Nouvelles de 2008
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Le 11 juin 2008
Pour les voisins proches, veuillez noter la date de la Porte Ouverte de
l'association PERLE, ardents combattants pour la protection des chats et
des chiens.
N'hésitez pas à vous déplacer, le cadre est magnifique
et les gens chaleureux. Les animaux comptent sur vous.
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le 7 juin 2008
Comme chaque année, l'association tiendra une buvette au Festival
Country de Salindres au profit du refuge ainsi que la traditionnelle tombola.
Si vous n'habitez pas trop loin, c'est le moment ou jamais de venir nous
soutenir dans une ambiance musicale, en espérant que le temps soit
de la partie !
A bientôt.  |
| le 29 mai 2008
Je m'aperçois que je suis de plus en plus en retard en regardant
les dernières nouvelles qui relatent les faits jusqu'à la
mi-mars. Quelle horreur, comment rattraper un tel retard quand on connaît
l'emploi du temps plus que chargé au refuge, je vais être
obligée de zapper quelques petits événements de moindre
importance. En plus, voilà plus de quinze jours qu'il tombe des
cordes, nous évoluons dans un infâme bourbier et le moral
n' est pas au beaux fixe !
 |
Le jeudi 20 mars, c'est avec un gros chagrin
que nous prenons la décision d'abréger les souffrances
de notre cher Bunty. Nous avons relaté son histoire au mois
de septembre, il faisait partie de la saisie des chevaux de Paulhan
dans l'Hérault. Il était l'étalon d'un élevage
de chevaux américains et avait passé 4 ans enfermé
dans un box sordide duquel il ne sortait que rarement pour les saillies.
Il avait pourri sur pied, d'où une fourbure chronique irréversible.
Malgré des soins minutieux pendant des mois, un confort pour
ses pieds particulièrement soigné, des pansements changés
tous les deux jours, nous n'avions aucune amélioration sinon
une qualité de vie bien changée pour le cheval que nous
avons adoré et choyé pendant tout son séjour
au refuge. La dernière radio était très parlante,
la phalange allait passer à travers la sole, il restait moins
d'un millimètre et la souffrance augmentait de jour en jour.
Adieu mon Bunty, honte à celui qui t'a mis dans mis dans un
tel état. |
Pour passer à un événement plus gai, c'est, d'adoption
que nous allons parler. Le 22 mars Julie et Oscar intégraient leur
nouvelle famille très prés de chez nous, chez Karen et son
mari. Ils y sont heureux et gâtés par les deux petites filles
qui passent beaucoup de temps avec eux.
 |
Le mardi 25, je recevais un coup de
fil de notre vétérinaire pour me demander si je pouvais
transporter une petite pouliche de 2 mois orpheline et trés
mal en point, à la clinique vétérinaire. J'avais
eu précédemment vent de cette histoire. Dans un village
voisin une jument poulinière était morte de coliques
laissant la petite Tina d'à peine un mois. N'ayant pas d'excellentes
relations avec les propriétaires, je n'aie pas osé
me proposer pour élever le pauvre bébé connaissant
pertinemment leur manque de compétences. Aujourd'hui je le
regrette fort car Tina n'a pas survécu. Pourtant j'ai été
ce matin là, plus que rapide et, en à peine une heure,
la pouliche était à la clinique. Mais elle était
en hypothermie et semblait souffrir de coliques sévères.
Mise en perfusion, couverte, réchauffée par des bouillottes,
Tina est morte peu après mon départ de la clinique.
Il faut savoir que ses propriétaires lui donnaient "
un peu de granulés adultes " pour lui faire plaisir
! Je parlais de manque de compétences, en voici la preuve.
Je tiens tout de même à préciser qu'il s'agissait
de gens plutôt gentils qui semblaient sincèrement aimer
leur pouliche. |
C'est vraiment Jean qui Jean qui rit et après ce nouveau chagrin
c'est avec plaisir que nous avons chargé le 30 mars, Calista dans
le van pour une nouvelle vie en famille chez monsieur et madame Mauranne
qui l'ont adoptée seulement pour l'affection, la jument n'étant
pas montable. Elle tiendra compagnie à un hongre dans nos belles
montagnes de Haute-Loire. Si nous avons accepté une adoption si
lointaine c'est parce que notre amie Claire vit à quelques kilomètres
de là et pourra venir lui rendre visite. Les photos qui suivent
nous assurent du confort presque luxueux des installations et de l'immensité
des terres. En effet, de magnifiques abreuvoirs en pierre reçoivent
en permanence de l'eau de source, voilà quelque chose d'exceptionnel
! De plus Calista s'entend bien avec son copain et j'ai grande confiance
dans ses nouveaux propriétaires. Bonne continuation à tous.
Puisque nous parlions de Claire et de la Haute-Loire, il faut savoir
que nous avons fait au mois de mai, 2 voyages en camion pour ramener ses
12 chevaux sur l'herbe verte du refuge de " Retraite Prés-Verts"
où ils ont repris leurs habitudes, bien heureux de revoir leur
maman et, je crois que s'était bien réciproque.Claire a
d'ailleurs fait un montage avec les photos prises à l'arrivée
et vous pourrez le voir en cliquant sur ce lien : http://fr.youtube.com/watch?v=c0Lwvtyi43Y.
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Nous revenons en avril où le dimanche
13, je suis allée faire une enquête dans une commune
proche où j'ai découvert une pauvre jument, probablement
très âgée qui présentait une énorme
tumeur à la vulve et dont l'état de cachexie était
impressionnant. La tête basse, les naseaux dilatés elle
avait du mal à respirer et la souffrance insoutenable se lisait
dans ses yeux mi-clos. Comment peut-on garder un animal dans un tel
état alors que nous avons les moyens d'abréger le calvaire
imposé à cette jument depuis déjà trop
longtemps. Je reste persuadée que " les aimer " c'est
aussi savoir leur dire adieu quand on ne peut plus faire autre chose.
La jument a été euthanasiée quelques jours après. |
Ayant été alertée par un bon nombre de mails sur
un éventuel trafic de mini-poneys, je me suis inquiétée,
faisant la relation avec d'autres appels qui semblaient émaner
de la même source. Toutes ces histoires de poneys en très
mauvais état avaient un lien avec une ferme zoo de l'Hérault
et il fallait que j'en ai le coeur net, certains de ces pauvres bout de
choux étaient mourant.
Je décide donc le lundi 28 avril de me rendre à cette fameuse
ferme avec Marilyne dont c'était le jour de congé. J'avais
bien dans la tête l'idée de sortir les poneys restants, de
cette galère, quitte à les acheter . Mais il n'y avait pas
que des poneys et quel ne fut notre étonnement de découvrir
des chevaux et aussi des ânes, pour la plupart dans un état
de misère physiologique.
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Ce double poney cachectique avait la boucle
du licol incrustée sur son nez et les mouches allaient bon
train ! |
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Les ânes n'étaient pas
mieux lotis, tous couverts de poux se grattaient à n'en plus
pouvoir, leur maigreur ne faisait aucun doute, seules les ânesses
gestantes présentaient quelques rondeurs et pour cause.
Leurs pieds n'étaient plus parés depuis fort longtemps,
une ânesse présentait des crevasses dans le pli du
paturon. |

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Un aperçu de quelques pieds !
|
Sur le terrain du dessus, se trouvait un
cheval lourd grièvement blessé à l'antérieur
gauche. La plaie infectée ne semblait pas être soignée
du tout et le cheval était prostré. |
Quant aux mini-poneys, ils étaient au nombre de trois, deux petits
mâles bai brun et une petite femelle pie. Nous les avons achetés
tous les trois et nous n'avons pas pu laisser le petit âne en plus
mauvais état qui à rejoint, lui aussi, le refuge. Ils étaient
tous atteints de gourme, cachectiques sous un gros poil d'hiver et étaient
atteints d'une fièvre avérée d'environ 40° .
Rempli de vers, leur ventre étaient énormes.
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Petit aperçu des photos parlantes
que j'ai reçues par mail. Ce poney présentait des signes
d'absence d"entretien et de soins, il était atteint d'affection
respiratoire avec abcédation des ganglions sous mandibulaires.
Il était cachectique et tenait à peine debout. Les carences
sont à l'origine de la déformation de son squelette. |
Tout ce petit monde est maintenant en sécurité, qu'ils
soient au refuge ou chez des particuliers, tous ont été
soignés et la gourme éradiquée. Il a fallut plusieurs
bains pour venir à bout des poux et nous attaquons actuellement
la toilette des robes qui ressemblent à des morceaux de matelas
tant les poils étaient collés et noués.
La D.D.S.V. de l'Hérault ayant été alertée,
le propriétaire des lieux a été mis en demeure de
soigner ses animaux, de les vermifuger, d'entretenir leurs pieds et de
donner leur origine.
Il faut dire que les actes de vente remis aux nouveaux propriétaires
provenaient de personnes d'identités différentes alors que
les animaux étaient vendus par la même personne. Cette dernière
continue à mettre des annonces sur internet concernant toutes sortes
d'animaux, même exotiques. Une enquête est en cours, les acheteurs
sont invités à déposer plainte auprès de monsieur
le Procureur de Béziers.
Dès le lendemain, pour ne pas refroidir, nous repartions Marilyne
et moi direction la Petite Camargue. Nous allions chercher Diabo, joli
cheval lusitanien de 17 ans qui s'est retrouvé orphelin après
le douloureux décès de son papa Alain. La famille nous l'a
confié, c'est un cas de figure exceptionnel et il était
difficile de refuser. Son propriétaire était très
attaché à son cheval et il voulait pour lui, le meilleur.
Il faut dire que Diabo avait été opéré des
tendons et que son avenir de cheval monté était un peu compromis.
C'est un gentil cheval avec du caractère, comme je les aime ! Depuis
qu'il est arrivé il a déjà grossi, ses pieds ont
été entretenus et il a été vermifugé.
Donc à ce jour tout va bien, Diabo restera au refuge et nous lui
souhaitons une excellente retraite.
Pour changer de registre nous repartons sur une nouvelle enquête
et c'est mon amie Annick qui s'en chargera le vendredi 9 mai. Elle découvre,
sur la commune de Champclauson une espèce de terrain assimilé
à une mini décharge où se trouve un poney des chèvres
et une mule. Pas facile de vous décrire l'endroit, les photos seront
plus explicatives !
Voilà qui est fait ! Vous avez un aperçu du désastre
et de l'état de ce pauvre poney couvert de poux qui se gratte jusqu'au
sang et dont la cachexie ne fait aucun doute.
Vous imaginez bien que je suis repartie dare-dare sur une enquête
approfondie. C'est un cas de figure malheureusement ordinaire. Le propriétaire
est comme on dit, un cas social vivant du Rmi, pouvant à peine
subvenir aux besoins de sa famille et qui, bien sûr, s'offre le
luxe de quelques animaux dont l'état reflette la situation. La
D.D.S.V. est aussitôt avertie, l'affaire traîne un peu démarches
administratives obligent, et le mardi 20 monsieur Jean-Louis Blanc nous
autorise à aller chercher le poney et les deux chèvres,
la mule et le bouc étant rendus à leur ancien propriétaire.
|
Pauvre petit Jumper, je ne suis pas certaine que
tu aurais fait de vieux os chez ton ancien propriétaire,
il était vraiment temps qu'on te prenne en charge !
Il a d'abord fallut te débarrasser de tes poux si nombreux
que trois bains ont été nécessaire mais on
n'a pas pu venir à bout de tes locs, de ton pelage collé
rempli de cochonneries en tout genre, même du fil de fer accroché
dans tes crins et des bouts de grillages dans ton poil ! T'en fais
pas, on va y arriver ! |
Mais c'est qu'il a fallu sortir la tondeuse, les lentes agglutinées
par paquets au fond du poil feutré étaient trop bien installées.
On te savait trés maigre, mais après la tonte nous avons
découvert un véritable squelette ambulant ! Pauvre Jumper
tu es si gentil, toutes ces manipulations ont été faites
dans le calme et ta patience nous a sidérés ! Tu verras
dans quelques temps tu seras un très beau poney, surtout reste
toujours aussi gentil, nous t'aimons déjà beaucoup. D'ailleurs
lorsque notre ami Alain l'a découvert, il a immédiatement
voulu devenir son parrain, et chaque soir après le boulot, il vient
promener son protégé et lui faire brouter la bonne herbe
verte.
Tondu, vermifugé, les pieds parés et bien nourri voilà
de quoi remettre en forme notre Jumper !
Quant aux deux chèvres, la mère et la fille, il a aussi
fallu les épouiller sérieusement.Pour compliquer les choses,
il y a un polichinelle dans le tiroir et Biquette devrait mettre bas sous
peu ! Youpi !
Encore un joli sauvetage et toujours la même question qui se pose
" pourquoi prendre des animaux quand on peu à peine s'assumer
sois-même ? ".
Mais entre le 9 mai, date de l'enquête et le 20, jour de l'arrivée
de Jumper, il s'est quand même passé quelques événements.
Le mardi 13 nous allons, Marilyne et moi, chercher aux Harras d'Uzès
le beau Tarzan de Janno, petit étalon de pur-sang arabe dont l'avenir
était bien incertain. Tarzan est atteint d'une athérite
virale qui ne lui autorise plus une seule saillie, alors il y a péril
en la demeure et les Harras me font signe sachant que je serai probablement
la seule à vouloir en faire l'acquisition. Nous n'avons pas pu
garder Tarzan entier car il nous faisait une telle vie qu'il nous a fallu
prendre une décision. Il a donc été castré
le 19, avec les risques que ça comporte, mais rassurez-vous à
ce jour il va très bien dans son corps et un peu mieux dans sa
tête. Cette castration lui a peut-être sauvé une deuxième
fois la vie car les vétérinaires ont enlevé une vilaine
tumeur sur un testicule qui risquait, un jour ou l'autre de tourner mal.
Beaucoup moins violent, j'espère qu'il va devenir un cheval gérable
qui pourra aller au pré sans que ça pose trop de problème.
 |
Le jeudi 15 au matin, oh surprise, je trouve dans la
pile de courrier, au milieu de quelques factures, une lettre avec
le tampon du Président de la République et c'est bien
sûr la première que j'ouvre. Certes le contenu risque
d'en amuser quelques uns, d'en surprendre quelques autres, d'en énerver
certains et d'en réjouir ceux qui reste ! Tout ça pour
vous dire que cette lettre contient les félicitation de Nicolas
Sarkozy en personne pour ma nomination au grade de Chevalier de l'
Ordre National du Mérite ! Bien sûr cette prestigieuse
distinction me va droit au coeur dans la mesure où elle reflète
la reconnaissance de l'énorme travail accompli depuis plus
de 16 ans dans la protection animale. Je souhaite qu'elle puissent
être un tremplin pour accéder à une éventuelle
aide financière qui me permettrai de faire perdurer mon oeuvre
trop souvent mise en péril par de basses questions d'argent. |
Mais il ne faut pas se laisser aller dans une euphorie qui pourrait me
faire oublier l'essentiel ! La réalité est là et
dès la fin d'après-midi, nous avons rendez-vous avec Cécile
notre vétérinaire pour une lourde chirurgie sur Cindy; lors
de notre dernière mise à jour, nous vous avons parlé
de cette vieille poulinière qui présentait une déformation
conséquente de la joue gauche. Vous vous souvenez que son ex-propriétaire,
en nous l'apportant m'avait bien dit qu'elle n'avait jamais été
malade.Fichtre ! La pauvre jument n'arrivait presque plus à s'alimenter
et commençait à maigrir d'où la décision de
retirer ce qui ressemblait à une tumeur mais avec une consistance
extrêmement dure. Nous nous posions tous des questions sur la consistance
de cette grosseur et nous demandions vraiment sur quoi nous allions tomber.
Et bien, je vous le donne en mille, la pauvre Cindy vivait depuis des
années avec une concrétion calcaire qui prenait avec le
temps de plus en plus d'importance et qui était devenue aussi grosse
qu'un oeuf d'oie ! Nous restons tous ébahis devant un tel phénomène
à peine croyable et devant l'importance du trou béant, je
me demande comment nous allons faire pour en venir à bout. Cécile
a du faire quelques sutures internes, fermant le canal salivaire et d'autres
pour empêcher la nourriture de passer dans la plaie car un orifice
s'était formé directement dans la bouche et communiquait
avec ce qu'on appelait la tumeur. Des pathologies de tous ordres, j'en
ai vu, mais une concrétion calcaire de cette taille, j'avoue que
c'est une grande première ! Et pour ma véto aussi !
 |
Quinze jours après, incroyable mais vrai, Cindy
est en pleine forme ! Elle s'alimente très bien, a déjà
pris une bonne trentaine de kilos. Sa gentillesse ne cesse de nous
surprendre et les soins sont avec elle facile. J'ai tout à
fait repris espoir et je pense qu'elle est maintenant tout à
fait sauvée. Merci à Marilyne qui a pris trés
à coeur ces soins délicats et à Karine qui a
aussi été une bonne assistante. Il nous reste à
espérer que ce sera une victoire de plus et que Cindy va encore
pouvoir passer de longues années avec nous. |
Sans transition, nous passons à un nouvel accueil au refuge, je
dirai même un double accueil puisque Tilt et Rebel sont arrivés
ensembles le dimanche 18 mai pour une retraite bien méritée.
Là aussi, j'ai accepté leur venue sans trop râler
car ces double-poneys ont travaillé toute leur vie dans un centre
équestre et à 25 ans, ils méritent une bonne retraite.
J'en profite pour remercier au passage les quelques personnes du club
qui ont apporté une petite participation financière. Longue
vie et bonheur à nos deux compères !
 |
Mais ce n'est pas terminé ! Si Jumper est
arrivé le 20 mai au matin il faut vous dire que nous étions
à nouveau sur les chapeaux de roue l'après-midi. Sans
dételer le van nous repartions Marilyne et moi pour Junas,
petite localité sur la route de Montpellier où nous
attendait la belle Bubu. Là aussi c'est un cas de force majeure,
son propriétaire est très gravement malade et ne veut
en aucun cas vendre sa compagne avec laquelle il a passé
plus de quinze ans de vie commune et de complicité sans faille.
Bubu a 18 ans et, une vente à cet âge représente
des risques que ce monsieur a refusé de prendre. Déjà
très touché dans son corps par une grave maladie,
j'ai voulu lui éviter de l'être dans son coeur en se
séparant de Bubu dans la totale incertitude.
C'est une belle et gentille jument, elle est en bonne santé
et fait bon ménage avec trois juments arabes. Nous souhaitons
une meilleure santé à son papa. |
Pour une bonne mise à jour, s'en est une ! Vous avez pu remarqué
que le chômage ne nous concerne pas et que cet énorme travail
est effectué avec un effectif réduit le contrat d'un de
nos jeunes ayant expiré depuis déjà 5 mois. Depuis
nous en avons passé deux qui ont du se demander s'ils étaient
tombé chez des fous du boulot ! D'ailleurs ils n'ont pas fait long
feu et nous faisons un essai avec un petit nouveau dès le 15 juin.
Vous comprenez que ces nombreuses activités, sauvetages intempestifs,
soins intensifs, trajets longs et coûteux en voiture, génèrent
des frais considérable au quotidien en plus du roulement habituel
déjà trop onéreux pour notre budget. Alors n'hésitez
pas à vous connecter sur e-bay, quelque soit l'importance de votre
obole, elle sera toujours la bienvenue.
Vous savez aussi que plusieurs affaires sont en cours et ne croyez pas
que je les laissées tomber pour autant. Je reste en contact avec
le Calvados où j'ai l'impression que la D.D.S.V. traîne un
peu les pieds. Je ne lâche pas prise et garde le contact. Si rien
de nouveau ne se passe la semaine prochaine je me permettrai de saisir
à nouveau le Procureur. En attendant c'est le statu quo mais il
n'y a pas eu de nouveau décès dans le cheptel de la Ferme
des Louviers. Je reçois régulièrement des photos
des chevaux, qui, s'ils ne sont pas en bon état profitent de la
repousse des prairies bien détrempées à l'heure actuelle.
Je n'aurai de cesse que lorsque que le "barbare" sera enfin
puni, je l'espère, très sévèrement.
En concomitance je m'occupe à nouveau de la Corrèze où
notre tortionnaire déjà bien connu recommence ou plutôt
continu dans la voie qu'il s'est toujours tracée. Là aussi
il y a du boulot !
J'imagine que nous n'aurons pas de prochain contact avant un bon mois
et j'espère que la cadence va un peu baissé pour les semaines
à venir, me laissant un peu de temps pour envoyer les bulletins
que beaucoup d'entre vous attendent. Ne nous oubliez pas, à bientôt.
|
| le 21 avril 2008
Notre dernier clin d'oeil s'étant limité au flash concernant
les pauvres chevaux du Calvados, il nous faut remonter à la mise
à jour précédente à la date du 5 février
où nous vous relations les faits de janvier. Après la saisie
par arrêté municipal des 3 " Poneys voyou", nous
avons été sollicités par une dame d'un certain âge
possédant un cheval d'une vingtaine d'année qui était
en garde chez des gens peu scrupuleux. Elle m'a suppliée de prendre
en charge son vieux Sultan qui, depuis la mort de son mari était
à l'état d'abandon et lui causait un véritable tourment.
Je me suis donc rendu le 17 janvier à Chusclan pour prendre en
charge le fameux Sultan. Il était dans un enclos de dimension ridicule
avec un abri sordide, plus nettoyé depuis longtemps, avec une jument.
Cette dernière était en bon état malgré la
structure peu accueillante et ne paraissait pas souffrir de mal-nutrition.
Par contre le pauvre Sultan était minable. Son énorme ventre
probablement plein de vers laissait voir ses côtes, une tumeur sarcoïde
sanguinolente lui occasionnait une certaine gène et, en plus, le
cheval était franchement dominé par sa copine de galère
qui devait à première vue lui substituer une grande part
de sa nourriture.
 |
Voilà la structure où vivait
notre brave Sultan lorsque nous l'avons découvert. |
 |
Voilà, Sultan est en sécurité
au refuge. Le dentiste équin a du intervenir en urgence car
d'énormes sur-dents empêchaient notre protégé
de manger. Dans la foulée il a été vermifugé
et la bonne surprise reste à venir ! |
| Notre amie Véronique vient, chaque
week-end, faire deux matinées de bénévolat et
justement elle a craqué pour le gentil Sultan qui, en deux
deux, s'est retrouvé chez elle, pour tenir compagnie à
son cheval de 17 ans. |
|
En quelques semaines notre Sultan est transformé.
Il est devenu un très joli cheval câlin est fait l'unanimité
dans la famille. Son nouveau copin a mis quelques jours à l'accepter
mais à l'heure qu'il est, ils sont comme deux larrons en foire
! Merci Véro ! |
Comme vous le voyez, les arrivages de janvier sont plutôt nombreux
et ça n'est pas fini. Le 25 du même mois arrivaient Chippie
et Lucky, la mère et le fils. Après avoir été
avertie par la S.P.A. d'un problème concernant 2 poneys souvent
en divagation dont un boiteux, je me suis rendue sur les lieux en compagnie
de la déléguée enquêtrice de la S.P.A. En effet,
Chippie dont les pieds avaient besoin de voir le maréchal, boitait
considérablement. A priori, elle souffrait d'une fourbure avérée.
Quant à Lucky, petit entier chaud comme une braise, il avait surtout
besoin d'éducation et dans la foulée d'une bonne castration
! Les propriétaires dépassés par les évènements
étaient loin d'être des tortionnaires mais seulement des
personnes peu compétentes.
Nous avons donc emmené les deux loustics au refuge qui j'avoue
ne se sont pas avérés très faciles. Chippie est une
caractérielle dominante qui ne s'entend avec personne et Lucky
un petit poney plein de vie qui ne pense qu'a la bagatelle !
le 29, nous partions Marilyne et moi pour la belle Provence où
nous attendaient 2 vieux de la vieille, Phoebus et Roméo. Tous
deux passaient leur temps à s'échapper sur le green du golf
voisin et causaient les pires ennuis à leur propriétaire
plutôt désemparé ! Là aussi l'éducation
n'était pas de mise; les deux compères ne faisaient que
ce qu'ils voulaient et n'allaient que là où ils voulaient
sans se soucier de leur propriétaire un peu trop absent à
cause d'un travail prenant souvent à des kilomètres. Ne
manquant pas de nourriture Phoebus et Roméo n'étaient ni
maigres ni maltraités, mais ils compliquaient beaucoup la vie d'un
monsieur à qui les soucis ne manquaient pas et qui n'arrivait plus
à les assumer, les structures environnementales ayant beaucoup
changé et les terrains s'étant rétrécis comme
des peaux de chagrin.
|
Nous voilà chez Paula, oh la la,
les clôtures sont électriques, comment allons nous faire
pour nous échapper ? Et puis, il n'y a pas de green aux alentours,
ça parait plutôt sec, il faudra faire contre mauvaise
fortune bon coeur ! ! ! |
 |
Bon, on y est, on y reste ! Les autres
autour de nous n'ont pas l'air bien malheureux, finalement ça
risque de bien se passer. Dommage qu'il n'y ait pas de golf ! |
Mais ça n'est pas terminé, le lundi 4 février nous
accueillons Julie, Noria et Mirka, 3 de plus sinon rien ! Deux ponettes
hyper chippies et une gentille jument, Mirka. Noria et Julie avaient été
adoptées par une gentille famille dont l'escalade des soucis de
santé n'a eu de cesse. Plusieurs fois hospitalisée la propriétaire
n'était plus en état de s'occuper des 2 ponettes et de la
jument qu'elle avait sortie d'une situation difficile. Les photos viendront
plus tard, le temps m'a manqué pour les faire. A+
Pour ne pas perdre la main, dès le lendemain, arrivait Cindy.
Jument poulinière d'un âge avancé, elle ne servait
plus à grand chose dans l'élevage où elle avait déjà
procréé plus qu'il n'en fallait. En plus, défigurée
par une énorme grosseur sur la joue gauche, elle risquait de faire
un peu désordre et peut- être, de ce fait, finir un peu prématurément,
c'est la raison pour laquelle je n'ai pas hésité une minute
à l'accueillir au refuge pour une retraite bien méritée.
Avec notre véto nous pensons pouvoir intervenir chirurgicalement
pour débarrasser Cindy de cette vilaine tumeur qui risque de finir
par la gêner.
|
Lorsque j'ai demandé au propriétaire
de Cindy quel était le diagnostic du vétérinaire
en voyant cette énorme tumeur sur la joue, il m'a répondu
: " Aucun vétérinaire la vue, elle n'a jamais
été malade "
Sans commentaire ! ! ! |
Un peu de répit, nous sautons 24 heures et nous allons chercher
Illico et Dakota sur le département de l'Ardèche. Illico,
cheval vraiment pas facile, avait été adopté par
une famille suisse expatriée dans notre midi qui possédait
une vieille jument Dakota. Le temps a passé et nos propriétaires
, eux aussi, ont été handicapés par de sérieux
problèmes de santé sous forme de polyarthrite avérée
et se trouvaient dans la quasi impossibilité de s'occuper de leurs
2 chevaux. Comme il se doit, fidèle au contrat d'adoption, il était
normal que je récupère mon insupportable Illico et, dans
la foulée, j'ai bien sûr emmené la brave Dakota. Les
voilà tous deux rapatriés au refuge pour le meilleur et
pour le pire ! Le meilleur a été bien sûr pour Illico
qui a tapé dans l'oeil de notre ami Patrick et dans la foulée
la adopté. Il faut dire que Muriel, épouse de Patrick avait
jeté son dévolu, la semaine précédente sur
le trés joli Blow dont elle est tombé amoureuse en moins
de temps qu'il a fallut pour le dire. Le premier mars Illico et Blow prennaient
la route de Marseillan où ils coulent depuis des jours heureux.
Patrick et Muriel sont ravis de leurs derniers bébés et
n'ont de cesse de me le répéter !
Le gris c'est Blow, le baie brun c'est Illico ! Quant à Dakota,
c'est un peu moins drôle. Elle a vite maigri, dominée par
ses congénères de parc et nous avons du l'isoler dans une
structure où elle est avec Mirka, où elle profite d'avantage
de la bonne nourriture que nous lui proposons quotidiennement. Les photos
sont à venir celles que j'ai ne sont pas exploitables de par leur
mauvaise qualité.
Le 11 février, un automobiliste nous amenait un chien en très
mauvais état ramassé sur la route. Il était d'une
maigreur impressionnante, couvert de plaies, avec des ongles très
long qui lui rentrait dans les coussinets et le faisait sérieusement
boiter. Dieu merci, il avait un tatouage et il ne fut pas difficile de
retrouver ses propriétaires. Il s'agissait d'un chien à
adopter à la S.P.A. qui avait été mal entretenu et
surtout laissé sans soin malgré une leishmaniose avérée.
Je l'ai bien sûr apporté chez le vétérinaire
qui a prodigué les premiers soins.
les propriétaires ont été sommé de poursuivre
le traitement et de prendre soin de leur animal, la S.P.A devra assurer
la surveillance. Pauvre Rocky heureusement que tu es passé par
la case " refuge " sinon on ne donnait pas cher de ta peau !
J'ai surveillé personnellement les premières visites chez
le véto, la S.P.A. prendra le relais.
Vous pouvez remarquer sur le gros plan de la patte que les ongles ont
été coupés et laissent une blessure profonde dans
les coussinets. Les oreilles et les yeux sont abîmés, les
pattes et les ischions présentent eux aussi de vilaines plaies.
Bonne chance Rocky pour un avenir meilleur.
Dès le 22 du même mois je suis appelée par le maire
de St Marcel de Carreiret. Cinq chevaux sont à l'état d'abandon,
certains très maigres dans un minuscule pré sur sa commune.
Plutôt débordée je n'ai pu me rendre sur les lieux
que le 26 en compagnie de l'adjoint au maire et de Cécile, ma vétérinaire.
Nous découvrons les chevaux sans eau avec des tas de paille de
très mauvaise qualité jetés comme nourriture, un
des animaux d'une vingtaine d'années est carrément squelettique,
une jeune pouliche souffre d'une énorme tumeur sarcoïde située
vers le grasset et très handicapante pour se déplacer, 3
autres de type camargue, moins maigres, présentent des pieds anormalement
longs. Renseignement pris les chevaux appartiennent à un maquignon
qui, depuis déjà trop longtemps fait du commerce de chevaux
dans la plus grande illégalité. Monsieur Jean-Louis Blanc,
Directeur de la D.D.S.V. se déplace en personne et met en demeure
le contrevenant de faire identifier et pucer ses animaux ainsi que de
prodiguer les soins nécessaires et de les nourrir convenablement
sans oublier de les abreuver. Le mardi suivant j'apprends que le cheval
baie, le plus maigre d'entre eux est mort, probablement d'épuisement
alors que le maquignon voulait le charger dans le camion, quant à
la pouliche, elle a été opéré et il ne me
reste plus qu'a exercer une surveillance rapprochée. Le maquignon
a été sommé de se mettre en conformité avec
la loi pour exercer le commerce de bestiaux légalement, la aussi
il me faudra rester vigilante. Ces maquignons me sortent par les yeux,
il faut dire qu'en ce moment j'en ai ma dose.
C'est indéniable, depuis le début janvier un grand nombre
d'animaux sont arrivés au refuge et peu en sont repartit comme
vous le voyez le cheptel augmente à tous moments, avec les soucis
et les frais qui en sont inhérents, pour ne pas perdre les habitudes
nous gardons un peu de retard dans la mise à jour et vous informerons
des mois de mars et avril la prochaine fois car il est minuit, et il faudra
se lever demain matin qui sera un autre jour avec son lot de problèmes.
Ce soir je suis particulièrement fatiguée, notre Fidji n'est
pas bien depuis vendredi et j'ai du faire déjà deux aller-retour
à la clinique. Croisons les doigts.
Je tiens à vous dire deux mots sur l'affaire du Calvados que j'essaie
de mener au mieux. J'y travaille tous les jours, récoltant le plus
d'information possible à annexer à un dossier déjà
bien lourd. Aujourd'hui une nouvelle lettre au procureur est partie en
chronopost contenant quelques informations croustillantes dont la teneur
ne pourra laisser personne indifférent. La machine est en route,
le barbare va-t-il être arrêté dans ses monstruosités
? C'est mon voeux le plus cher, je ne manquerais pas de vous tenir au
courant. Merci à tous ceux et celles qui m'ont proposé leur
aide sur place, pardon à ceux auxquels je n'ai pas répondu,
je tacherais de le faire.
Il m'est impossible de clôturer cette mise à jour sans vous
informer de la pire des horreurs qu'a vécu le propriétaire
d'une jument lâchement assassinée ce lundi de pâques,
barbarie insoutenable indigne d'un être appelé humain. Vous
pourrez consulter le site s'y rapportant : http://www.equi-blog.com/quamille/rubrique8850.html
Âmes trop sensibles s'abstenir.
Impossible de retenir les larmes devant un tel spectacle, ce n'est pas
du voyeurisme mais il faut savoir ce dont les hommes sont capables. Du
meilleur , peut-être mais du pire très certainement ! Que
le propriétaire de cette pauvre jument sache que nous avons été
extrêmement touchés par ce drame insoutenable et que nos
pensées affectueuses l'accompagnent dans cette épreuve.
De tout coeur avec vous, nous vous souhaitons le plus grand des courages.
Que les tortionnaires soit punis à la hauteur de leurs actes.
|
| le 29 mars 2008
J'avoue que nous n'avons pas tenu nos engagements lorsque nous vous avons
promis, le 5 février que nous allions compléter la mise
à jour dans une petite quinzaine! Les jours passent, se suivent
et malheureusement se ressemblent. Aucun répit dans l'horreur,
des abandons en masse et des affaires de maltraitance à ne plus
en pouvoir.
Aujourd'hui nous n'avons pas le temps de vous donner les nouvelles prévues
et c'est seulement un "Flash" des plus sordides qui va occuper
notre intervention. En effet, j'ai été alertée le
24 mars des agissements inqualifiables d'un éleveur-maquignon qui
sévit dans le département du Calvados. Depuis des années
ce dernier achète, revend, fait naître des chevaux et en
particulier des Pur-Sang Anglais dont il ne s'occupe pratiquement pas
les laissant sans nourriture sans eau et sans soins. Les animaux survivent
dans des conditions de détention inacceptable, ils meurent comme
des mouches, d'une mort lente, les cadavres ne sont pas toujours enlevés,
de multiples ossements sont éparpillés sur les terres et
dans la cour de la ferme. Personne n'est sur place, le propriétaire
y vient quand il y pense. Certains chevaux sont incarcérés
dans des box d'une saleté répugnante sans eau ni nourriture.
|
Les poulinières sont pour la plupart
squelettiques et souvent suivies d'un poulain qu'elles ont du mal
à mener au bout. Elles sont immédiatement ressaillies
si elles arrivent à survivre. Elles sont sans surveillance
aux niveau des naissances et, c'est à la grâce de Dieu
! Un jour, un poulain avec une fracture est mort à petit feu
sans que quiconque ne lui porte secours, son cadavre a été
retrouvé plus de quinze jours après, difficile d'imaginer
la souffrance enduré. |
|
Cet éleveur est aussi un maquignon
notoire, il approvisionne abondamment les abatoirs à chaque
visites à la ferme on y trouve des nouveaux cadavres qui
ont tous simplement remplacé les anciens. depuis cinq ans,
plus de 50 chevaux sont morts dans des souffrances que l'on peut
difficilement imaginer. Mourir de faim, de soif et de mauvais traitement
prend un certain temps !
Exemple de ce cheval, dénommé Balafre sur la photo,
dit d'entraînement acheté tondu et entreposé
dehors dans la neige et le froid. Sous-alimenté, trop faible,
il n'est pas en mesure de ce défendre des autres chevaux.
Il a de la peine à ce déplacer, il boite, il est couvert
de plaies infectées qui ne sont jamais soignées. Il
finira dans l'abandon le plus total, d'une hémorragie interne.
Au moins il repose en paix. Un cheval qui ne rapporte pas est une
perte de temps et surtout d'argent, le monde des courses n'est pas
toujours reluisant ! |
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Certains équidés sont dans
des prairies nullement entretenues et qui finissent par être
sur-pâturées et peu nourrissantes; Les clôtures
en fils de fer barbelés sont détériorées
et devenues particulièrement dangereuses pour les jambes des
chevaux. Aucun apport de nourriture, ici on meurt debout ! ! ! |
|
Deux chiens vivent aussi dans cette ferme
dans les mêmes conditions. Ils sont enfermés toute la
journée dans des box puants en compagnie de morceaux de cadavres
à disposition pour toute nourriture. Ils sortent de temps en
temps et certaines personnes les ont vues manger les yeux des chevaux
morts. Excusez ces détails écoeurants, mais il y a des
choses que l'on ne peut passer sous silence ! |
Il m'en fallait assez pour immédiatement partir sur les chapeaux
de roue aux secours de la trentaine de survivants, dont quelques uns sont
encore en état,étant arrivés depuis peu et dont l'avenir
reste bien incertain. Après avoir réuni le plus d'éléments
possible, j'ai alerté la Direction Départementale des Services
Vétérinaires du Calvados par un mail détaillé
et imagé, une heure après j'étais en relation téléphonique
avec le vétérinaire chef de service, qui m'a semblé
très receptif, et qui dans la foulée est allé sur
les lieux pour une enquête plus approfondie.Le soir même six
chevaux été enlevés ainsi que les deux chiens. C'est
un premier pas !
Malheureusement, j'ai l'impression que le tortionnaire se méfiait,
car au contraire de son habitude il avait en 48 heures enlevé les
cadavres, carcasses et ossements de tous genres. Une grande partie des
chevaux avait disparue et, le samedi matin ayant pour prédilection
l'abbatage, nous fait frémir d'horreur. Toutes les personnes l'ayant
cotoyé ne cessent de répéter qu'il a de grandes relations
et qu'il est intouchable ! Pour ma part je promet de ne pas le lacher
et de faire en sorte que tous ses méfaits ne restent pas dans l'impunité.
Le week-end sera long mais je vous assure que, dès lundi, je repart
en guerre contre cet horrible individu même si je dois parcourrir
les 900 kilometres qui nous séparent !
En attendant, je remercie la D.D.S.V. du Calvados pour sa rapidité,
son efficacité et la confiance qu'elle m'a accordé, mais
le plus gros reste à faire. Je leur avais bien sûr proposé
de prendre les rescapés aux refuge s'ils ne trouvaient pas de solution
à proximité. Un refuge du département de l'Eure à
pu accueillir les 6 chevaux saisis et les 2 chiens, ce qui évite
un déplacement fatiguant pour des animaux en mauvais état
et pour moi un déplacement extrêmement coûteux.
Il faut savoir que le 28 mars j'ai immédiatement déposé
plainte auprès du Procureur de la République du T.G.I de
Caen. Dès lundi je saisirai aussi le Préfet du département
de façon à ne rien négliger.Par chance, je pourrai,d'ici
peu joindre plusieurs attestations à annexer au dossier, ce qui
est une très bonne chose.
Merci aussi à monsieur Jean-Louis Blanc notre directeur D.D.S.V.
du Gard qui a été un intermédiaire précieux.
Je ne manquerais pas de vous tenir au courant des évènements,
je reste plus que jamais très déterminée, vous commencez
à me connaître un peu, croisons les doigts ! A bientôt.
|
| Le 5 février 2008
Plus d'un mois est passé depuis notre dernier contact et je sais que
certains s'impatientent. C'est à peine croyable, depuis le début de l'année
nous avons rentré 24 chevaux et poneys confondus et je crois rêver ou
plutôt cauchemarder ! Nous approchons les 200 équidés, la fatigue nerveuse
et physique nous gagne mais malheureusement je n'ai pas la baguette magique
et c'est bien dommage!
La fin 2007 n'a pas été des plus roses avec une simili-agonie de Manon
que nous avons veillée, soignée et perfusée pendant toutes les fêtes de
fin d'année. Je vous rassure, elle est bien vivante malgré ses trente
et quelques balais, mais à quel prix ! Son arthrose ne s'arrange pas et
ses difficultés pour se mouvoir persistent et nous inquiètent. Elle passera
l'hiver dans son box sans faire trop d'effort et j'espère un grand mieux
pour le printemps prochain. Croisons les doigts !
L'année 2008 a démarré sur les chapeaux de roue avec d'abord, l'arrivée
des chevaux de Claire que nous sommes allés chercher en Haute Loire à
la période la plus critique avec pluie, neige et froid en prime. En effet,
le 3 janvier nous partions, mon ami Jacques et moi, direction la Chaise
Dieu, Retraite Prés Verts. Quand je dis prés verts je devrai dire plutôt
blancs car nous sommes arrivés dans plus de 15 cm de neige après un voyage
épouvantable durant lequel nous avons douté plus d'un instant de notre
bonne continuation. La route a été un véritable parcours du combatant
avec un camion non équipé pour la neige et nous n'étions pas certains
d'arriver à bon port. Mais finalement, tout s'est bien passé malgré nos
craintes, sauf qu'au retour nous avons du faire un détour de plus de cent
kilomètres pour ne pas mettre les chevaux en péril, les routes étant de
plus en plus impraticables, la neige ne cessant de tomber. Douze heures
de camion après, nous arrivions.
Explication : l'association Retraite Prés Verts fondée et gérée par Claire
a fait l'objet de diverses critiques via le blog installé sur son site,
sur lesquelles je ne m'étendrai pas, ayant d'autres chats à fouéter (
au figuré bien sûr, j'adore les chats!) et ne me permettant pas de juger
les personnes qui me parraîssent mener une action positive. Claire, qui
a une très petite santé, a été extrèmement amoindrie moralement et physiquement
par toutes ces histoires et elle m'a demandé de venir chercher ses douze
chevaux pour les mettre en sécurité dans notre refuge car elle n'avait
plus la force de s'en occuper. Aussitôt dit, aussitôt fait et déjà, dans
ce premier voyage nous emmenions Jacques et moi la moitié du cheptel.
Le mardi 8 janvier nous allions chercher les autres et nos retraités se
sont retrouvés au complet à l'association C.H.E.V.A.L. pour un hiver plus
clément. Il est vrai que les intempéries du premier voyage m'avaient fait
assurer que, pour tout l'or du monde je n'irais vivre dans ce département
sybérien !
Le deuxième voyage a été légèrement plus clément mais encore douze heures
de patience et de stress, avant d'arriver.
Je dois avouer que j'ai trouvé Claire dans un état de santé si inquiétant
que j'ai compris l'importance de son S.O.S.. Depuis elle est déjà venue
voir ses "petits choux" comme elle les appelle et elle a participé financièrement
à leur entretien dans la mesure du possible, connaissant nos difficultés
que je dirais croissantes. Un grand merci à Jacques qui,une fois de plus
a été formidable !
Voilà les doudous installés dans le midi de la France où le climat leur
paraît vraiment plus clément. L'herbe sera plus rare mais la température
plus douce et le soleil plus présent. Ils sont tous dans le même parc
de 3 hectares, selon la volonté de Claire. Seule ombre au tableau, qui
n'en est pas vraiment une, la petite Belle a été séparé de ses compagnons,
car très amaigrie elle jouit d'un traitement nutritionnel spécial vieux
chevaux après le passage du dentiste. Elle avait d'énormes sur-dents et
faisait des boulettes avec son foin. Ses molaires étant plutôt branlantes;
elle est au régime vétérans et tient compagnie à notre vieux Sultan de
40 et des ..... qui venait de perdre sa compagne ânesse Manon que nous
avons mise à l'abri après ses gros problèmes de santé.
J'ai de très belles photos prises en Haute-Loire d'un blanc immaculé mais
je n'ai pas réussi a les transférer de mon téléphone portable sur mon
PC. J'éspère pouvoir le faire dans la prochaîne mise à jour.
Voilà déjà pour douze, mais ça n'est pas terminé !
Quelques péripéties sans image pour les jours suivants. Le lundi 7 on
m'apportait une vieille chienne avec une énorme tumeur au ventre, dans
un très mauvais état d'entretien et, après une visite vétérinaire et quelques
soins, je me suis démenée toute la journée pour retrouver ses propriétaires
qui ne se sont même pas dérangés pour venir la chercher. A 21 heures je
partais ramener la fifille dans sa famille, tout est bien qui finit bien,
ou presque bien !
Le lendemain fut une journée noire. Mon voisin m'appelle en urgence pour
un de ses poulains blessé sans me donner trop de détails. Je parts immédiatement
voir le malheureux, me munissant d'une trousse de secours bien garnie,
mais en arrivant j'ai cru être victime d'une hallucination tant le spectacle
était horrible. Le pauvre poulain avait le flanc ouvert sur une quinzaine
de centimètres et j'ai tout de suite senti la ventilation s'échappant
de ce trou béant diagnosticant de ce fait une perforation du poumon. Il
s'était empalé sur une ferraille dangereuse qui n'avait pas sa place dans
l'enclos. J'ai donc immédiatement appellé mon cabinet vétérinaire priant
ma véto de venir au plus vite mais tout le monde était fort occupé et
les secours allaient mettre un certain temps. J'étais catastrophée, tremblante
mais il me fallait prendre mon courage à deux mains pour faire une piqûre
calmante à ce pauvre animal, et de surcroit, en intraveineuse. J'avoue
que je n'en ai pas été capable; le poulain de 18 mois sautait dans tous
les sens, se cognait la tête au plafond trop bas et se jetait parterre.
Il faut dire que malgré son âge il n'avait jamais été sociabilisé et que
d'éventuels soins semblaient bien compromis. Bien sûr, vous pouvez l'imaginer,
le pauvre poulain n'est plus de ce monde, mais j'éspère que mes paroles
envers son propriétaire n'auront pas été vaines. Je rappelle à qui veut
bien l'entendre, que l'élevage est un véritable métier qui nécessite,
non seulement des connaissances, des compétences, mais un travail à plein
temps et un minimum de sensibilité !
Le vendredi 11 a été une fois de plus une journée d'horreur ! Ayant été
avertie quelques jours avant par mail, avec photos à l'appui du martyre
d'un pauvre étalon, je prenais rendez-vous avec la Direction des Services
Vétérinaires des Bouches du Rhône, dans la plus grande urgence, je loue
d'ailleurs, leur rapidité à intervenir, puisque le lendemain nous nous
rendions sur place. J'avais déjà une idée de ce qui m'attendait mais j'avoue
avoir été extrêmement choquée par la triste réalité. Un pauvre étalon
ibérique grignotait son foin, au millieu d'une structure incroyable faite
de bric et de broc, d'une saleté repoussante dans une puanteur insupportable.
Le pauvre animal était d'une maigreur difficilement descriptible avec
une paralysie du fourreau présentant un oedème impressionnant doublé de
quelques tumeurs sarcoïdes, tout ça sur un tas de fumier ne datant pas
du jour et dans un environnement digne d'une véritable décharge. Malgré
tout la propriétaire haussait le ton pour ne pas dire vociférait, proférant
des grossièretés à notre encontre, prétendant soigner au mieux son cheval
"adoré" ! Je lui ai proposé d'emmener l'étalon au refuge, de le faire
opérer à mes frais, appuyée par la D.D.S.V. et le vétérinaire dépêché
pour l'enquête, mais rien n'y a fait, elle a refusé toute aide et les
instances vétérinaires n'avait plus qu'une solution, ordonner l'euthanasie
pour abréger des souffrances déjà trop longues. Ce fut fait le lundi suivant
et pour moi c'était une sorte de délivrance.
Les 2 photos suivantes ont été prises en catimini
le jour de l'enquête ! Le cinéma des pleurs et des grincements de dents
ne m'a jamais paru vraiment sincère, après une petite enquête personnelle,
j'ai appris que le pauvre cheval était squelettique depuis déjà longtemps
et qu'il avait, dans cet état fait de nombreuses saillies rapportant autour
de 800 euros. Comment peut-on dissocier l'amour de l'argent et celui du
cheval ? Bonne question ! Toutefois je considère que ce genre de personne
est indigne de se proclamer éleveuse, il faut préciser qu'un peu plus
loin, une pouliche d'environ 18 mois est incarcérée dans un box sordide
d'où elle ne sort pas. La crasse, la puanteur et le désordre indèscriptible
de l'endroit n'est pas compatible avec la détention d'animaux et je souhaite
que la D.D.S.V. intervienne plus sévèrement afin que cette personne trouve
un autre moyen de gagner sa vie !
Et pour ne pas perdre la main le mardi 15 j'étais sollicitée par la mairie
du Cailar pour récupérer trois "poneys voyous" qui mettaient le désordre
dans la commune depuis plusieurs années, provoquant par leurs fuites et
divagations répétées, des dégats considérables. Ils ont donc été saisis
par arrêté municipal et d'une façon définitive. Jamais touchés, les trois
énergumènes nous ont donné, quelque peu, du fil à retordre mais, consolation,
ils sont tout trois gras comme des taupes. Il faut préciser qu'ils mangeaient
à volonté dans les prés et les meilleurs potagers jusqu'à s'en faire péter
la panse ! Nous les avons nommés Voyou, Brigand et Bandit, ça leur va
comme trois gants ! Ils sont incarcérés dans un parc avec barrières en
bois plus électricité maxi. Pour l'instant, ils se tiennent tranquilles.
Nous venons, Dany et moi de passer plus de trois heures en votre compagnie
et nous sommes bien contents mais la mise à jour est loin d'être
terminée. Demain matin une rude journée nous attend et nous préférons
vous donner rendez-vous un peu plus tard pour la suite des événements
qui prendra elle aussi, un certain temps.
Malgré toutes ces occupations stressantes j'ai réussie à finir le bulletin
écrit sur papier, relatant 2006 et 2007. Il est en voie d'être imprimé
et, vous qui êtes adhérants ou parrain, allez le recevoir dans les deux
mois qui suivent, car c'est aussi un travail prenant et long.
Ne soyez surtout pas choqués par la robe boueuse de certains de nos p'tits
loups, nous avons essuyé 10 jours de pluie dans un premier temps, puis
une semaine de beau temps qui a commencé à sécher les parcs, mais rebelote,
avant-hier nous avons eu des trombes d'eau nous plongeant dans une boue
profonde. J'avoue être un peu découragée et lasse.
Merci encore pour votre fidélité, nous reprendrons contact d'ici une
petite quinzaine. Avec retard, trés bonne année à tous et que vos voeux
les meilleurs se réalisent. |
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