aller l'après-midi
même et force était de constater que la description était
une réalité. Le plus faible des 2 chevaux était couché
ne semblant pouvoir se relever. Tous deux étaient cachectiques
et particulièrement déshydratés. Aucun abreuvement,
aucune nourriture n'était visible et à mon avis, il fallait
faire vite ! Après leur avoir donné un peu de nourriture
je suis vite rentré au refuge pour faire un rapport d'enquête
avec photos au directeur de la D.D.S.V. Monsieur Jean-Louis Blanc. Le
soir même je recevais par retour l'autorisation de saisir les animaux
considérant que cet absence de soins était à l'origine
de l'état de misère physiologique et de souffrance des animaux
et qu'à ce titre il y avait urgence à intervenir.
Le lendemain matin l'arrêté préfectoral ordonnant
le placement d'urgence me parvenait par mail et aussitôt Dany et
moi nous mettions en route pour aller chercher les deux chevaux. Arrivés
sur place un technicien des services vétérinaires nous attendait
confirmant le rapport d'enquête envoyé la veille. Nous avions
prévu quelques bidons d'eau car la déshydratation des chevaux
était particulièrement inquiétante. J'avoue que j'ai
rarement vu des chevaux se jeter sur les seaux d'eau de la sorte, d'ailleurs
ils se sont carrément disputer le dernier seau. Ensuite ils ont
embarqué sagement, très interessés par le foin de
Crau disposé dans les filets.
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Le voyage c'est bien passé, le cheval le plus
faible a réussi à se tenir debout j'imagine que la ré-hydratation
et le bon foin y étaient pour quelque chose. |
L'arrivée au refuge a suscité quelques Ah! et Oh! de la
part des bénévoles et tout le monde a eu envie de s'occuper
des deux malheureux.
Bien sûr dès le lendemain notre vétérinaire
est venue faire une visite à nos rescapés, les maréchaux
ferrant ont suivi de peu et ensuite la routine de remise en forme a été
déclenché, en quelques mois les 2 chevaux sont devenus magnifiques,
complètement transformés.
Cette histoire est très différente des autres, car si la
maltraitance et le manque de soins ne faisaient aucun doute il y avait
derrière une désespérance humaine doublée
d'une mésentante familiale et bien sûr, comme d'habitude
se sont les animaux qui en ont fait les frais. J'ai donc pris la peine
d'étudier très sérieusement ce dossier, d'écouter
les parties qui s'opposaient, pris connaissance d'un dossier photos avant
le drame et, avec l'autorisation de la D.D.S.V. j'ai rendu les chevaux
un an après leur saisie aux deux jeunes propriétaires, en
mon âme et conscience. Ces derniers ont malgré tout reconnus
leurs torts et moi, les circonstances atténuantes. J'en reste la
gardienne désignée par les services vétérinaires
et je ne pense pas le regretter. Cette action inhabituelle et qui ne me
ressemble pas est basée sur la confiance et la sincérité.
Il est difficile de tout vous expliquer mais je ramenais les chevaux en
janvier 2009 chez 2 jeunes gens émus aux larmes de retrouver leur
compagnons qu'ils avaient fait souffrir malgré eux.
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Heureusement que nous avions fait les chevaux bien propres, en descendant
du van, ils se sont roulés comme des fous, mais ils sont ronds
comme des billes ! Une vilaine histoire qui finit bien, ne vous en
faites pas je reste vigilante, mais il faut quelquefois savoir faire
la part des choses. |
Avant de nous quitter je dois vous parler du site d'Actuanimaux avec
lequel j'ai signé un partenariat pour essayer de gagner quelques
petits sous, vous pourrez consulter sur les 2 liens suivants :
www.concours-solidaires.com
www.actuanimaux.com
Nous venons de passer quelques heures pour arriver péniblement
à finir le mois de février 2009 mais nous allons essayer
de revenir la semaine prochaine car il y a encore pas mal de pain sur
la planche. Je remercie tous ceux et celles qui m'ont témoigné
leur sympathie et j'ai cru comprendre que beaucoup d'entre vous étaient
heureux de notre retour sur le net. Je sais que certains ont même
cru qu'on avait disparu ! Comment voulez-vous qu'on puisse s'évaporer
avec près de 200 animaux ? Il faudrait une sacrée baguette
magique ou bien une liquidation, Dieu nous en garde.
Aucune inquiétude pour les reçus, j'en envoie tous les
jours, votre tour viendra. Et vous, parrains et marraines ne perdez pas
patience les nouvelles ne vont pas tarder, j'ai dû changer mon imprimante
je ne pouvais plus tirer les photos.
Merci à tous pour votre compréhension, votre fidélité
et votre générosité qui me touche beaucoup.
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Le 5 février 2010
Il y a un an jour pour jour, je vous promettais un très rapide
come-back mais la vie en a voulu autrement. En effet le 7 février
2009 je perdais ma fille Alexandra dans des conditions particulièrement
dramatiques et depuis je n'ai plus la tête pour écrire des
textes, quels qu'ils soient. Rassurez vous je n'en ai pas abandonné
le refuge ni les animaux pour autant et n'ai cessé de les secourir.
Même aujourd'hui j'ai beaucoup de mal à aligner les mots
les uns derrière les autres, mais je vais faire de mon mieux pour
reprendre le cours de ce site trop longtemps abandonné.
Si les premières photos sont celles d'une magnifique petite chatte
de race Bengale c'est parce que Sanga ( c'est son nom ) est le souvenir
vivant d'Alexandra qui était une passionnée de chats. Celle-ci
était sa préférée car elle l'avait sauvée
d'une mort certaine lors d'une exposition féline. Une éleveuse
peu scrupuleuse présentait ce chaton les yeux fermés par
le pus, d'une maigreur impressionnante. L'ayant beaucoup soignée,
elle s'en était occupé beaucoup plus que les autres et lui
vouait une immense affection. Sanga s'est bien habituée à
la maison malgré l'accueil frileux que lui ont réservé
mes nombreux minous. C'est une chatte très gaie, hyperactive, chasseuse
mais particulièrement câline. Elle représente beaucoup
pour moi. Je vous laisse apprécier sa beauté sauvage !

Ma dernière apparition avait ciblé le départ de
notre regretté Upsa et je n'avais pas pris le temps de relater
les faits concernant l'horrible affaire de la Ferme-zoo de Cessenon sur
Orb qui defrayé la chronique dans le quotidien Midi-Libre pendant
plusieurs semaines. En effet une macabre découverte avait été
faite en janvier 2009, plus d'une trentaine d'animaux morts et bien d'autres
à l'agonie avaient été retrouvés dans cette
ferme. L'endroit était quasi abandonné depuis déjà
longtemps, les animaux n'y étaient plus nourris ni abreuvés
et mourraient à petit feu, certains enfoncés dans une boue
collante au milieu des installations en état avancé de délabrement
et de saleté. Il faut dire que 800 animaux vivaient entassés
sur une superficie réduite. Alertés, les gendarmes et la
direction des services vétérinaires se sont rendus rapidement
sur place, ils n'ont pu que constater les images saisissantes de désolation.
Le gérant, Eugène Paquay aurait quitté les lieux
trois semaines auparavant car sa ferme avait été placée
en redressement judiciaire. Il aurait emporté avec lui différents
animaux qui pouvaient présenter une valeur marchande, pour essayer
de lancer une entreprise similaire dans un autre département abandonnant
le reste du cheptel sur place. Déjà en décembre les
pouvoirs publics avaient été intrigués par un camion
d'équarrissage embourbé sur le chemin de la ferme.
Le 13 janvier 2009 nous nous mettions en route pour la fameuse ferme
où nous devions récupérer les équidés
survivants alors que des camions " d'Assistance aux Animaux "
étaient chargés d'emmener les ovins et les caprins pour
les rapatrier sur Versailles. Un autre camion provenant d'un zoo embarquait
les animaux tel que les buffles, les zébus et watusis. Nous avons
ramené trois ânes mâles entiers et deux ânesses
dans un état catastrophique dont une était gestante et suitée
d'un petit ânon quasi mourant.

Si je suis revenue sur cette affaire déjà ancienne c'est
tout simplement que je tenais à informer les quelques personnes
généreuses qui ont participé financièrement
aux soins de ces pauvres animaux.
Il resterait beaucoup à dire car, après avoir remis en état
tous ces pauvres ânes, nous avons eu l'immense tristesse d'être
obligés de faire euthanasier Nounette, la maman du petit Uno. Elle
était devenue magnifique mais sa hanche cassée l'handicapait
de plus en plus à mesure qu'elle prenait du poids, non seulement
du à la bonne nourriture mais aussi à son état de
gestation. Ses genoux étaient déformés par l'arthrose,
le postérieur gauche de la hanche cassée ne posait plus
et il ne lui restait plus que le postérieur droit pour la porter.
La vie pour elle était devenue un enfer, elle passait des nuits
à gémir pour essayer de se lever, elle ne faisait plus que
quelques pas et il a fallu prendre la bonne décision. Les photos
suivantes sont magnifiques, homage soit rendu à son courage. Un
an après, ma belle Nounette nous pensons encore à toi très
fort.
Uno, le fils de Nounette a miraculeusement survécu et coule des
jours heureux chez Mellita, une fille formidable.
Nounette au refuge après quelques mois de soins intensifs.
Il faut tout de même préciser que Paquay a été
recherché puis mis en garde à vue lors de la monstrueuse
découverte, puis relâché 24 heures après. La
mort de plus de 50 animaux et la souffrance des autres n'ont pas semblé
suffisantes à la justice pour incarcérer le tortionnaire.
Les infractions retenues contre lui étaient nombreuses : abandon
volontaire d'animal domestique, sévices graves et actes de cruauté
envers un animal domestiques, tromperie sur la nature, la qualité
substantielle, l'origine des échanges intra-communautaires d'animaux,
utilisation pour l'alimentation animale de matière interdites ou
ayant fait l'objet de restrictions, usage de fausses attestations ou faux
certificats.
Mais par chance ( pour nous !) l'ex-gérant s'est dépêché
de récidiver. Il a été interpelé le 28 avril
dans l'Ain en flagrant délit alors qu'il se livrait à une
livraison irrégulière d'animaux domestiques, il a été
placé ce jour en détention et j'espère qu'il croupit
encore dans une geôle aussi sordide que celle de ses animaux.
Malgré quelques heures passée ensemble il me faudra encore
beaucoup de "come-back" pour être à jour, nous
n'avons qu'une année de retard !
Au passage, je vous informe que cet hiver siberien est un véritable
enfer pour nous et les animaux, nous passons de la boue à la glace
et de la glace à la boue ! Nous avons essuyé des températures
négatives jusqu'à moins huit gelant les tuyaux et les abreuvoirs
et nous obligeant pendant plusieurs jours à faire boire chaque
cheval et autres animal au seau. Les tournées aux bidons ont eu,
pendant quelques semaines, raison de notre moral.
Je vous mentirai en vous disant que les finances s'améliorent,
la crise c'est la crise et nous, associations, nous la prenons en pleine
figure. Merci aux "bons irréductibles" qui, malgré
ce silence ont quand même envoyé leur obole. Ce soir nous
prenons, Dany et moi la résolution de vous donner rendez-vous la
semaine prochaine. Je reste persuadée que vous me pardonnerez.
A bientôt
Paula.
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Le 17 Septembre 2009
Journée porte ouverte! Avec un peu de retard, voici l'annonce sur ce
site. Elle se déroulera le dimanche 20 septembre, avec de nombreuses activités
et possibilité de se restaurer sur place. Il y aura aussi une animation
musicale avec deux bons groupes locaux : NO NAME et GABBA HEY. En espérant
un temps clément nous vous souhaitons la bienvenue en cette Journée
Nationale du Cheval.
Veuillez pardonner mon long silence, cette année 2009 a été
ponctuée par de tristes évènements aussi bien au
niveau du refuge que familial.
Toutefois je vous promets un "come back" dans les semaines
à venir. A bientôt
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Le 5 février 2009
Je suis tout à fait consciente de vous avoir beaucoup négligés
vous, nos internautes préférés, et je me rends compte
qu'il faut absolument donner un petit signe de vie avant que vous nous
croyiez disparus. Malheureusement ce ne sera pas ce soir que nous mettrons,
Dany et moi, le site à jour. Les événements ce sont
succédés, l'automne puis l'hiver sont arrivés et
c'est vrai que je n'ai pas vu le temps passer. Depuis la mi-octobre nous
sommes plongés dans une boue récurrente alimentée
par des pluies torrentielles et quasiment incessantes. Dès que
le ciel se dégage, le froid revient aussitôt, la boue gèle
et rien ne sèche ! En plus, les enquêtes sordides ne manquent
pas et sont souvent suivies de saisies. Le refuge est bondé, il
nous faut construire de nouveaux box pour pouvoir accueillir les pauvres
déshérités qui crèvent à petit feu
dans le froid et l'humidité et de surcroît sans nourriture
et sans soins.
Aujourd'hui, c'est une vraie journée de galère ponctuée
d'une pluie battante et d'orages violents dignes du moi de mars, mais
tout ça ne serait presque rien si nous n'avions pas perdu notre
UPSA. Ce matin, Sabine, notre véto, est venue l'euthanasier pour
abréger ses souffrances. Je prends quelques minutes pour vous résumer
l'histoire d'un battant, d'un cheval merveilleux victime, lui aussi de
la connerie humaine !
Un des pionnier de l'association, il est arrivé en 92, très
handicapé et extrêmement boiteux. UPSA venait d'un centre
équestre de Nîmes où il avait été un
excellent cheval de saut d'obstacle. Beaucoup trop sollicité il
a très vite présenté une inflammation des tendons
qui ne lui permettait plus de travailler autant. Alors l'horrible tenancier
de ce centre équestre n'a pas hésité à le
faire névrectomiser pour pouvoir continuer à l'exploiter
au maximum. Ne sentant plus la douleur notre vaillant UPSA a sauté,
sauté, encore sauté jusqu'à ce qu'il se fracasse
les boulets des antérieurs sur l'obstacle devenant handicapé
à jamais. L'accueillir au refuge alors naissant, fut pour moi un
véritable bonheur. J'ai pu le choyer à mon aise, le soigner
tant et plus pour finir par le voir trotter et galoper comme un autre
cheval. J'ai apprécié, tout au long de ces années
son caractère affirmé, son intelligence et son côté
affectueux. Mais UPSA était resté très fragile et
ses antérieurs nécessitaient une ferrure régulière.
Ses boulets déformés étaient souvent enclin aux chocs
et des soins étaient nécessaires. Mais le temps qui passe
n'arrange pas ce genre de problèmes et les articulations se soudaient
peu à peu.
Un vilain abcès très sournois a fait son travail destructeur
sans que nous puissions trop nous en rendre compte. Le fait d'être
névrectomisé, le cheval ne sentait pas la douleur lancinante
et l'infection qui rongeait son pied. Je suis intervenue trop tard et
malgré les soins intensifs je n'ai pu le guérir. La radio
d'hier était sans équivoque, il fallait abréger les
souffrances au plus tôt avant UPSA ne puisse plus du tout poser
le pied par terre.
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Malgré les yeux tout gonflés
par les larmes, j'ai voulu donner à UPSA un dernier sourire.
Il me manquera longtemps. |
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Ce soir je hais, du plus profond de moi-même celui qui est à
l'origine de ce drame. Rassurez vous, à ce jour la névrectomie
est interdite et les sales types dans le genre de J........ne pourront
plus exploiter leurs chevaux grâce à ce procédé
indigne.
Je suis vraiment désolée que cette apparition soit aussi
triste après ce long silence. Je vous promets de revenir vers vous
très vite pour combler le vide de nouvelles entre mai 2008 et aujourd'hui,
je vous sais assez généreux pour me pardonner.
Sachez que nos finances ne s'arrangent pas, que d'autres animaux vont
arriver incessamment, tous dans un triste état entraînant
de nouveaux frais importants.Ne nous oubliez pas, à très
bientôt.
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